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Résultats 1 à 10 de 65 (page 1 de 7)

Expressions latines : trouvez leur signification

Jeu sur les expressions latines souvent utilisées en français, à l’oral ou à l’écrit.Le latin est peut-être une langue morte, mais son influence sur le français et sur certaines autres langues modernes est encore bien vivante. Dans les domaines juridique, scientifique et médical, les expressions latines abondent. On en emploie aussi couramment à l’écrit et à l’oral sous forme d’abréviations (etc., P.-S.) et d’emprunts (addenda, a priori, in vitro).Mettez vos connaissances à l’épreuve en répondant aux questions suivantes. Vous verrez, vous connaissez mieux le latin que vous ne le croyez!1. Que signifie a posteriori?à l’arrièrepar la posteaprès les faits2. Qu’est-ce qu’un alter ego?une personne égocentriqueune personne de confianceune personne autre que soi-même3. Un modus operandi est…une manière de bougerune manière de vivreune manière de faire4. Quel est le sens de la locution ad hoc?adapté à un usage précisqui ressemble à un personnage de bande dessinéequi répond à tous les besoins5. Que signifie nota bene?voir aussiprendre notecomparer6. Un doctorat honoris causa est…un doctorat décerné pour une bonne causeun doctorat décerné avec la mention « Avec tous les honneurs »un doctorat décerné à titre honorifique7. Une entreprise ex nihilo est…une entreprise créée à partir de rienune entreprise qui n’existe plusune entreprise éliminée par un concurrent8. Qu’est-ce qu’une alma mater?le pays d’origine d’une personnel’université où une personne a fait ses étudesla langue maternelle d’une personne9. Qu’est-ce que le quorum?le maximum d’étudiants pouvant être inscrits à un coursle minimum d’étudiants requis pour qu’un cours se donnele minimum de membres requis pour pouvoir tenir un vote10. Que signifie le mot sic?couperen mauvaise santéainsi  
Source : Jeux du Portail linguistique du Canada
Nombre de consultations : 14 345

primo, secundo, etc.

Article sur les conventions d’écriture applicables aux adverbes ordinaux latins tels que primo, secundo, tertio, etc.
Les adverbes ordinaux latins présentés ci-dessous s’emploient pour annoncer, en français, certaines subdivisions et énumérations. Ils s’abrègent avec un zéro supérieur : 1° primo (premièrement) 2° secundo (deuxièmement) 3° tertio, (troisièmement) 4° quarto,… 5° quinto,… 6° sexto,… 7° septimo,… 8° octavo,… 9° nono,… 10° decimo,… 11° undecimo,… 12° duodecimo,… Énumération Employées dans une énumération, les abréviations des adverbes ordinaux ne sont pas suivies d’une parenthèse fermante : Un bon rédacteur recherche : 1° La clarté 2° La simplicité 3° La concision Renseignements complémentaires Voir énumération horizontale ou verticale (majuscule et ponctuation) et latin (locutions latines et mots latins).
Source : Clés de la rédaction (difficultés et règles de la langue française)
Nombre de consultations : 12 008

confer (cf.)

Article sur la préposition confer.
La préposition confer invite le lecteur à se référer à ce qui suit. Elle signifie « Veuillez vous reporter à tel passage, à tel ouvrage ». Elle provient du latin confer, impératif de conferre, qui signifie « comparer, rapprocher » (« compare » à l’impératif). Elle s’abrège le plus souvent en cf. ou en Cf., mais aussi en conf. et en cfr (non suivi d’un point abréviatif). Ces abréviations s’écrivent dans le même caractère que le reste du texte : Le processus est décrit en détail à la fin du rapport. (cf. Annexe III, page 72)
Source : Clés de la rédaction (difficultés et règles de la langue française)
Nombre de consultations : 10 909

Expressions latines : remplacez-les par des expressions françaises

Jeu où l'on doit remplacer les locutions latines par des expressions françaises.Remplacez les locutions latines dans chaque phrase par des expressions françaises.1. Il nous a fait part de la condition sine qua non de la nouvelle entente.essentiellejuridiquesecrète2. Le docteur Watson est l'alter ego de Sherlock Holmes.ennemimentorbras droit3. Elles étudient les conflits historiques qui se sont réglés manu militari.sans intervention militairepar la forcepar la négociation4. Depuis qu'il fréquente Marie, il est persona grata dans les clubs privés de la ville.toléréindésirablele bienvenu5. Si vous ouvrez cette porte, vous serez ipso facto en contravention avec le règlement.automatiquementaccidentellementpossiblement6. Lorsqu'on m'enverra ad patres, tu t'occuperas de mon chat.à l'étrangerchez mes parentsdans l'autre monde7. J'ai écouté ce duo de jazz qui jouait ad libitum.qui jouait dehors, à l'air librequi jouait jusqu'à épuisementqui improvisait8. Elle peut créer une œuvre d'art ex nihilo.en partant de rienen un rien de tempsles yeux fermés9. Leur modus vivendi a rendu possible cette délicate opération médiatique.philosophieaccordentêtement10. Ce biologiste étudie les plantes in situ.dans un laboratoireen catiminidans leur milieu naturel  
Source : Jeux du Portail linguistique du Canada
Nombre de consultations : 10 643

L’histoire folle de l’orthographe du français (partie 1)

Billet de blogue en français sur l’histoire de l’orthographe du français, du Moyen Âge au 19e siècle.Dans mon blogue Au cœur du français (s’ouvre dans un nouvel onglet), qui contient plus de 500 articles, j’ai traité de divers aspects de la langue française. L’un des plus déroutants est son orthographe, inspirée du grec et du latin, mais parfois tellement diversifiée qu’on en perd… son latin. Petit voyage dans l’histoire de notre langue. L’acte de naissance du français est le traité signé en 843 à la suite des Serments de Strasbourg, qui divise l’Empire carolingien en trois régions, l’une d’entre elles devenant plus tard la France et une autre l’Allemagne. Ce traité est rédigé en langue populaire, donc en français. À cette époque, l’écrit a moins d’importance. La transmission des connaissances se fait en bonne partie oralement et les administrations sont bien moins développées que de nos jours. Au milieu du XIe siècle, l’orthographe de l’ancien français commence à se fixer, mais les variations orthographiques sont nombreuses. Souvent, l’écriture est phonétique. Mais que s’est-il donc passé pour qu’elle devienne si complexe? Le français est largement influencé par l’étymologie. Cela signifie que son orthographe s’inspire en bonne partie du grec et du latin. Nous écrivons théâtre avec un h parce que le mot vient du latin theatrum. De même, nous écrivons philosophe parce que le mot vient du grec philosophos. En espagnol, ces deux mots sont écrits phonétiquement : teatro, filósofo. Les formes étymologiques ne sont pas dénuées d’utilité. Elles permettent de distinguer des homonymes comme saint, sain, sein, ceint, cinq. À partir du XIIIe siècle, l’administration et la justice prennent de l’importance et la transmission des textes cesse d’être exclusivement orale. Par conséquent, il devient important de bien définir le sens des termes employés et de les écrire de façon uniforme. Entre le XIVe et le XVIe siècle, on cherche donc à éliminer certaines ambigüités en ajoutant des lettres étymologiques ou non. Dans certains cas, celles-ci vont finir par brouiller les cartes. Par exemple, le u et le v se confondent et c’est pourquoi on décide de glisser un b étymologique dans fèvre pour éviter qu’on lise feure. Ce qui donne febvre. Ce b surprenant persiste dans le nom propre Lefebvre, qui s’écrit Lefèvre en Europe. Après l’invention de l’imprimerie, au XVIe siècle, le j et le v apparaissent à leur tour pour épauler le i et le u. Le pronom ie devient je. Depuis le XVIe siècle, plus d’un mot sur deux a changé d’orthographe. Il suffit de lire Rabelais dans le texte (1534) pour le constater : Sus la fin de la quinte année, Grandgousier, retournant de la défaicte des Canarriens, visita son filz Gargantua. Là fut resjouy comme un tel pere povoit estre voyant un sien tel enfant, et le baisant et accolant, l’interrogeoyt de petitz propos pueriles en diverses sortes. Tout au long de son histoire, le français pose un dilemme : écrire en respectant à tout prix l’étymologie ou bien écrire les mots comme on les prononce. Ce nœud gordien n’a jamais été tranché. Si certains choix étymologiques ont une utilité réelle, il en est un grand nombre qui semblent n’avoir été ajoutés que pour le plaisir des savants, et non pour rapprocher le mot français de son étymon latin réel ou supposéNote de bas de page 1. C’est au XVIIe siècle que ais, ait, aient remplacent enfin ois, oit, oient dans les formes de l’imparfait, confirmant la prononciation en vigueur depuis un siècle. L’Académie ne finira par admettre les nouvelles graphies, réclamées par Voltaire quelque 70 ans plus tôt, que dans l’édition de 1835 de son dictionnaire… L’arrivée de l’imprimerie vient donner une impulsion nouvelle. Les majuscules et les signes de ponctuation se multiplient. Certains e se voient coiffés d’un accent… mais pas toujours le bon. Des graphies absurdes sont malheureusement introduites. À l’époque, les caractères d’imprimerie comme les accents et les lettres sont en plomb. Le manque d’accent grave chez certains imprimeurs les amène à utiliser l’accent aigu, ce qui explique que le règlement côtoie la réglementation qui engendre le verbe régler qui, à son tour, se conjugue je règle, mais nous réglons, etc. Les absurdités du genre abondent, dont l’énigmatique événement, corruption d’évènement (prononciation réelle), à cause encore une fois d’une pénurie d’accent graveNote de bas de page 2… Les lexicographes tentent d’y mettre de l’ordre et publient des tentatives de réforme orthographique. Ainsi disparaissent un grand nombre de graphies comportant des consonnes ajoutées à la fin ou au milieu des mots. Tirent leur révérence ung, bled, nuict, apvril, adiouter (un, blé, nuit, avril, ajouter). Des voyelles qui ne se prononcent pas tombent aussi : rheume, aage deviennent rhume, âge. La volonté de rationaliser l’orthographe du français, intensifiée par la Révolution française, voit son élan interrompu par la restauration de la monarchie, en 1815. Dans mon prochain billet, nous verrons que l’édition de 1835 du dictionnaire de l’Académie est un point de bascule qui figera l’orthographe du français pour les siècles à venir. Sources consultées 1 Monika Keller, La réforme de l’orthographe, Conseil international de la langue française, p. 155. Retour à la référence de la note de bas de page 1 2 Charles Müller, « À force de purisme, on nuit à la langue française » (s’ouvre dans un nouvel onglet), L’Express, 18 avril 2005. Retour à la référence de la note de bas de page 2 Autres sources consultées Nina Catach, Histoire de l'orthographe française, Paris, Honoré Campion, 2001. Yvonne Cazal et Gabriella Parussa, Introduction à l'histoire de l'orthographe, Paris, Armand Colin, 2015. Camille Martinez, L'orthographe des dictionnaires français, Paris, Honoré Campion, 2012.
Source : Blogue Nos langues (billets de collaborateurs)
Nombre de consultations : 8 146

mots étrangers (italique et guillemets)

Article sur l’utilisation de l’italique et des guillemets avec les mots en langue étrangère.
Les mots en langue étrangère qui figurent dans les textes en français sont présentés en italique ou en romain; ils sont parfois encadrés de guillemets. Les règles qui s’appliquent aux divers cas sont énoncées ci-dessous. Sur cette page Italique Guillemets Renseignements complémentaires Italique Les mots empruntés aux langues étrangères et non adoptés par l’usage se mettent en général en italique : Le centre de ces vastes domaines sucriers est la casa grande. Les junior colleges complètent la formation générale. Ce prolongement vers le nord du système tropical commande le climat des « terres chaudes » (tierra caliente) et humides du Mexique (Encyclopædia Universalis). Un soir, nous nous sommes arrêtés non loin d’un garimpo, colonie de chercheurs de diamants (C. Lévi-Strauss). Nous avons logé dans un bed and breakfast près de Toronto. Les mots étrangers qui sont entrés dans l’usage français n’ont toutefois plus besoin de l’italique : l’apartheid la common law la dolce vita un kibboutz un méchoui la perestroïka Comme dans le cas du latin, il n’est pas toujours facile de savoir si un mot étranger est accrédité par l’usage. Le fait qu’un mot soit l’objet d’une entrée dans un dictionnaire courant nous fournit déjà un bon indice. C’est aussi une question de jugement; il faut tenir compte du contexte et du destinataire. Si l’on pense qu’un mot étranger est peu connu du lecteur, on le mettra en italique. Les noms étrangers d’organismes, d’entreprises, d’institutions, d’établissements, de bâtiments, de groupes, de manifestations artistiques ou sportives, de compagnies de théâtre, de troupes de danseurs, d’orchestres, sont toujours en caractères ordinaires : la General Motors la Food and Drug Administration la Library of Congress le Foreign Office le Massachusetts Institute of Technology l’Academy of St. Martin-in-the-Fields le Bundestag et le Bundesrat la Vasaloppet l’Istituto per la Ricostruzione Industriale On emploie l’italique pour les citations en langue étrangère, qu’elles soient accompagnées ou non de leur traduction. La traduction, elle, se met entre guillemets dans le caractère du texte principal, c’est-à-dire en romain la plupart du temps : Forcé de faire amende honorable, Galilée s’exclama : « Eppur, si muove! » « Have more than thou showest Speak less than thou knowest… » (« Aie plus que tu ne montres, Dis moins que tu ne sais… ») Guillemets Certains auteurs préfèrent mettre tout mot étranger entre guillemets, mais c’est un procédé beaucoup moins courant que l’italique : Lorsque les premiers « baby-boomers » ont atteint l’adolescence, la consommation excessive d’énergie était très visible. Si un mot étranger se désigne lui-même, théoriquement il peut être à la fois en italique (comme mot étranger) et entre guillemets (comme mot se désignant lui-même) : le mot anglais « subset » Dans la réalité, on se contente souvent de l’italique : Ibidem est un mot latin. Shalom est un mot qui désigne universellement la paix. On donne généralement la traduction d’un mot étranger entre guillemets : Le mot anglais « subset » se rend en français par « sous-ensemble ». Ibidem est un mot latin qui signifie « à la même place ». Dans bien des cas, Bildung devrait être traduit par « culture », et Kultur par « civilisation » (Encyclopædia Universalis). Il existe en Russie un célèbre ensemble de chanteurs et de danseurs composé uniquement de jeunes filles et dont le nom, Beriozka, signifie : « petit bouleau » (P. Morency). Quand on met la traduction simplement entre parenthèses, les guillemets sont superflus : subset (sous-ensemble) Renseignements complémentaires Pour tout ce qui concerne : le genre des noms propres en langue étrangère l’article à utiliser devant ces noms l’accord du verbe qui les accompagne l’élision des noms commençant par une voyelle veuillez consulter l’article noms propres en langue étrangère. On trouvera aussi des compléments d’information dans les articles emprunts à des langues étrangères, organismes, institutions, administrations, groupements, etc. (majuscule) et élision.
Source : Clés de la rédaction (difficultés et règles de la langue française)
Nombre de consultations : 6 549

et al.

Article sur l’emploi de l’abréviation et al.
L’expression et al. est l’abréviation de l’expression latine et alii. Elle signifie « et autres ». Parfois imposée en vertu de normes internationales en matière de documentation, cette abréviation s’emploie notamment dans les notices bibliographiques lorsqu’il y a quatre auteurs ou plus. Mais dans l’usage, il arrive assez souvent que l’on mentionne les noms des quatre ou cinq auteurs d’un document. Si on décide de l’employer, elle peut être placée à la suite des trois premiers noms ou, plus communément, à la suite du premier. Dans ce cas, on mentionne le nom de l’auteur principal, suivi d’une virgule et de et al. en italique : LINTEAU, Paul-André, et al. L’expression s’écrit le plus souvent en italique dans un texte présenté en caractères romains, et vice versa. La suppression du point abréviatif est incorrecte. Certains considèrent et al. comme un anglicisme et emploient et coll. ou et autres : LINTEAU, Paul-André, et coll. Et coll. est l’abréviation de « et collaborateurs » et ne se met pas en italique.
Source : Clés de la rédaction (difficultés et règles de la langue française)
Nombre de consultations : 6 516

cautio judicatum solvi

Article portant sur l'expression cautio judicatum solvi utilisée dans le domaine juridique.
Cette expression latine signifie littéralement caution de condamnation à payer. Pour qualifier la caution que doit fournir un étranger pour garantir le paiement des dommages-intérêts auxquels il pourrait être condamné, on ajoute les mots latins judicatum solvi. Contrairement à l’anglais, le français n’emploie pas le mot latin cautio, mais le traduit. Ainsi, dans le droit des brevets : « Dans une action en invalidation de brevet intentée sous le régime de l’article 62 de la Loi sur les brevets, la Cour est habilitée à ordonner au demandeur de déposer un cautionnement 2 judicatum solvi en faveur du breveté. »
Source : Juridictionnaire (difficultés de la langue française dans le domaine du droit)
Nombre de consultations : 4 690

idem

Article sur le mot latin idem.
Le mot latin idem s’abrège en id. et signifie « le même objet, la même chose ». Idem s’écrit en italique. L’abréviation id. est utilisée pour éviter la répétition d’un nom dans une citation, une énumération, une liste, un tableau, une facture ou un inventaire. Dans la langue familière, idem peut vouloir dire « de même », « itou », mais cet emploi est rare au Canada. Il est également employé pour remplacer le nom de l’auteur lorsqu’on cite plusieurs de ses ouvrages dans des notes bibliographiques consécutives. Dans ce cas, le titre de l’ouvrage et l’adresse bibliographique suivent le nom de l’auteur, s’il y a lieu. Si on ne veut pas employer id., on peut répéter le nom de l’auteur : Jacques Gandouin, Guide du protocole et des usages, Paris, Stock, 1984, p. 84. Id., Correspondance et rédaction administratives, Paris, Armand Colin, 1988, p. 45. ou Jacques Gandouin, Correspondance et rédaction administratives, Paris, Armand Colin, 1988, p. 45. L’abréviation I minuscule D minuscule pointid. s’écrit dans le même caractère que les mots qu’elle remplace. Ainsi, l’abréviation « I majuscule d minuscule pointId. » est en caractères ordinaires ci-dessus, et non en italique, parce qu’elle remplace le nom de l’auteur « Jacques Gandouin ». Renseignements complémentaires Voir ibidem.
Source : Clés de la rédaction (difficultés et règles de la langue française)
Nombre de consultations : 4 509

contra legem / intra legem / praeter legem / secundum legem

Article portant sur les locutions contra legem, intra legem, praeter legem et secundum legem utilisés dans le domaine juridique.
Legem se prononce lé-gaime. La locution latine contra legem (et non legam) signifie littéralement contre la loi. Elle s’emploie pour caractériser l’arrêt, l’interprétation législative, la coutume, l’usage, la pratique que l’on estime contraire à la loi écrite. La coutume contra legem est contraire à la loi, elle lui résiste en s’instaurant contre elle. Pour examiner la question de la légitimité d’une interprétation qui paraît incompatible avec la lettre et l’esprit d’une loi, le tribunal pourra parler d’une interprétation contra legem. Afin de permettre une interprétation contra legem, le juge déclarera, par exemple, qu’il faut parfois s’écarter de la loi (de son esprit), mais non de son texte (de sa lettre) lorsque l’interprétation littérale conduit à des résultats insoutenables. Dans l’interprétation des lois, on appelle interprétation (véritablement) contra legem l’interprétation illicite que fait une juridiction contre la lettre et contre l’esprit du texte légal. La locution intra legem est l’antonyme; une lacune intra legem est celle que fait volontairement le législateur en s’abstenant de préciser par omission ou en faisant appel à des notions floues. Comblement des lacunes intra legem. Notions intra legem. « Le droit d’équité doit rester confiné au domaine du comblement des lacunes intra legem; l’utilisation de l’équité contre la loi est illégale et anticonstitutionnelle en droit suisse. » Par ailleurs, on oppose, à la lacune intra legem la lacune praeter legem, celle que fait involontairement le législateur et qu’il devra combler par l’adoption d’une loi modificatrice. Droit praeter legem (établi dans le silence de la loi) par opposition au droit secundum legem (établi conformément au texte clair de la loi). La coutume qui se développe et s’applique en l’absence de solution légale, remédiant à une lacune et complétant ainsi la loi est dite praeter legem, tandis que celle qui s’applique en vertu de la loi s’appelle coutume secundum legem. Ces locutions latines seront en italiques ou entre guillemets, selon que le texte sera manuscrit ou imprimé. Si le texte est en italique, comme l’a montré le premier article, elles seront en caractère romain.
Source : Juridictionnaire (difficultés de la langue française dans le domaine du droit)
Nombre de consultations : 4 349