mille/mil

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Emploi vieilli

L’emploi de mil dans le sens de mille est vieilli. Il est préférable d’écrire mille en tout temps :

  • l’an mille (plutôt que : l’an mil)
  • l’an deux mille (plutôt que : l’an deux mil)
  • en deux mille cinq (plutôt que : en deux mil cinq)
  • en trois mille cent avant Jésus-Christ (plutôt que : en trois mil cent) 

Emploi correct

La graphie mil est encore admise pour exprimer une date dans des textes juridiques ou des contrats :

  • mil neuf cent quatre-vingt-dix-neuf
  • l’an mil sept cent trente-deux

Origine

Mil provient du latin mille, qui signifiait « un seul millier », tandis que mille est issu du latin milia et désignait « plusieurs milliers ». Mil a donc d’abord représenté le singulier, et mille, le pluriel.

C’est ainsi qu’on employait autrefois mil pour exprimer les dates de l’ère chrétienne de 1001 à 1999, où mil est singulier car il n’est pas multiplié.

Au fil du temps, on s’est mis à employer les deux formes indifféremment pour désigner le singulier. Puis, la graphie mille s’est peu à peu imposée comme la seule forme, au pluriel comme au singulier.

Avec et

La conjonction et subsiste dans certaines expressions consacrées et certains titres d’ouvrages :

  • Les mille et une nuits
  • Il y a mille et une façons de… (faire quelque chose)

Renseignements complémentaires

Voir l’article Mil aurait-il franchi ses derniers milles? de Christine Hébert et Christiane Melançon dans Chroniques de langue.

Voir aussi mille (trait d’union).

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