Les temps changent, notre vocabulaire aussi

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Publié le 
8 septembre 2020
Rédigé par  , sous-ministre adjoint, Patrimoine canadien

Ces derniers temps, j’ai été amené à réfléchir à nos façons de communiquer. La pandémie de COVID-19 a changé tellement de choses dans nos vies personnelles et professionnelles. Plus que jamais, nous utilisons une diversité d’outils de clavardage et de vidéoconférence pour échanger entre nous. En plus, de nouveaux mots sont venus enrichir notre vocabulaire courant. Des termes et des concepts autrefois rares ou réservés aux spécialistes font désormais partie de notre langage de tous les jours. Combien de fois avions-nous parlé de « distanciation sociale » en 2019? Connaissions-nous même le sens de cette expression?

Au cours de ma carrière, j’ai eu le privilège de travailler dans un certain nombre de ministères et d’organismes. Pour moi, la joie de servir dans la fonction publique vient entre autres de l’occasion que cela me donne de me plonger dans des domaines variés, de me renseigner sur la multitude de politiques, de programmes et d’activités des différents organismes, et de collaborer avec des gens fantastiques et talentueux au cœur de cultures organisationnelles diversifiées. Mon parcours professionnel m’a bien gâté à cet égard.

J’ai grandi à Toronto dans une famille unilingue, mais j’ai eu la chance de faire mes études primaires et secondaires à l’école française. L’apprentissage du français a fait naître chez moi l’amour des langues et des mots. Quand je suis venu à Ottawa pour étudier à l’université, je tenais à ce que mon programme comprenne des cours de littérature française. C’est le hasard qui m’a amené à faire carrière dans la fonction publique, mais ma capacité de communiquer tant en français qu’en anglais m’a ouvert des portes durant toute ma carrière et m’a permis de goûter toute la richesse que la fonction publique a à offrir.

Dans chaque ministère ou organisme, j’ai remarqué des différences dans les usages, dans la façon d’utiliser certains mots ou termes pour décrire la réalité. C’est normal. Quand on arrive dans une nouvelle organisation, il y a une courbe d’apprentissage à suivre, et on s’adapte. Mais je dois admettre qu’à eux seuls, les sigles et acronymes peuvent représenter un défi considérable!

Il y a quelques mois, je n’avais encore jamais utilisé les termes « sérosurveillance » et « épidémiologie », ni parlé d’application mobile de recherche des contacts. Aujourd’hui, ces termes importants sont employés partout au pays par nos responsables de la santé publique et reviennent souvent dans le discours sur la pandémie, que ce soit dans les communications en ligne ou dans les médias. En ce qui concerne l’équipement de protection individuelle, ou EPI, qui d’autre qu’un médecin aurait pu expliquer ce qu’est un masque N95 ou comment il se distingue d’un couvre-visage non médical? Aujourd’hui, ces mots font tous partie de notre vocabulaire et de nos vies quotidiennes. Ils sont essentiels à la compréhension de ce que nous faisons pour enrayer la pandémie et préserver la santé des Canadiennes et des Canadiens.

Comme sous-ministre adjoint au ministère du Patrimoine canadien, j’ai eu la chance incroyable de mener la réalisation de plusieurs priorités gouvernementales, dont la mise en œuvre de la Loi sur les langues autochtones. Depuis le mois d’avril, je suis affecté à l’Agence de la santé publique du Canada, où je contribue aux mesures d’urgence visant la COVID-19. Dans ce nouveau rôle, j’acquiers une expérience pratique de la terminologie de la COVID-19, que j’utilise tous les jours.

Au cours des prochains mois, combien d’autres mots allons-nous intégrer à notre vocabulaire courant? Je suis persuadé qu’au fil de ma carrière dans la fonction publique, je continuerai d’apprendre toutes sortes de termes dans des circonstances inattendues. Si vous avez envie d’en apprendre plus sur la terminologie liée à la pandémie, je vous invite à consulter le Lexique sur la pandémie de COVID-19 (s’ouvre dans un nouvel onglet) du Bureau de la traduction.

Traduit par Marc-André Descôteaux, Portail linguistique du Canada

Avertissement

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À propos de l'auteur

Charles Slowey

Charles Slowey

Charles est actuellement sous-ministre adjoint, Communauté et Identité, au ministère du Patrimoine canadien. Il a occupé auparavant des postes de direction dans les domaines des politiques, de la prestation de programmes et des communications au sein de divers ministères et organismes.

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