Le bilinguisme : ce qu’il signifie pour moi

 

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Date de publication : 
5 septembre 2017
Rédigé par : Stéphan Déry , président-directeur général du Bureau de la traduction

Parler deux langues fait partie de ma vie depuis bien longtemps. À mon arrivée dans la fonction publique en 1990, je n’étais pas tout à fait bilingue, mais travailler à Ottawa m’a permis de perfectionner ma langue seconde. Je parlais anglais avec mes collègues anglophones dès que j’en avais la chance et, à l’extérieur du bureau, je parlais toujours français.

On pourrait dire que j’ai atteint un bel équilibre. Avoir l’occasion de parler deux langues régulièrement m’a donné une solide appréciation de la valeur du bilinguisme.

Un nouveau poste a rendu le bilinguisme encore plus précieux à mes yeux

En 2015, j’ai accepté un poste dans la Région de l’Atlantique et j’ai déménagé à Halifax, une ville où l’on parle surtout l’anglais.

Tandis que je me familiarisais avec mes nouvelles fonctions, j’ai vite constaté que beaucoup de mes collègues avaient un véritable intérêt pour la langue et la culture françaises, même s’ils étaient trop timides pour s’adresser à moi en français. S’ils ne parlaient pas couramment français, ce n’était pas faute de désir d’apprendre. Ce qu’il leur manquait, c’était des occasions de s’exercer. Mon équipe et moi avons décidé de remédier à la situation.

Nous avons commencé par organiser, tous les mercredis, une activité qui donnait aux employés la chance de parler français ou anglais entre eux. Ensuite, nous avons lancé diverses autres activités de promotion du bilinguisme. Par exemple, avec la Région du Québec, nous avons créé un programme de jumelage linguistique pour aider les gens à améliorer leur français ou leur anglais. Nous avons aussi proposé des ressources qui permettaient de perfectionner sa langue seconde au quotidien.

Ces activités de collaboration ont eu pour effet de stimuler l’enthousiasme pour l’apprentissage d’une langue seconde.

Devenir bilingue, c’est avant tout découvrir une nouvelle culture

En s’exerçant à parler français et anglais entre eux, mes collègues ont appris à connaître la culture associée à l’autre langue. Ils ont commencé à échanger des idées et des opinions et à discuter de leurs expériences. La richesse des échanges entre mes collègues, dans ce milieu principalement anglophone qu’est Halifax, m’a donné une nouvelle appréciation de ce qu’on gagne quand on comprend non seulement la langue, mais aussi la culture d’autrui. Pour moi, c’est une évidence : découvrir une autre culture nous ouvre les yeux sur de nouvelles façons de penser et d’agir. Et c’est là, à mon avis, que réside la vraie valeur du bilinguisme!

J’aimerais connaître votre opinion. Comment le fait de parler plus d’une langue a-t-il enrichi votre vie? Exprimez-vous dans les commentaires.

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À propos de l'auteur

Stéphan Déry

Président-directeur général du Bureau de la traduction, un organisme de Services publics et Approvisionnement Canada, Stéphan Déry est un ardent défenseur des langues officielles. Il a fait activement la promotion du bilinguisme dans les différentes fonctions qu’il a occupées au cours de sa carrière. L’avenir des langues officielles et ancestrales du Canada lui est cher.

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Pour ma part, être bilingue m’a permis de faire le tour du monde. Avec l’anglais et le français, j’ai pu me faire comprendre partout et échanger avec des gens dont je n’arriverais jamais à apprendre la langue! Nos langues sont parlées dans tant de pays.

Je voudrais bien répondre à votre question: Oui, le fait de parler plus d'une langue a énormément enrichi ma vie!

L'usage de l'anglais en plus du français qui est ma deuxième langue maternelle, s'accroît à mesure que je me rapproche de la concrétisation de mon projet d'émigration professionnel au Canada. Je trouve très enrichissant le bilinguisme (anglais, français), dont je compte faire mon atout professionnel premier une fois au Canada. Au delà de juste deux langues, il s'agit de deux belles cultures qui viennent étayer mon cv en particulier et ma personnalité en général.

Le taux de bilinguisme au Canada, selon le dernier recensement (2016) est de 0,0047 %. De 34 767 255 personnes, seulement 165 325 parlent anglais et français au niveau de langue natale. C'est un dur constat, compte tenu des efforts qui ont été faits et qui se font toujours pour le favoriser. Néanmoins, il faut sûrement faire plus en redessinant la stratégie, parce qu'il n'y a plus de doute sur le fait que le bilinguisme (ou plutôt le multilinguisme) est une nécessité pour mieux réussir dans un monde globalisé. Au Canada, on devrait être capables de parler trois langues : anglais, français et espagnol, car ce sont les langues principales de l'Amérique du Nord et du reste du continent.

Merci pour votre commentaire! Il est vrai que, dans le Recensement de 2016, 165 325 personnes ont déclaré avoir 2 langues maternelles, soit l’anglais et le français. Toutefois, pour avoir un portrait plus complet du bilinguisme au Canada, il ne faut pas oublier que 6 216 070 personnes (17,9 %) ont répondu qu’elles étaient capables de soutenir une conversation dans les 2 langues officielles. Cela étant dit, le bilinguisme et le multilinguisme sont bel et bien des atouts importants dans notre monde.

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