participe présent

L’emploi du participe présent est parfois calqué sur l’anglais et fautif :

  • L’usine et les points de vente fermeront à la fin du mois, entraînant 200 mises à pied.

Dans cette phrase, entraînant n’a pas de sujet : ce ne sont pas les usines ni les points de vente qui entraîneront des mises à pied, mais leur fermeture.

Or, en français, le participe présent doit se rapporter non pas à une proposition (ou une phrase complète), mais au sujet de cette proposition :

  • Croyant bien faire, elle a tout gâché.

Il peut aussi se rapporter à un autre élément qu’il suit sans en être séparé par une virgule :

  • les autos roulant vers la frontière

Dans la phrase citée au début, on pourrait remplacer entraînant par une relative ou reformuler la phrase :

  • L’usine et les points de vente fermeront à la fin du mois, ce qui entraînera 200 mises à pied.
  • La fermeture de l’usine et des points de vente à la fin du mois entraînera 200 mises à pied.

Voir l’article Grandeur et misère du participe présent de Jacques Desrosiers dans L’Actualité terminologique (repris dans les Chroniques de langue), vol. 34,  3 (2001).

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