borner 2

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Au sens abstrait, le verbe s’emploie par extension au sens de cantonner, limiter, renfermer, resserrer, circonscrire ou restreindre. Ce peut être soit un transitif direct (« Il borne lui-même son activité à la consultation, à l’exclusion de la plaidoirie. »), soit un pronominal employé absolument (« C’est une qualité de connaître ses limites et de savoir se borner. ») ou avec un complément au sens de se contenter de, s’en tenir à, se limiter à (« Elle s’est présentée à la barre et ne s’est pas bornée à témoigner. »).

Le sujet du verbe peut être une personne (auteur, avocat, législateur, magistrat, plaideur) ou une chose (attente, effet, jugement, mission, opération, pouvoir, rôle, texte). « Je vais tenter de me borner aux observations qui sont nécessaires pour trancher le litige. » « Il ne fait pas de doute que l’attente d’un individu au respect de sa vie privée, loin de se borner au souci de garantir l’inviolabilité de sa personne, s’étend à ses biens. » « Les pouvoirs du curateur se bornent aux actes de pure administration. » « La loi se borne à freiner l’accroissement des contributions fédérales. »

Le pronominal peut être suivi d’un infinitif (décision qui se borne à statuer, arrêt 1 qui se borne à décider, à déclarer, tribunal qui se borne à énoncer) ou d’un substantif (se borner à des conseils, à quelques exemples). « L’appelé peut se borner à servir la rente ou à payer les intérêts. » « Il devrait être permis dans le cadre d’un débat vif à ne pas se borner à des arguments rationnels sur le fond, mais à attaquer le crédit de son adversaire. »

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