Féminiser un texte : ça n’a rien de sorcier

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Publié le 
23 octobre 2017

Vous est-il déjà arrivé de vous casser la tête à essayer de féminiser vos textes? C’est une situation qui m’est arrivée si souvent! C’est pourquoi j’ai décidé de vous faire part de quelques astuces qui vous éviteront bien des maux de tête.

Mieux vaut prévenir que guérir

Dès le début, pensez à la façon dont vous voulez féminiser votre texte. Avec un plan de match, vous gagnerez un maximum de temps!

 

Les 2 vedettes de la féminisation de textes

Féminiser un texte n’est pas compliqué! Il y a 2 règles générales à suivre :

  • écrire au long les 2 formes, soit le masculin et le féminin
  • utiliser des termes génériques et des phrases neutres

Inclure monsieur et madame

La première règle est fort simple. Il s’agit d’écrire au long les 2 formes. Autrement dit, vous écrivez le mot au masculin, puis au féminin, ou vice versa.

Prenons 5 secondes pour illustrer ces propos : « Les étudiants seront en mesure d’expliquer la règle de la féminisation après avoir lu ce billet. »

Appliquons la technique : « Les étudiants et les étudiantes seront en mesure d’expliquer la règle de la féminisation après avoir lu ce billet. »

On ne se cachera pas que cette technique peut alourdir un texte. C’est là que la deuxième règle vient à la rescousse!

Viser la concision

La deuxième règle consiste à utiliser des noms collectifs ou épicènes.

L’avantage des noms collectifs est qu’ils regroupent les hommes et les femmes. En voici quelques-uns :

  • le personnel
  • l’effectif
  • la clientèle
  • la direction
  • le corps enseignant

Les noms épicènes sont également une solution magique, puisqu’ils désignent à la fois les hommes et les femmes. Voici quelques exemples :

  • personne
  • cadre
  • fonctionnaire

Pensez à utiliser des formulations neutres variées. Par exemple, au lieu de « Tout employé ou toute employée qui demande… », vous pourriez écrire « Quiconque demande… ». Pour d’autres conseils, je vous invite à consulter l’article Féminisation des textes dans les outils d’aide à la rédaction du Portail linguistique du Canada.

La féminisation des textes sera maintenant un jeu d’enfant pour vous! Avez-vous d’autres astuces pour féminiser vos textes? Faites-les-nous connaître dans les commentaires.

Avertissement

Les opinions exprimées dans les billets et dans les commentaires publiés sur le blogue Nos langues sont celles de leur auteur. Elles ne reflètent pas nécessairement celle du Portail linguistique du Canada.

À propos de l'auteur

Jessica Raymond

Jessica Raymond est une étudiante en communication de l’Université de Sherbrooke qui a travaillé comme stagiaire au Portail linguistique du Canada. Elle souhaite partager ses astuces en matière de rédaction et vous aider à déjouer les difficultés de la langue française.

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Les deux procédés « vedettes » expliqués dans cet article relèvent de la rédaction épicène, et non de la féminisation. Si la rédaction épicène est certes très souhaitable, la féminisation (p. ex. les candidat.es ou les candidat[e]s) demeure quant à elle à proscrire dans l'ensemble de la fonction publique fédérale (voir Le guide du rédacteur et autres ouvrages de référence).

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