blesser

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  1. Contrairement au substantif blessure qui lui correspond, le verbe blesser peut s’employer au figuré au sens de porter atteinte à, nuire à : blesser l’honneur de quelqu’un. « Ce contrat blesse nos intérêts. » Rendre une ordonnance blessant les intérêts d’une partie. « La décision du Conseil de l’Ordre pouvant blesser un droit ne saurait être affranchie de tout recours et de tout contrôle. » Blesser la sécurité et la protection que le citoyen a le droit d’attendre de la force des lois.

    Ce verbe s’emploie usuellement au sens d’aller à l’encontre de, d’enfreindre, de heurter, de violer (une règle, un principe). Blesser les bienséances, les bonnes mœurs, les convenances, la politesse, la vraisemblance. « L’attitude du procureur blesse les règles de la bienséance judiciaire. » Blesser la pudeur. « Celui qui aura outragé les mœurs par des actions qui blessent la pudeur(…) » Au sens moral de causer du tort, un préjudice à quelqu’un, on dit blesser l’honneur de quelqu’un.

  2. Dans son sens le plus général, le verbe signifie frapper d’un coup qui cause une blessure. Blesser qqn grièvement, sérieusement, mortellement, légèrement. Blesser physiquement. Être blessé en plusieurs endroits.
  3. Blesser s’emploie comme transitif direct : « La balle a blessé le poumon. » Le pronominal se blesser signifie se faire une blessure à soi-même. Attention à la construction du complément : se blesser à la tête (et non [se blesser la tête]). « La demanderesse s’est blessée à la main. ».

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