Navigateur linguistique

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À propos du Navigateur linguistique

Le Navigateur linguistique cherche simultanément dans tous les outils d’aide à la rédaction, jeux et billets de blogue du Portail linguistique du Canada. Il vous donne accès à tout ce dont vous avez besoin pour bien écrire en français et en anglais : articles sur des difficultés de langue, recommandations linguistiques, tableaux de conjugaison, suggestions de traductions et bien plus.

Pour trouver la traduction d’un terme ou la réponse à vos questions d’ordre terminologique dans un domaine spécialisé, consultez TERMIUM Plus®.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Résultats 1 à 10 de 190 (page 1 de 19)

Inclusionnaire : recueil de solutions inclusives

Outil pratique français fournissant des pistes de solutions inclusives pour remplacer des mots genrés.
L’Inclusionnaire présente des mots genrés désignant ou qualifiant des personnes et offre des pistes de solutions inclusives pour les remplacer. Il a été conçu pour servir de source d’inspiration à quiconque souhaite rédiger, réviser ou traduire de façon inclusive en français conformément aux procédés énoncés dans les Lignes directrices sur l’écriture inclusive. Certaines solutions pourraient ne pas faire l'unanimité ou ne pas s’appliquer à certains contextes de rédaction. Il est donc essentiel de faire preuve de jugement dans l’application des solutions proposées. Bien entendu, l’utilisation de mots genrés n’est pas en soi fautive. Il n’est pas toujours nécessaire d’éviter ou de remplacer ces mots, et beaucoup des solutions proposées sont surtout utiles lorsqu’on parle de personnes non binaires ou dont on ne connaît pas le genre. Pour en apprendre davantage sur cet outil, consultez la page À propos de l’Inclusionnaire. Vous pouvez nous aider à améliorer l’Inclusionnaire en remplissant le formulaire de suggestions. Guide d'utilisation Les recherches peuvent être effectuées de trois façons : 1. Rechercher dans l’index de l’Inclusionnaire Sélectionnez une lettre pour parcourir l'outil par ordre alphabétique absolu. Cliquez ensuite sur une entrée pour en consulter le contenu. 2. Rechercher par mots clés dans l’Inclusionnaire Tapez le mot que vous cherchez et, à mesure que vous tapez, un filtre de recherche en temps réel ouvre les entrées et met en surbrillance les caractères saisis dans le champ. Pour de meilleurs résultats, tapez le mot que vous recherchez en entier.À noter que, s'il y a des caractères dans le champ de recherche, l'index disparaît. Pour accéder à l'index, il suffit de vider le champ de recherche. 3. Bouton « Afficher tout » Si vous cliquez sur ce bouton, toutes les entrées s'ouvrent. Vous pouvez alors parcourir les entrées, ou bien appuyer simultanément sur les touches « Ctrl » et « F » de votre clavier pour effectuer une recherche par terme dans la fenêtre « Rechercher » de votre navigateur. Malheureusement, ce truc de recherche ne fonctionne pas avec tous les types d'appareils. Haut de la page Formulaire de suggestions Guide d'utilisation Menu contextuel document.getElementById('inclusionnaire-floating-right-menu').style.display='block';
Source : Clés de la rédaction (difficultés et règles de la langue française)
Nombre de consultations : 285 146

Écriture inclusive – Lignes directrices et ressources

Page principale de la section « Écriture inclusive » présentant les lignes directrices ainsi que diverses ressources sur l’écriture inclusive.
Consultez des articles approfondis sur des principes et des procédés permettant d’écrire de façon inclusive en français et accédez à d’autres ressources portant sur ce sujet. Sur cette page Lignes directrices sur l’écriture inclusive Principes et procédés de l’écriture inclusive Représentation de la non-binarité dans les communications écrites Ressources sur le vocabulaire respectueux et inclusif Aide-mémoire sur l'écriture inclusive Renseignements complémentaires Lignes directrices sur l’écriture inclusive Les Lignes directrices sur l’écriture inclusive sont conçues pour aider la fonction publique fédérale et toute autre institution intéressée à adopter une écriture évitant toute forme de discrimination, qu’elle soit fondée sur le sexe, le genre, l’orientation sexuelle, la race, l’origine ethnique, les handicaps ou tout autre facteur identitaire. Les questions liées à la représentation des genres à l’écrit y occupent une place prépondérante, étant donné la nature genrée de la langue française. Pour de plus amples renseignements sur la création de ce contenu, consultez la page Historique des Lignes directrices sur l’écriture inclusive. Certaines des possibilités présentées pourraient ne pas faire l'unanimité. Les Lignes directrices vous offrent des pistes de solutions aux questions que soulève la rédaction d’un texte inclusif, et non des réponses à appliquer automatiquement dans toutes les circonstances. Vous trouverez la définition de certains des termes utilisés dans les Lignes directrices à la page Écriture inclusive : glossaire. Vous pouvez aussi consulter les lignes directrices sur l’écriture inclusive en anglais (en anglais seulement) pour découvrir les principes et procédés propres à cette langue. Principes et procédés de l’écriture inclusive L’approche d’écriture inclusive proposée comprend six grands principes pour vous guider dans la rédaction de textes inclusifs en français et un éventail de procédés concrets parmi lesquels choisir selon les contextes. Afficher tout Masquer tout Contexte et principes L’article Écriture inclusive : contexte et principes présente une définition de l’écriture inclusive ainsi que les six grands principes qui devraient guider l’application des différents procédés d’écriture inclusive. Il comprend les sections suivantes : Contexte Définition de l’écriture inclusive Principes de l’écriture inclusive Principe 1 : Combiner les ressources de la langue Principe 2 : Donner une place égale au féminin et au masculin Principe 3 : Respecter les préférences des personnes concernées Principe 4 : Faire des choix représentatifs de la diversité Principe 5 : Veiller à la clarté de l’information Principe 6 : Faire preuve de cohérence Formulations neutres L’article Écriture inclusive : formulations neutres présente de l’information générale sur les formulations neutres, qui se divisent en trois catégories : les noms collectifs, les mots épicènes et les reformulations. Noms collectifs L’article Écriture inclusive : noms collectifs aborde l’emploi des noms qui désignent un ensemble de personnes. Il comprend les sections suivantes : Généralités sur les noms collectifs Exemples d’emploi de noms collectifs polyvalents Emploi de pronoms de reprise après un nom collectif Mots épicènes L’article Écriture inclusive : mots épicènes traite des mots qui s’emploient tant au féminin qu’au masculin sans changer de forme. Il comprend les sections suivantes : Généralités sur les mots épicènes Noms épicènes Emploi de noms épicènes au pluriel Emploi de noms épicènes au singulier Emploi de pronoms de reprise avec des noms épicènes Exemples d’emploi de noms épicènes dans des phrases neutres Adjectifs épicènes Exemples d’emploi d’adjectifs épicènes dans des phrases neutres Pronoms épicènes Exemples d’emploi de pronoms épicènes dans des phrases neutres Reformulations L’article Écriture inclusive : reformulations présente différentes façons de modifier une phrase pour éviter les tournures genrées. Il comprend les sections suivantes : Généralités sur les reformulations Procédés de reformulation Utiliser des périphrases Supprimer des éléments non essentiels Utiliser la voix active plutôt que la voix passive Utiliser la voix passive plutôt que la voix active Avoir recours à un nom inanimé Mettre à profit les tournures impersonnelles Utiliser un verbe plutôt qu’un nom Choisir des temps et modes verbaux ne portant pas la marque du genre Changer le sujet Rendre le participe passé invariable Avoir recours à la métonymie Doublets L’article Écriture inclusive : doublets présente l’emploi du doublet, qui consiste à écrire l'une à côté de l’autre la forme masculine et la forme féminine d’un nom, d’un pronom ou d’un adjectif. Il comprend les sections suivantes : Généralités sur les doublets Ordre des éléments dans les doublets Omission de mots dans les doublets (ellipse) Ellipse du complément Ellipse du déterminant Ellipse d’un nom épicène ou d’un homophone (doublet de déterminants) Emploi des doublets avec des nombres Emploi de pronoms de reprise après des doublets Doublets abrégés L’article Écriture inclusive : doublets abrégés aborde l’emploi de doublets qui combinent la forme masculine et la forme féminine d’un nom, d’un pronom ou d’un adjectif au moyen d’un signe typographique. Il comprend les sections suivantes : Généralités sur les doublets abrégés Emploi du point médian dans les doublets abrégés Positionnement du point médian Marque du pluriel avec le point médian Emploi de la barre oblique avec les mots courts Accords L’article Écriture inclusive : accords aborde différentes questions relatives aux accords en genre dans un contexte d’écriture inclusive. Il comprend les sections suivantes : Généralités sur les accords Accord de proximité Accord au choix Accord des doublets abrégés au pluriel Accord relatif aux personnes non binaires Alternance L’article Écriture inclusive : alternance aborde différents contextes dans lesquels l’alternance, c’est-à-dire l’emploi du féminin et du masculin tour à tour, peut être utile en écriture inclusive. Il comprend les sections suivantes : Généralités sur l’alternance Alternance dans les énumérations Alternance dans les mises en situation Alternance dans les subdivisions d’un texte ou dans un ensemble de textes Notes explicatives L’article Écriture inclusive : notes explicatives donne des conseils sur l’utilisation des notes explicatives et fournit des exemples de notes convenant à différents contextes. Il comprend les sections suivantes : Généralités sur les notes explicatives Note sur la volonté d’inclusion Note signalant des citations ou des appellations non inclusives Note sur l’emploi de procédés exploratoires Personnalisation L’article Écriture inclusive : personnalisation porte sur la personnalisation dans un contexte d’écriture inclusive, c’est-à-dire sur l’adaptation d’un texte en fonction des caractéristiques du public visé ou d’autres facteurs. Il comprend les sections suivantes : Généralités sur la personnalisation Adaptation aux destinataires Adaptation d’appellations Éléments de la lettre ou du courriel L’article Écriture inclusive : éléments de la lettre ou du courriel présente différents moyens d’éviter les marques du genre dans la correspondance. Il comprend les sections suivantes : Contextes d’application Vedette Formule d’appel Formule de salutation Représentation de la non-binarité dans les communications écrites Les personnes de la diversité sexuelle et de genre ont mis et continuent de mettre de l’avant différents procédés de rédaction en français permettant de produire des textes qui correspondent à leur réalité. Les articles suivants présentent certains de ces procédés, comme les néologismes (mots nouveaux) de genre neutre, et traitent de la traduction du pronom anglais they employé au singulier. Afficher tout Masquer tout Communications relatives aux personnes non binaires L’article Écriture inclusive : communications relatives aux personnes non binaires présente des procédés d’écriture qu’on peut employer dans certains contextes pour tenir compte de la réalité des personnes non binaires. Il comprend les sections suivantes : Considérations générales sur l’écriture non binaire À propos du terme « non binaire » Recommandations générales Pour commencer, écouter Respecter et inclure en toute clarté Pronoms Accord avec les néopronoms Titres de civilité Appellations neutres Emploi de néologismes neutres quand une personne en fait la demande Accord avec les néologismes neutres Point médian Accord avec les mots formés au moyen d’un point médian Traduction du pronom they employé au singulier L’article Écriture inclusive : traduction du pronom they employé au singulier décrit différentes utilisations du pronom anglais they employé au singulier et offre des solutions pour le traduire en français. Il comprend les sections suivantes : Généralités sur le pronom they employé au singulier They pour désigner une personne non binaire Utiliser une reformulation Répéter le nom de la personne Employer le pronom « iel » si nécessaire They pour désigner une personne dont on ne connaît pas le genre Ressources sur le vocabulaire respectueux et inclusif Le choix de mots respectueux est un élément important de la volonté d’inclusion. Les ressources ci-dessous vous aideront à employer les mots justes dans vos textes. Afficher tout Masquer tout Inclusionnaire : recueil de solutions inclusives L’Inclusionnaire présente de nombreux exemples de solutions inclusives pour remplacer des noms, des adjectifs et des participes passés genrés. Le Groupe de travail interministériel sur l’écriture inclusive a créé cet outil afin d’offrir le plus grand nombre possible de solutions concrètes pour accompagner les Lignes directrices sur l’écriture inclusive. Inclusionnaire : recueil de solutions inclusives Guide de la terminologie liée à l’équité, la diversité et l’inclusion Ce guide bilingue vise à favoriser la compréhension des concepts liés à l’équité, à la diversité, à l’accessibilité et à l’inclusion, et comprend des définitions et des notes d’usage sur certains termes clés de ces domaines. Il a été élaboré par le Comité interministériel de terminologie sur l’équité, la diversité et l’inclusion en réponse à l'Appel à l'action en faveur de la lutte contre le racisme, de l'équité et de l'inclusion dans la fonction publique fédérale. Guide de la terminologie liée à l’équité, la diversité et l’inclusion Lexiques Ces lexiques élaborés par les terminologues du Bureau de la traduction recensent les équivalents en français et en anglais de termes clés se rapportant à l’accessibilité et à la diversité sexuelle et de genre. Lexique sur l’accessibilité Lexique sur la diversité sexuelle et de genre Féminisation Ces articles comprennent des recommandations en matière de féminisation en français de même que des listes présentant la forme féminine de nombreux titres de fonction. Féminisation des titres de fonction Titres de fonction au féminin (liste alphabétique) Aide-mémoire sur l'écriture inclusive Cet aide-mémoire sur l’écriture inclusive résume les grands principes et procédés qui permettent de rédiger de façon inclusive et présente différentes ressources sur le sujet. Il est aussi possible de télécharger une version PDF imprimable de l’aide-mémoire. Renseignements complémentaires Écriture inclusive : glossaire Historique des Lignes directrices sur l’écriture inclusive Écriture inclusive – Lignes directrices et ressources en anglais (en anglais seulement) Section « Écriture inclusive » de la Collection de ressources linguistiques canadiennes
Source : Clés de la rédaction (difficultés et règles de la langue française)
Nombre de consultations : 225 146

Formules d’appel et de salutation : plus simples que vous le croyez

Billet de blogue en français expliquant l’emploi des formules de politesse au début et à la fin d’une lettre.Avez-vous déjà eu à utiliser des formules du genre « Je vous prie d’agréer mes salutations distinguées »? Dès qu’il s’agit de rédiger une communication un peu officielle, par exemple pour faire une demande d’emploi, ces expressions, appelées « formules de politesse », sont utiles. À première vue, elles peuvent paraître compliquées, mais en fait, elles sont bien simples à utiliser. Tout d’abord, on peut se demander d’où sortent ces expressions et pourquoi on devrait les utiliser. À dire vrai, les origines des formules de politesse sont un peu floues, mais ces formules sont sans doute employées sous une forme ou une autre depuis aussi longtemps que la société et le langage existent. Elles sont des marques de respect. Cela dit, au fil du temps, elles se sont codifiées pour, à l’écrit, devenir essentiellement des expressions figées. Voici quelques conseils pour bien les utiliser. Deux sortes de formules de politesse Il existe deux principales sortes de formules de politesse : Les formules introductives, dites « formules d’appel » Les formules finales, dites « formules de salutation » Formules d’appel Les formules d’appel servent à ouvrir la communication et à établir le ton de celle-ci. En français, contrairement à l’anglais qui est plus familier, les formules d’appel les plus courantes sont simplement « Madame » et « Monsieur ». Elles sont toujours suivies d’une virgule. Pour en savoir plus sur les formules d’appel : Article du Portail linguistique du Canada : Formules d'appel générales Article de la Banque de dépannage linguistique : Début du message et formule d'appel Formules de salutation Les formules de salutation, vont en fin de lettre. Elles servent bien sûr à clore la communication, mais vous pouvez aussi les utiliser, par exemple, pour indiquer si vous attendez une réponse. Les formules de salutation reprennent généralement la formule d’appel telle quelle, entre virgules, et se terminent par un point. Voici deux exemples : — Veuillez recevoir, Madame, mes plus cordiales salutations. — Veuillez agréer, Monsieur, mes salutations distinguées. Ces deux formulations plutôt neutres conviennent bien à la plupart des communications administratives. Mais attention : on exprime des sentiments, et non des salutations : Je vous prie d'agréer, Madame, l'expression de mes sentiments distingués. (et non : l'expression de mes salutations distinguées) Si vous souhaitez obtenir une réponse du destinataire, vous pouvez aussi ajouter au début de la phrase une formule comme « Dans l'attente d’une réponse » suivie d'une virgule. Les formules plus courtes comme « Cordialement » sont généralement réservées à la correspondance plus brève ou moins officielle. Pour en savoir plus sur les formules de salutation : Article du Portail linguistique du Canada : Section Salutation de l’article « lettre (rédaction d'une lettre) » Articles de la Banque de dépannage linguistique : Salutation et formules usuelles de salutation Le Multidictionnaire de la langue française, de Marie-Éva de Villers, propose également des tableaux très complets sur les règles de correspondance. Pour terminer Il n’est bien sûr pas nécessaire d’utiliser des formules aussi complexes pour les courriels informels que pour la correspondance officielle. Avec ces quelques conseils, vous devriez maintenant pouvoir utiliser les formules qui conviennent dans vos communications. Bonne correspondance! Et vous, quelles sont les formules que vous employez le plus souvent? Y en a-t-il que vous trouvez particulièrement utiles? Donnez-nous votre avis dans les commentaires.
Source : Blogue Nos langues (billets de collaborateurs)
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Écriture inclusive : glossaire

Liste de termes spécialisés ou utilisés dans un sens précis dans les articles sur l’écriture inclusive en français, accompagnés d’une définition.
Les Lignes directrices sur l’écriture inclusive contiennent certains termes spécialisés ou utilisés dans un sens bien précis. Les définitions ci-dessous peuvent être utiles pour bien comprendre certains des principes et procédés présentés. alternance Emploi du féminin et du masculin tour à tour afin de leur donner une importance égale. Voir l’article Écriture inclusive : alternance. doublet Ensemble formé par la forme masculine et la forme féminine d’un nom, d’un pronom ou d’un adjectif l’une à côté de l’autre. Voir l’article Écriture inclusive : doublets. doublet abrégé Combinaison de la forme féminine et de la forme masculine d’un nom, d’un pronom ou d’un adjectif dans laquelle les terminaisons genrées sont séparées au moyen d’un signe typographique, comme le point, les parenthèses, la majuscule, la barre oblique, le trait d’union ou le point médian. Voir l’article Écriture inclusive : doublets abrégés. écriture inclusive Ensemble de principes et de procédés favorisant l’inclusion et le respect de la diversité dans les textes et permettant d’éviter toute forme de discrimination, qu’elle soit fondée sur le sexe, le genre, l’orientation sexuelle, la race, l’origine ethnique, les handicaps ou tout autre facteur identitaire. Voir l’article Écriture inclusive : contexte et principes. épicène Se dit d’un mot qui s’emploie tant au féminin qu’au masculin, sans changer de forme, ou qui n’a qu’un seul genre grammatical, mais peut désigner des personnes de tous les genres. Voir l’article Écriture inclusive : mots épicènes. exploratoire Dans le contexte de l’écriture inclusive, se dit de pratiques ou de procédés nouveaux ou avant-gardistes, qui ne sont pas d’usage courant. générique Dans le contexte de l’écriture inclusive, se dit d’un genre grammatical qui englobe l’ensemble des genres. genre Caractéristiques comportementales, culturelles et psychologiques associées aux diverses identités de genre, notamment femme ou homme, dans une société donnée. Source : Guide de la terminologie liée à l’équité, la diversité et l’inclusion genré Se dit d’un mot ou d’une formulation qui précise le genre des personnes désignées. identité de genre Sensation intérieure et profonde d’être homme ou femme, les deux, ni l’un ni l’autre, ou encore de se situer quelque part le long du spectre du genre. Source : Guide de la terminologie liée à l’équité, la diversité et l’inclusion iel Pronom personnel neutre de la troisième personne auquel s’identifient certaines personnes non binaires. Variante : ielle mix Titre de civilité neutre employé par certaines personnes non binaires. Abréviation : Mx néologisme Terme nouveau dont l’usage n’est pas généralisé ou terme employé dans un sens nouveau.  Source : fiche « néologisme », TERMIUM Plus® néopronom Nouveau pronom employé pour désigner une personne qui ne s’identifie pas aux pronoms masculins et féminins courants. neutre Dans le contexte de l’écriture inclusive, se dit d’un mot ou d’une formulation qui n’indique pas le genre des personnes dont il est question ou auxquelles on s’adresse. nom collectif Nom, généralement singulier, qui sert à désigner un ensemble de personnes et dont le genre n’est pas lié à celui des personnes concernées. Voir l’article Écriture inclusive : noms collectifs. Synonyme : collectif personne non binaire Personne dont l’identité de genre se situe en dehors du modèle de genre binaire homme ou femme. Source : fiche « personne non binaire », TERMIUM Plus® point médian Point placé au-dessus de la ligne (·), employé pour former un doublet abrégé dans le contexte de l’écriture inclusive. Synonyme : point milieu préjugé Opinion préconçue pouvant entraîner un parti pris, une aversion irraisonnée, de l’hostilité ou de la discrimination envers une catégorie de personnes. Source : fiche « préjugé », TERMIUM Plus® stéréotype Idée, opinion ou attitude toute faite, acceptée sans examen critique, et qui présente une image simplifiée d’un groupe de personnes. Renseignements complémentaires Écriture inclusive – Lignes directrices et ressources Écriture inclusive : alternance Écriture inclusive : doublets Écriture inclusive : doublets abrégés Écriture inclusive : contexte et principes Écriture inclusive : mots épicènes Écriture inclusive : noms collectifs Guide de la terminologie liée à l’équité, la diversité et l’inclusion Lexique sur la diversité sexuelle et de genre
Source : Clés de la rédaction (difficultés et règles de la langue française)
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Respecter la non-binarité de genre en français

Billet de blogue en français décrivant des façons d’adapter son écriture pour tenir compte des personnes non binaires.Si les mouvements féministes des années 1970 et 1980 ont poussé les institutions à se doter de principes de rédaction non sexistes et à promouvoir la féminisation inclusive, l’évolution de nos sociétés nous amène à reconsidérer notre rapport à la langue genrée. Nous cherchons maintenant à adopter des pratiques de rédaction et de traduction qui répondent aux besoins des personnes non binaires et leur assurent la reconnaissance qui leur est due. Qu’entend-on par « personnes non binaires »? Dans l’article intitulé « Les personnes non binaires en français : une perspective concernée et militante » (PDF), Florence Ashley, juriste et bioéthicienne non binaire, explique que les personnes non binaires, « qui ne s’identifient ni au genre masculin ni au genre féminin, peuvent n’être d’aucun genre (agenre), être de deux genres (bigenre), d’identification de genre partielle (demigenre), ou de genre qui varie dans le temps (fluide dans le genre), pour ne nommer que quelques identités non binaires spécifiques ». Or, le français moderne ne reconnaissant que deux genres exclusifs – le masculin et le féminin –, on devine que des difficultés se posent. Tout d’abord, mentionnons que les personnes non binaires francophones sont les mieux placées pour se prononcer sur les stratégies à employer. Dans ce dossier, c’est l’usage des communautés concernées qui fait foi. Saluons les efforts de l’Office québécois de la langue française (article Désigner les personnes non binaires) et du Bureau de la traduction (Lexique sur la diversité sexuelle et de genre), pour ne nommer que ceux-là, qui ont consulté ces communautés et ont recensé quelques pratiques militantes et issues de ces communautés. Quiconque se penche sur les pratiques de « dégenrage » de la langue constatera un manque de consensus. Faut-il s’en étonner? Pendant longtemps, les communautés de la diversité sexuelle et de la pluralité des genres ont été réduites au silence, ce qui explique peut-être qu’elles en sont encore à l’étape de trouver des façons de parler de leurs expériences. Quelques stratégies de neutralisation Voici quelques stratégies auxquelles les rédactaires Note de bas de page * francophones ont recours pour tenir compte des personnes non binaires. Termes épicènes : Ne présentent pas d’alternance masculin/féminin et désignent tout aussi bien les femmes, les hommes et les personnes non binaires. Exemples : le lectorat, le personnel, la population, les scientifiques, les élèves. Formules inclusives : Évitent l’emploi du masculin générique et emploient plutôt la féminisation inclusive, ce qui se traduit entre autres par des doublets. Reflètent tout de même une binarité masculin-féminin. Exemples : les Canadiens et les Canadiennes, les professionel·le·s. Néologismes : Pronoms neutres (par exemple : iel, ille, al et ol pour la 3e personne du singulier). Articles neutres (par exemple : an pour un/une). Modification des terminaisons (par exemple : autaire pour auteur/autrice). Mots-valises (par exemple : frœur, pour frère/sœur). Modification des accords (par exemple : heureuxe pour heureux/heureuse). Notons que, dans le contexte qui nous intéresse, le genre linguistique, qui est attribué aux objets inanimés et qui relève davantage de la convention, n’est pas pertinent et n’est pas remis en question. Comme le souligne Florence Ashley, les formules inclusives ne sont pas toujours respectueuses des personnes non binaires : bien souvent, elles visibilisent les femmes, mais elles ne reconnaissent pas l’existence des personnes non binaires. C’est le cas de l’exemple « les Canadiens et les Canadiennes ». À cet égard, les graphies tronquées (créées notamment à l’aide du point médian) sont généralement perçues comme étant plus inclusives des personnes non binaires. Monsieur, madame ou…? La plupart des ouvrages de référence recommandent d’abandonner les titres de civilité lorsque l’on s’adresse à une personne non binaire dans un contexte formel. À mon avis, cet exemple illustre une certaine maladresse, voire un malaise. De toute évidence, nous avons de la difficulté à adapter nos pratiques à la réalité des personnes non binaires. Si la première concession que nous acceptons de faire est de renoncer à nous adresser à elles en employant un titre de civilité, cela m’apparaît plutôt révélateur. Or, quelques solutions ont été proposées : on pourrait écrire « Mx », « mix », « mixe » ou « mondame », par exemple. La stratégie du « x », qui consiste à remplacer une terminaison genrée, est employée non seulement par les anglophones, mais aussi par les hispanophones, qui pourront se dire latinx plutôt que latino/latina. En ayant recours au français neutre sur le plan du genre, on témoigne d’une volonté de s’adresser à l’ensemble de la société dans toute sa diversité; on fait une place, à même la langue, aux personnes qui ne se reconnaissent pas dans la binarité masculin-féminin. À l’heure où les spécialistes de la langue cherchent à défendre la valeur de leur travail, des questions comme celles du genre neutre en français nous donnent l’occasion de faire valoir nos compétences. Rédiger de façon à inclure les personnes non binaires représente un défi linguistique contemporain; en se proposant de le relever, on fait appel à sa créativité. C’est un exercice qui demande de l’empathie et du respect : il faut faire des recherches et se tourner vers les autaires issus des communautés concernées. Plusieurs autaires et linguistes non binaires œuvrent à faire avancer les discussions en vue d’en arriver à un consensus. Je vous invite à suivre la progression de ces échanges. Quelques suggestions pour poursuivre votre lecture : Alpheratz. Grammaire du français inclusif, Éditions Vent solars, 2018, 434 p. Voir aussi la page Genre neutre de son site web. ASHLEY, Florence. « Les personnes non binaires en français : une perspective concernée et militante » (PDF), H-France Salon, vol. 11, no 14, 2019. Conseil québécois LGBT, Politiques transversales : revendications pour un Québec trans-inclusif, 2017. Notes Note de bas de page * La terminaison en -aire sert à marquer la neutralité. Retour à la référence de la note de bas de page *
Source : Blogue Nos langues (billets de collaborateurs)
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Comment écrire des lettres et des courriels inclusifs

Billet de blogue en français traitant de la recommandation du Bureau de la traduction sur l’écriture inclusive dans la correspondance.Le Bureau de la traduction a publié récemment une recommandation linguistique sur l’écriture inclusive dans la correspondance. Nous y proposons d’utiliser des techniques simples pour écrire des courriels et des lettres d’une façon qui inclut les personnes de toutes les identités de genre. L’identité de genre expliquée Le Lexique sur la diversité sexuelle et de genre du Bureau de la traduction dit que l’identité de genre est la « sensation intérieure et profonde d’être homme ou femme, homme et femme, ni homme ni femme ». Quand une personne ne s’identifie pas soit au genre masculin, soit au genre féminin, on dit qu’elle a une identité de genre non binaire. La réponse à une question d’aujourd’hui Notre recommandation sur l’écriture inclusive dans la correspondance répond à une question tout à fait actuelle. Mettons les choses en contexte. En 2017, le gouvernement du Canada a annoncé que les citoyens pourraient dorénavant indiquer un genre autre que « masculin » ou « féminin » dans leur demande de passeport. Certains gouvernements provinciaux offrent aussi l’option « X » pour d’autres pièces d’identité. Par conséquent, des ministères et des organismes nous ont demandé de les conseiller sur la façon d’écrire de la correspondance qui s’adresse aux personnes de toutes les identités de genre. C’est à ce besoin précis que répond notre recommandation. Ce qu’est l’écriture inclusive En Europe, l’écriture inclusive se définit comme un ensemble de techniques de rédaction qui visent à inclure tant les femmes que les hommes. Au Bureau de la traduction, nous nous sommes plutôt penchés sur les façons d’inclure toutes les identités de genre lorsqu’on écrit de la correspondance. Éliminer les mots « Monsieur » et « Madame » dans l’appel et la salutation et favoriser les formulations neutres dans le corps du texte sont différents moyens à employer pour que les personnes non binaires sentent bien que l’on s’adresse à elles. Notre recommandation Nous proposons d’écrire de façon inclusive quand on adresse une lettre ou un courriel : à une ou des personnes dont on ignore le genre à une ou des personnes non binaires à un groupe de personnes diversifié (pour que chaque membre se sente inclus) Vous apprendrez dans cette recommandation comment écrire l’adresse du destinataire, les formules d’appel et de salutation et, bien sûr, le corps de la lettre ou du courriel. Pour tout savoir sur le sujet, lisez la recommandation du Bureau de la traduction sur l'écriture inclusive dans la correspondance. Bien entendu, quand vous savez que le destinataire s’identifie au genre masculin ou féminin, vous pouvez continuer d’appliquer les règles courantes de la correspondance, d’écrire des titres de civilité comme « Monsieur » et « Madame » et d’utiliser le masculin ou le féminin, selon le cas. Par contre, en cas de doute, les principes établis dans notre recommandation vous aideront à écrire de la façon la plus inclusive possible. Nous vous invitons à lire la recommandation sur l’écriture inclusive dans la correspondance. Croyez-vous qu’elle sera utile à votre organisme ou à votre entreprise? Y avez-vous trouvé des techniques d’écriture que vous utilisiez déjà? Faites-nous part de vos impressions.
Source : Blogue Nos langues (billets de collaborateurs)
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Être « entraîneur » au féminin

Billet de blogue portant sur le féminin du nom « entraîneur ».Pas toujours facile d’être langagière. Je me casse parfois la tête avec des détails, et ce, même dans ma vie personnelle. Comme la fois où j’ai dû choisir le titre à faire broder sur la manche de mon manteau de hockey. J’ai jonglé avec trois mots pendant des heures : entraîneur, entraîneuse, entraîneure… Étant à peu près la seule femme à occuper ce poste dans l’association, je ne pouvais pas m’inspirer du titre de mes consœurs. Alors, que choisir? C’est ainsi que ma matière grise s’est mise en branle. Entraîneur Laisser « entraîneur » au masculin? Hum, j’hésite… On prône la féminisation des titres de professions au Canada. Entraîneuse Opter pour le féminin officiel d’« entraîneur »? Euh… la seule idée de dire le mot « entraîneuse » me fait rougir, probablement parce que mes parents sont Français. En effet, ce mot a aussi le sens suivant, peu connu au Canada : « femme employée dans les bars ou les discothèques pour pousser les clients à consommer ». J’ai un blocage psychologique. C’est peut-être trop près de « traîneuse » : une personne qui laisse traîner ses choses partout. Si on s’attarde à tous les sens d’un mot, on n’est pas sorti de l’auberge, me direz-vous. La solution devrait pourtant être simple puisque « entraîneuse de hockey » est le titre officiel donné dans la Classification nationale des professions. N’empêche qu’au début des années 2000, l’Ordre des arpenteurs-géomètres du Québec a adopté « arpenteure-géomètre » plutôt que la forme officielle « arpenteuse-géomètre » pour une raison semblable. Le mot « arpenteuse » désigne à la fois le métier et… une sorte de chenille. Je ne sais pas pour vous, mais j’ai l’impression que les noms de métiers en –euse ont souvent une connotation négative. Entraîneure Quant à « entraîneure », ça sonne bien, n’est-ce pas? Petit hic, cette forme n’est pas admise. En effet, la majorité des noms de métiers en –eur ont une forme féminine officielle en –euse. Seulement une quinzaine de noms ont une forme en –eure uniquement (comme professeure, ingénieure et docteure). Quelques autres noms en –eure (comme entrepreneure, défenseure et réviseure) ont aussi une forme en –euse, qui serait à privilégier. Mais dites-moi, employez-vous l’« entrepreneuse », la « défenseuse », la « réviseuse »? Décision de l’arbitre Bon, je vous demande maintenant de vous mettre dans ma peau. C’est le temps d’enfiler vos patins, vous êtes l’arbitre! Coup de sifflet. Alors, pour quel titre auriez-vous opté à ma place? Rendez votre décision en répondant au sondage sur le compte Twitter du Portail linguistique (le sondage est maintenant terminé).
Source : Blogue Nos langues (billets de collaborateurs)
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lettre (rédaction d’une lettre)

Article sur les conventions à respecter pour la rédaction et la présentation d’une lettre.
Sur cette page En-tête Lieu et date Vedette Références Mentions de caractère et d’acheminement Objet Corps de la lettre Salutation Signature Initiales d’identification Pièces jointes Copie conforme Pagination Enveloppe Renseignements complémentaires Dans l’administration publique, chaque ministère ou organisme possède son propre protocole de correspondance, qui contient des directives particulières concernant la présentation et la rédaction de la lettre. Le présent article présente des règles de rédaction générales pouvant être appliquées dans l’ensemble de la fonction publique. Il contient l’essentiel de ce qu’on doit savoir lorsqu’on rédige une lettre. En-tête L’en-tête désigne la partie de la lettre où figure l’appellation officielle du ministère ou de l’organisme auquel appartient le signataire. Dans l’administration fédérale, les en-têtes de lettre sont bilingues et sont généralement assujettis aux normes graphiques du Conseil du Trésor : La règle veut que ce soit le français qui figure à gauche pour les lettres rédigées au Québec, et l’inverse dans les autres provinces et territoires. Lieu et date Pour savoir comment indiquer le lieu et la date au début d’une lettre, voir l’article date (règles d’écriture). Vedette La vedette est composée de ce qui suit : le nom du destinataire écrit en toutes lettres précédé du titre de civilité écrit au long (souvent Madame ou Monsieur selon le cas) son titre de fonction, s’il y a lieu l’adresse complète suivie du code postal La vedette se place contre la marge de gauche, au-dessous de la mention de la date et du lieu. Monsieur Jean Groulx Directeur du Transport routier Transports Canada 330, rue Sparks Ottawa (Ontario)  K1A 0N5 Règles générales Voici quelques règles de base concernant l’écriture de la vedette : Chaque ligne commence par une majuscule, sauf si elle est la continuation de la ligne précédente. On ne met ni virgule ni point à la fin des lignes. Seul le point abréviatif est admis à la fin des lignes. Pour les femmes en général, qu’elles soient mariées ou non, il est recommandé de s’en tenir au titre Madame, au pluriel, Mesdames. Le titre Mademoiselle ne sera utilisé que s’il s’agit d’une toute jeune fille. Le titre Docteur ne s’applique, en français, qu’aux membres de la profession médicale (médecins, dentistes et vétérinaires), et non aux titulaires d’un autre doctorat universitaire. On trouve plus d’information à ce sujet dans l’article docteur. Les titres honorifiques honorable et très honorable ne prennent pas la majuscule initiale et sont suivis des prénom et nom du dignitaire : Le très honorable Justin Trudeau Premier ministre du Canada L’honorable Bill Morneau Ministre des Finances Au gouvernement du Québec, la seule personne qui porte le titre d’honorable est le lieutenant-gouverneur. On évite de faire suivre le nom du destinataire de ses titres honorifiques et grades universitaires. Remarque : Il ne faut pas confondre appel et vedette. L’appel est la formule de salutation par laquelle on commence la lettre. Voir ci-dessous. Références Les références sont les mentions, en général un groupe de lettres ou de chiffres, qui servent au classement de la correspondance et facilitent sa consultation ultérieure. Dans l’administration fédérale, ces mentions, le cas échéant, paraissent contre la marge de droite, à quelques interlignes au-dessous de l’en-tête. Mentions de caractère et d’acheminement Lorsqu’une lettre est adressée à une entreprise ou à un organisme mais qu’elle doit être remise à une personne en particulier, on inscrit, sous la vedette, la mention À l’attention de, contre la marge de gauche. Cette mention est soulignée et s’écrit au long. Calquées sur l’anglais, les abréviations attn ou att. ne sont pas admises : À l’attention de Madame Julie Lalande Les mentions Personnel, Confidentiel, Recommandé se mettent à gauche, au-dessus de la vedette, vis-à-vis de la date. Elles s’écrivent en majuscules et sont soulignées. La mention sous toutes réserves, ou sous réserve de tous droits, se place généralement en haut, à gauche, et elle s’écrit en majuscules. L’expression sans préjudice, utilisée dans ce sens, est à éviter puisqu’elle est tenue pour un calque de l’anglais without prejudice. Objet L’objet indique, en quelques mots, ce sur quoi va porter la lettre et vise à faciliter son classement. Cette mention se place contre la marge de gauche ou au centre, sous la vedette et les références. Elle commence par la majuscule initiale et est soulignée. Objet : Prochaine réunion du comité de gestion Les mots Sujet ou Concerne sont à éviter, de même que la mention Re, réservée à la correspondance anglaise. Corps de la lettre Il se divise en quatre parties : Appel L’appel est la formule de salutation par laquelle débute la lettre. La formule à employer varie en fonction du destinataire. Souvent, elle se compose simplement de Madame ou de Monsieur. Pour en savoir davantage sur les formules d’appel, consultez les articles formules d'appel générales, formules de salutation générales, dignitaires fédéraux (appel et salutation), clergé (appel et salutation) et famille royale (appel et salutation). Introduction C’est dans le premier paragraphe que l’on fait l’entrée en matière, en rappelant une correspondance, une rencontre ou une conversation antérieure, par exemple. Il faut entrer rapidement dans le vif du sujet; on évitera donc des formules comme Le but de la présente est de vous aviser que…, Nous vous écrivons aujourd’hui pour vous informer que… L’introduction doit être simple : Nous sommes heureux de vous faire part de… Nous avons le regret de vous annoncer que… Comme suite à notre conversation téléphonique du… Pour faire suite à… En réponse à votre lettre du… À la suite de notre dernière rencontre… Nous vous remercions de votre lettre du… Nous avons bien reçu votre lettre du… Vous trouverez ci-joint (ci-inclus, ci-annexé) copie de… Développement Les paragraphes qui suivent l’introduction sont consacrés à l’exposé de chacune des idées, de préférence une idée par paragraphe. Il est important de relier soigneusement les différentes idées les unes aux autres par les charnières ou les mots de liaison appropriés (comme en effet, par ailleurs, par contre, cependant, néanmoins, d’une part, d’autre part, en plus, ainsi, donc, ensuite, à ce sujet, de fait). Si la lettre a plus d’une page, on évite de couper le dernier mot de la première page. On évite également de mettre sur la dernière page uniquement la formule de salutation et la signature. Conclusion L’avant-dernier paragraphe, qui sert de conclusion, contient la synthèse de ce qui précède, et se termine par une demande, une proposition, une opinion, etc.., selon le cas : Pour les motifs exposés ci-dessus, nous sommes d’avis que… En conclusion, le Comité recommande de… En terminant, je propose que… Si vous désirez de plus amples renseignements, n’hésitez pas à communiquer avec moi, au (numéro de téléphone)… Je me tiens à votre entière disposition pour discuter plus longuement de la question. Il arrive que la formule de salutation serve de conclusion lorsque la lettre est courte. On peut ajouter en début de phrase une mention du type Dans l’espoir de vous rencontrer bientôt, Dans l’attente de vos nouvelles… Il faut toutefois veiller, dans ce genre de phrase, à ce que le sujet de la proposition placée en tête de phrase soit le même que celui de la principale : Dans l’attente de votre réponse, je vous prie d’agréer… (et non : Dans l’attente de votre réponse, veuillez agréer…) En vous remerciant à l’avance, nous vous prions de recevoir… Avec nos remerciements, nous vous prions d’agréer… Dans l’espoir que mes suggestions vous aideront dans votre décision, je vous prie de recevoir… J’espère que ces renseignements vous seront utiles et vous prie d’agréer… Je vous sais gré de l’intérêt que vous portez à cette question et vous prie d’agréer… Salutation La lettre se termine par une formule de politesse appelée salutation, dans laquelle on reprend la formule d’appel du début et qui varie en fonction de son destinataire. Voici quelques formules de salutation usuelles : Recevez, Monsieur, mes salutations distinguées. Agréez, Madame, Monsieur, mes sincères salutations. Veuillez agréer, Docteur et Madame, l’assurance de mes meilleurs sentiments. Recevez, Monsieur le Président, l’expression de mes sentiments dévoués. Je vous prie d’agréer, Madame la Directrice, l’assurance de ma considération distinguée. Je vous prie de recevoir, Monsieur le Ministre, l’expression de mes sentiments les plus distingués. Je vous prie d’agréer, Madame l’Ambassadrice (ou Excellence), l’expression de mes sentiments très respectueux. Je vous prie d’agréer, Monsieur le Premier Ministre, l’expression de ma très haute considération. On trouve des renseignements plus détaillés sur les formules de salutation dans les articles suivants : formules de salutation générales, dignitaires fédéraux (appel et salutation), clergé (appel et salutation) et famille royale (appel et salutation). Signature Place de la signature Dans une lettre, la signature figure généralement contre la marge de droite, au-dessous de la formule de salutation, alors que dans les notes de service elle se place indifféremment à gauche ou à droite. Titre de fonction En principe, le titre de fonction précède le nom du signataire, à moins qu’il ne figure déjà dans l’en-tête. Il s’écrit avec la minuscule initiale, mais l’article qui le précède prend la majuscule, de même que le nom du service. Cette mention est toujours suivie d’une virgule : Le directeur des Communications, (signature) Jean Tremblay Si le titre de fonction ne peut tenir sur une seule ligne, il n’est pas nécessaire de commencer la deuxième ligne en retrait : La directrice de la Planification stratégique et de la Gestion des ressources, (signature) Myriam Alarie Si le signataire exerce les mêmes fonctions que d’autres membres du service, le titre de fonction vient après le nom du signataire : (signature) Louise Lafleur, technicienne de laboratoire Raison sociale Si le nom de l’entreprise figure déjà dans l’en-tête de la lettre, il n’y a pas lieu de le répéter dans la signature. Le titre du signataire est suffisant. Titre religieux ou grade On omet le titre religieux (ou autre) ou le grade dans la signature, sauf dans une note de service. Dans ce cas, il est directement suivi du nom de la personne et n’est pas précédé de l’article : Colonel Picard (dans une note de service) Louis Picard (dans la plupart des textes) Signature par délégation Lorsque la personne qui signe une lettre agit officiellement au nom du supérieur dont elle est le fondé de pouvoir, elle doit faire précéder sa signature de la mention p.p. (par procuration) : Le directeur des Communications, p.p. (signature de Claudine Bourget) Claudine Bourget Si cependant la lettre est signée par une personne autre que celle qui détient le pouvoir de signature (un subordonné par exemple), la mention pour est indiquée devant le titre de fonction : Pour la directrice des Services linguistiques, (signature de Martin Léveillée) Martin Léveillée S’il est nécessaire d’écrire le nom de la personne pour laquelle on signe, on peut suivre la présentation suivante : Pour le directeur général, Jean Tremblay, (signature de Liette Laporte) Liette Laporte, adjointe administrative Signature par intérim Si le signataire occupe un poste à titre intérimaire, le titre de fonction doit en faire état, par exemple : Le chef par intérim du Service à la clientèle, (signature) Mathieu Rochon Signature double La personne dont le niveau hiérarchique est le plus élevé signe à droite : La secrétaire, (signature) Lyne Gosselin La directrice, (signature) Chantale Benoît Initiales d’identification En règle générale, on indique à la fin de la lettre, contre la marge de gauche et à la hauteur de la signature, les initiales (prénom et nom) de la personne qui a rédigé la lettre – habituellement le signataire – et celles de la personne qui l’a tapée ou mise en page. On inscrit d’abord en majuscules les initiales de la première puis, en minuscules, après une barre oblique, les initiales de la seconde : CB/lg Pièces jointes Lorsqu'on ajoute des documents à la lettre, on l'indique en écrivant Pièce jointe ou Pièces jointes, en abrégé p. j. ou PJ, au-dessous de la signature, contre la marge de gauche. Cette mention est suivie du deux-points, à l'exception de ppoint. jpoint. : Pièce jointe : Rapport du comité de régie Pièces jointes : 2 PJ : Logo de l’entreprise p. j. Avis linguistique p. j. 3 Par souci d’uniformité dans une même lettre, on utilise soit les mentions au long (Pièce jointe et Copie conforme) soit les abréviations (p. j. ou PJ et c. c. ou CC). Copie conforme Lorsqu’on tient à ce qu’une ou plusieurs personnes reçoivent des copies de la lettre, on utilise la mention Copie conforme, c. c. ou CC suivie du nom de la ou des personnes concernées. Cette mention est suivie du deux-points, à l’exception de c. c. Elle se place au-dessous de la mention des pièces jointes : Copie conforme : M. Jean Leblanc C minuscule point C minuscule pointc. c. Monsieur Pierre Turgeon, directeur des Finances C majuscule C majuscule CC : Madame Raymonde Dubé, conseillère Par souci d’uniformité dans une même lettre, on utilise soit les mentions au long (Pièce jointe et Copie conforme) soit les abréviations (p. j. ou PJ et c. c. ou CC). Pagination Lorsqu’une lettre comporte plus de deux pages, il est fortement recommandé de numéroter la deuxième page et, le cas échéant, les suivantes. On peut le faire de différentes façons : au haut de la page, au centre, ou bien dans l’angle supérieur droit. On peut aussi ajouter …2 ou …/2 dans l’angle inférieur droit de la première page pour annoncer que la lettre se poursuit à la page 2, et ainsi de suite pour les pages suivantes (…3 ou …/3, etc.). Enveloppe On reproduit sur l’enveloppe les éléments donnés dans la vedette, c’est-à-dire le nom et l’adresse du destinataire. Ces éléments, qu’on appelle la suscription, se mettent au-dessous et à droite du centre de l’enveloppe. Les mentions Personnel ou Confidentiel, de même que les mentions d’acheminement Par avion, Recommandé, Par exprès s’écrivent en majuscules et se placent à gauche de la suscription. Quant à la mention À l’attention de, elle peut figurer au-dessus ou à gauche de la suscription. Toutes ces mentions peuvent être soulignées. L’adresse complète de l’expéditeur se place dans l’angle supérieur gauche de l’enveloppe. Sur une enveloppe ou un colis, l’adresse s’écrit tout en majuscules. Pour en apprendre davantage à ce sujet, voir adresse sur une enveloppe ou un colis (Recommandation linguistique du Bureau de la traduction). Renseignements complémentaires Vous trouverez de plus amples renseignements sur la correspondance dans les articles suivants : adresse (règles d’écriture), adresse sur une enveloppe ou un colis (Recommandation linguistique du Bureau de la traduction), date (règles d’écriture), formules d’appel générales et formules de salutation générales.
Source : Clés de la rédaction (difficultés et règles de la langue française)
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parenthèses

Article sur les différents emplois des parenthèses, signe de ponctuation double.
Sur cette page Exemples Espace Majuscule/minuscule Ponctuation à l’extérieur des parenthèses Ponctuation à l’intérieur des parenthèses Parenthèse fermante employée seule Parenthèses d’alternative Marque du pluriel et de la forme féminine Crochets Les parenthèses sont composées de la parenthèse ouvrante « ( » et de la parenthèse fermante « ) ». Ce signe sert surtout à isoler, dans le corps d’une phrase ou d’un paragraphe, des explications ou des éléments d’information utiles à la compréhension du texte, mais non essentiels. Les parenthèses jouent un rôle important dans les textes scientifiques, techniques, juridiques et administratifs, mais il ne faut pas en abuser. Exemples Les parenthèses peuvent contenir des éléments comme un sigle, un exemple, une explication, etc. En règle générale, on peut aussi placer ces éléments entre virgules ou entre tirets. Type d’éléments entre parenthèses avec exemples d’utilisation Type d’éléments entre parenthèses avec exemples d’utilisation Éléments entre parenthèses Exemples abréviation, sigle ou écriture au long du sigle Notre maison est garantie par l’APCHQ (Association provinciale des constructeurs d’habitations du Québec). Il travaille au ministère des Services publics et de l’Approvisionnement du Canada (SPAC). autre signe de ponctuation Elle n’a besoin que de cinq heures de sommeil (?) par nuit. Le déficit sera bientôt comblé (!). détails d’une citation « C’est la nuit qu’il est beau de croire à la lumière. » (Edmond Rostand, Chantecler) commentaire Éric a (enfin!) réussi son examen de mathématiques. Les semis de fleurs annuelles doivent être effectués environ six semaines avant le dernier gel (cette date varie évidemment selon les régions). date La Première Guerre mondiale (1914-1918) a fait beaucoup de morts. exemple Les agrumes (oranges, pamplemousses, citrons, etc.) sont d’importantes sources de vitamine C. explication La caféine (stimulant que l’on trouve dans le café, le chocolat, le thé, etc.) peut causer l’insomnie. expression algébrique ou mathématique (a × b)n = an × bn formules Le méthane (CH4) est un gaz. langage informatique IF (a AND (b OR c) mots inversés dans un index alphabétique Économie (mondialisation de l’) Riopelle (Jean-Paul) nom de lieu Mon frère est déménagé à Kingston (Ontario). pourcentage Cette année, le taux élevé de participation (85 %) à l’assemblée annuelle a réjoui les organisateurs. renseignements étymologiques Homard (houmar, 1532; anc. nord. humarr) renvoi ou référence bibliographique Les recherches effectuées (voir sources ci-dessous) permettent d’affirmer que… L’autobiographie de Gabrielle Roy (La détresse et l’enchantement, Boréal, 1988) a été publiée après sa mort. traduction Gilles est maintenant membre du Canadian Institute of Actuaries (l’institut canadien des actuaires). variante J’ai perdu mon trousseau de clés (ou de clefs). Espace On met une espace avant la parenthèse ouvrante, mais pas d’espace après. On ne met pas d’espace avant la parenthèse fermante, mais on en met une après : Ma passion pour l’ornithologie (étude des oiseaux) date de mon enfance. On ne met pas d’espace après la parenthèse fermante si elle est suivie d’un autre signe de ponctuation : Julie ira-t-elle étudier à l’Université du Québec à Montréal (UQAM)? Majuscule/minuscule Lorsqu’il est fondu dans la phrase, un passage entre parenthèses ne prend la majuscule que s’il commence par un nom propre : Une exposition consacrée à William Morris (au Musée des beaux‑arts, à Ottawa) nous fait découvrir un peintre, un poète et un grand penseur. J’ai passé la période des Fêtes à Saint John (Nouveau-Brunswick). Ponctuation à l’extérieur des parenthèses Lorsqu’un texte entre parenthèses est un fragment de phrase, la parenthèse ouvrante n’est jamais précédée d’une virgule, d’un point-virgule ou d’un deux-points. Si le sens de la phrase réclame l’emploi de l’un de ces signes, il faut le placer après la parenthèse fermante : Veuillez nous faire parvenir votre extrait de naissance (un original, non une photocopie), une photographie récente ainsi que votre curriculum vitae. Trois conseillers municipaux se sont portés candidats au poste de maire (vacant depuis trois mois) : Adolphe Sirois, Yvan Simard et Roméo Lagrange. Lorsque le texte entre parenthèses constitue une phrase indépendante, la parenthèse ouvrante est, selon le cas, précédée d’un point, d’un point abréviatif, d’un point d’interrogation, d’un point d’exclamation ou des points de suspension : Ainsi je vous rappellerai dimanche soir. (J’ose espérer que vous ne vous couchez pas avec les poules et que je n’aurai pas à vous sortir du lit!) Avez-vous vu l’opéra Madame Butterfly? (Il a été très bien accueilli par la critique.) Ponctuation à l’intérieur des parenthèses À l’intérieur des parenthèses, on doit appliquer les règles générales de la ponctuation. Quand le texte entre parenthèses est considéré comme une phrase indépendante — auquel cas il commence par une majuscule, — il faut placer la ponctuation finale (point, point d’interrogation, point d’exclamation, points de suspension) devant la parenthèse fermante et non après : Seules des raisons techniques pourraient nous obliger à renoncer à ces travaux. (On comprendra qu’il est impossible de tout prévoir.) Je ne pourrai terminer ce travail toute seule. (Pourriez-vous me prêter main-forte la semaine prochaine?) On écrirait aussi correctement, à condition de déplacer le point et de mettre une minuscule initiale au texte figurant entre parenthèses : Seules des raisons techniques pourraient nous obliger à renoncer à ces travaux (on comprendra qu’il est impossible de tout prévoir). Je ne pourrai terminer ce travail toute seule (pourriez-vous me prêter main-forte la semaine prochaine?). Parenthèse fermante employée seule La parenthèse fermante s’emploie seule après un chiffre ou une lettre pour indiquer les subdivisions d’un texte. Il n’y a pas d’espace entre le chiffre ou la lettre et la parenthèse : Vous trouverez des explications aux paragraphes 3) et 7). On l’emploie aussi pour indiquer les éléments d’une énumération : Les réponses a), c) et e) sont incorrectes. La parenthèse fermante employée seule s’appelle aussi parenthèse simple. Parenthèses d’alternative Les parenthèses d’alternative indiquent que leur contenu est facultatif. On les utilise, par exemple, pour indiquer qu’on a le choix entre deux graphies, qu’on peut écrire un mot avec ou sans les éléments entre parenthèses. On ne met pas d’espace avant ni après les parenthèses d’alternative. On peut écrire ce mot avec ou sans trait d’union : mots(-)clés. On emploie les termes graphies tronquées ou formes télescopées pour parler des mots contenant des parenthèses d’alternative. Marque du pluriel et de la forme féminine Pour des raisons de clarté, il n’est toutefois pas toujours approprié d’employer les parenthèses d’alternative, notamment dans la féminisation de textes pour indiquer la possibilité du pluriel ou du féminin. Pour donner au lecteur le choix entre le singulier et le pluriel, certains admettent que l’on place la marque du pluriel entre parenthèses : La(es) personne(s) intéressée(s) doit(vent) remplir un formulaire. Toutefois, ces formes rendent la phrase presque illisible. Il est préférable soit d’employer uniquement le pluriel, soit d’utiliser le ou les (la ou les), qui entraîne l’accord du nom et du verbe au pluriel. Dans certains cas, on peut aussi reformuler : Les personnes intéressées doivent remplir un formulaire. La ou les personnes intéressées doivent remplir un formulaire. Toute personne intéressée doit remplir un formulaire. Ces observations s’appliquent également à l’indication des formes féminines entre parenthèses. Ainsi, on dira « les directeurs et les directrices seront à la réunion » plutôt que « les directeurs(trices) seront à la réunion ». Crochets On a recours aux crochets pour intercaler un élément dans un texte déjà entre parenthèses ou pour éviter l’emploi de deux parenthèses de suite : La nouvelle a fait les manchettes des journaux (Le Devoir, La Presse, The Citizen [31 décembre]). (1984-1988) [Université d’Ottawa] Lorsque les deux signes sont employés en même temps, les parenthèses tendent nettement à l’emporter dans l’usage sur les crochets. Il convient donc d’utiliser d’abord les parenthèses, puis les crochets, ces derniers faisant office de sous-parenthèses. Le rédacteur peut cependant être obligé d’inverser cet ordre. Par exemple, s’il insère dans une citation un commentaire personnel contenant un élément entre parenthèses, il doit utiliser les crochets avant les parenthèses, car la règle veut que toute intervention d’un tiers dans une citation soit signalée par les crochets : « La grande peinture, c’est des tableaux très ennuyeux [l’auteur a développé cette idée dans L’art brut préféré aux arts culturels (1949)]; plus ils sont ennuyeux et plus ils sont délicats et de bon goût » (J. Dubuffet).
Source : Clés de la rédaction (difficultés et règles de la langue française)
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Écriture inclusive : éléments de la lettre ou du courriel

Article sur la façon de rédiger de la correspondance de façon inclusive.
Sur cette page Contextes d’application Vedette Formule d’appel Formule de salutation Renseignements complémentaires Contextes d’application Pour écrire de façon inclusive, il est nécessaire de revoir certaines normes relatives à la correspondance afin d’éliminer les marques du genre dans les différents éléments de la lettre ou du courriel quand on s’adresse à : une personne dont on ignore le genre; une personne non binaire, si l’on ignore quel titre de civilité elle utilise (voir d’autres procédés utiles pour s’adresser à une personne non binaire dans l’article Écriture inclusive : communications relatives aux personnes non binaires); un groupe formé de personnes de différents genres. Bien entendu, on peut appliquer les règles habituelles de la correspondance lorsque l’on s’adresse à une personne précise dont on connaît le genre. Vedette Dans la vedette (nom et adresse figurant en première page de la lettre) et sur l’enveloppe, on peut écrire le prénom et le nom du ou de la destinataire sans ajouter de titre de civilité (Monsieur, Madame, etc.) ni de titre de fonction. Écriture de l’adresse dans la vedette Formulation genrée Solution neutre Madame Claude Trépanier Présidente Société arboricole 1, chemin des Érables Gatineau (Québec) J8V 1C1 Claude Trépanier Société arboricole 1, chemin des Érables Gatineau (Québec) J8V 1C1 Écriture de l’adresse sur l’enveloppe Formulation genrée Solution neutre MADAME CLAUDE TRÉPANIER 1 CHEMIN DES ÉRABLES GATINEAU QC J8V 1C1 CLAUDE TRÉPANIER 1 CHEMIN DES ÉRABLES GATINEAU QC J8V 1C1 Remarque : Sur l’enveloppe, l’adresse devrait être écrite selon les directives de Postes Canada. Formule d’appel Les formules d’appel traditionnelles sont « Monsieur », « Madame » et « Madame, Monsieur ». Pour inclure tous les genres, dans les lettres comme dans les courriels, il est conseillé d’employer « Bonjour » suivi d’une virgule plutôt que les formules traditionnelles. Exemple de formule d’appel inclusive Formulation genrée Solution neutre Madame, Monsieur, C’est avec joie que nous vous annonçons que… Bonjour, C’est avec joie que nous vous annonçons que… Dans une lettre ou un message qui ne comprend pas de vedette (nom et adresse figurant en première page de la lettre) ou que l’on souhaite personnaliser, on peut utiliser le nom de la personne comme formule d’appel. Toutefois, cette approche peut donner l’impression d’un manque de politesse. Exemples de formules d’appel inclusives formées du nom de la personne Formulation genrée Solution neutre Monsieur, Pour donner suite à votre appel… Alexis Bernard, Pour donner suite à votre appel… Madame, J’ai le grand plaisir de vous inviter… Camille Dion, J’ai le grand plaisir de vous inviter… Formule de salutation Il suffit généralement de retirer le titre de civilité (Monsieur, Madame, etc.) des formules de salutation traditionnelles pour les rendre inclusives. Exemples de formules de salutation inclusives Formulation genrée Solution neutre Veuillez agréer, Monsieur, mes meilleures salutations. Veuillez agréer mes meilleures salutations. Je vous prie de recevoir, Madame, l’expression de mes sentiments dévoués. Je vous prie de recevoir l’expression de mes sentiments dévoués. Si l’on a utilisé le prénom et le nom de la personne comme formule d’appel, on peut les reproduire dans la formule de salutation. Exemples de formules de salutation inclusives formées du nom de la personne Formulation genrée Solution neutre Recevez, Monsieur, l’expression de mes sentiments très cordiaux. Recevez, Alexis Bernard, l’expression de mes sentiments très cordiaux. Je vous prie d’agréer, Madame, l’assurance de ma haute considération. Je vous prie d’agréer, Camille Dion, l’assurance de ma haute considération. Renseignements complémentaires Écriture inclusive – Lignes directrices et ressources Écriture inclusive : glossaire Écriture inclusive : formulations neutres Écriture inclusive : communications relatives aux personnes non binaires
Source : Clés de la rédaction (difficultés et règles de la langue française)
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