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Results 1 to 10 of 94 (page 1 of 10)

Expressions bilingues relatives à l’hiver : ne restez pas de glace!

Jeu français qui consiste à choisir l’expression anglaise correspondant à l’expression française liée au froid et à l’hiverEn français comme en anglais, de nombreuses expressions évoquent le froid ou l’hiver. Saurez-vous garder votre sang-froid et trouver l’expression anglaise qui correspond à chacune des expressions françaises suivantes?1. Être gelé ou gelée jusqu’aux osbe frozen as hard as a rock be cold as icebe chilled to the bone2. Glacer le sang dans les veinesmake someone’s blood run coldgive someone the cold shoulderbe cold-blooded3. Être une personne glacialebe hot and coldbe a real cold fishbe cool as a cucumber4. Être blanc ou blanche comme neigebe as pure as the driven snowbe as white as snowbe snowed under5. Faire boule de neigemake snowballscurl up in a ballsnowball6. S’aventurer sur un terrain glissantbe on a slippery slopeskate on thin iceskate around an issue7. Prendre un coup de froidcatch a coldtake a cold blowget cold feet8. Laisser quelqu’un froid ou froideleave someone out in the coldabandon someoneleave someone cold9. Mettre quelque chose sur la glaceice something downput something on icebe the icing on the cake10. Ne pas passer l'hivernot make it through the winternot miss the winternot let the winter pass you by  
Source: Quizzes on the Language Portal of Canada
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8 mots français intraduisibles qui me manquent quand je parle anglais

Billet de blogue en français traitant de mots français sans équivalent direct en anglais, et de leurs divers sens.Depuis la conquête de l’Angleterre par les Normands, en 1066, l’anglais et le français sont intimement liés par des siècles d’échanges de mots et un bassin commun de mots d’origine romane. Je suis une Canadienne anglophone, mais j’ai fréquenté l’école française dès la maternelle. J’ai rapidement découvert les similarités entre les deux langues et j’apprenais facilement mes leçons. Mais il y a toujours des mots français qui me manquent quand je parle anglais. Certains n’ont tout simplement pas d’équivalent! Je finis par les utiliser en français dans mes conversations anglaises. Est-ce que je me fais comprendre? Ça, c’est une autre question... 1. Si « Si » est un petit mot porteur de tant de sens. En anglais, on le traduit généralement par if, so ou yes. Mais en français, « si » est un mot spécial parce qu’il veut dire à la fois « oui » et « non ». Il faut toutefois l’utiliser correctement et dans le bon contexte, car il sert à répondre par l’affirmative à une question ou une affirmation négative. Exemple : — Tu n’aurais pas fait la lessive? — Si! J’ai déjà rangé les vêtements propres! Enfant, quand j’ai appris ce mot, mon petit moi anglophone a été stupéfait par les possibilités qu’il apportait. Il faut croire que j’étais déjà fascinée par la linguistique, car je trouvais ça merveilleux! Puisque le français a tendance à formuler les questions à la forme négative, le mot « si » est indispensable. En anglais, on aime poser les questions à la forme affirmative, ce qui explique peut-être que cette langue n’ait pas de mot équivalent. Quand je parle anglais, je me trouve souvent prise au piège quand j’ai besoin d’un mot pour contredire une affirmation négative. Je finis alors par bredouiller un « si, si, si » aussi confus qu’inutile! 2. Chez La préposition « chez » (en anglais seulement) se démarque de toutes les prépositions en ce qui concerne sa traduction en anglais. Elle se traduit couramment par at, for, among ou in. « Chez » renvoie habituellement à un lieu, à un domicile ou à un commerce, mais s’insère également dans plus d’une expression. Exemple : Je t'appellerai une fois que je serai chez moi. / I will call you once I get home. La plupart du temps, « chez » signifie « à l’endroit qui appartient à ». On comprend bien, au nombre de mots qu’il faut pour expliquer cette simple préposition, qu’il n’existe pas un seul mot qui la traduise parfaitement en anglais! 3. Tartiner « Tartiner » signifie « étaler quelque chose », généralement sur une tartine (un morceau de pain grillé). Vu la place qu’occupent le fromage et le pain dans la culture française, l’existence de ce curieux verbe n’est pas étonnante! J’aime tant dire « tartiner » – la sonorité du mot évoque presque sa signification! L’absence de ce mot en anglais ne m’empêchera pas de demander, dans la langue de Shakespeare : « pass the caramel au beurre salé so I can tartiner my toast »! 4. Bof Le mot « bof » est aussi français que le vin, le haussement d’épaules et l’expression « n’importe quoi! ». Quand une affirmation les laisse indifférents ou leur déplaît, les francophones utilisent l’interjection « bof! ». Cette exclamation est difficile à traduire avec précision en anglais, car elle dénote tantôt le mécontentement, tantôt l’indifférence. Les mots anglais les plus proches seraient whatever! ou meh!, mais ils ne sonnent pas aussi bien à mes oreilles. Bof! Je vais continuer d’employer l’interjection française! 5. Voilà « Voilà » est un autre de ces tout petits mots porteurs de tant de significations. Employé comme expression, il se traduit de multiples façons en anglais. Par exemple, il peut vouloir dire « here/there » et « this/that », mais il sert également à insister sur un élément, à simplement combler un silence ou à appuyer une affirmation. En français, « voilà » comprend tous ces sens. Formé à partir du verbe « voir » et de l’adverbe « là », il signifie littéralement « vois là ». Exemple : — T’as vu mon téléphone? / Have you seen my phone? — Sur la table, le voilà! / It's on the table; here it is! « Voilà » est un mot-cheville particulièrement utile que l’on peut notamment insérer à la fin d’une phrase comme un synonyme de l’expression « en effet ». C’est un mot tout simplement indispensable, voilà! 6. Bref Le mot « bref », cousin de l’adverbe « brièvement », correspond approximativement à l’anglais brief et dénote une période courte. Dans la conversation, on utilise souvent « bref », « enfin bref » et « bon bref » pour combler un silence ou pour conclure une idée. Dans la langue parlée, « bref » pourrait se traduire par les expressions in a nutshell, to make a long story short, basically ou anyway, mais aucune de ces expressions anglaises n’a le punch de ce mot français. Bref, ce mot résume bien les choses et il me manque en anglais! 7. Flemme J’espère que vous n’avez pas la flemme de continuer à lire mon billet! « Avoir la flemme » veut dire « être paresseux », mais aussi « ne pas avoir l’énergie ». On retrouve le plus souvent « la flemme » après le verbe « avoir »; l’expression « avoir la flemme » se traduit à peu près en anglais par I don’t feel like it (je n’en ai pas envie). Bien sûr, on peut dire en anglais qu’« on n’a pas le cœur à la fête ce soir », mais n’est-il pas plus amusant de dire que c’est « because you have la flemme »? Le nom « flemme » a donné naissance au verbe « flemmarder », mon mot préféré pour dire « paresser ». 8. Spleen Je pense que j’ai gardé le meilleur pour la fin. Comme « flemme », « spleen » a été popularisé par la littérature française du 19e siècle. Il décrit un sentiment de mélancolie sans cause apparente. Le spleen et la flemme sont des notions voisines et les deux sont des états d’âme typiquement français qui n’ont pas d’équivalent anglais. Voilà, bref, 8 mots qui me manquent quand je m’exprime en anglais. Et vous, y a-t-il des mots français qui vous manquent dans la langue anglaise? Traduit par Marc-André Descôteaux, Portail linguistique du Canada
Source: Our Languages blog (posts from our contributors)
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Concevoir un lexique bilingue : l’approche collaborative

Billet de blogue en français expliquant comment Parcs Canada a produit un lexique bilingue pour faciliter le travail de tout son personnel.Réserve de ciel étoilé, corps du ciel profond, cub-of-the-year, benchmark ecosystem… autant de termes et d’expressions qui sont utilisés dans le cadre des activités de Parcs Canada, mais dont l’équivalent n’est pas nécessairement connu dans l’autre langue officielle par ceux qui les utilisent. Vous imaginez les problèmes de communication que ça peut créer? Heureusement, un traducteur-réviseur particulièrement débrouillard avait la solution! Bien au fait des difficultés qu’avaient ses collègues dans leur travail, il savait qu’un lexique bilingue serait d’une grande utilité. Justement, il constituait depuis des années sa propre base de données linguistique bilingue qu’il espérait partager avec eux un jour. Le moment était venu d’en profiter!   Consulter pour concevoir un outil efficace et pertinent L’équipe du Laboratoire d’innovation de Parcs Canada a offert au traducteur-réviseur de l’aider à mettre sur pied un projet pilote. Nous avons vite compris que pour réussir, il faudrait consulter de nombreux collaborateurs internes. Nous avons donc adopté une approche collaborative en 3 étapes : Nous avons d’abord créé un comité consultatif composé de langagiers et d’experts de divers domaines. Nous les avons interrogés sur leurs besoins et leurs attentes comme futurs utilisateurs du lexique. En parallèle, nous avons fait des recherches et consulté des informaticiens pour explorer les plateformes technologiques disponibles. Nous avons transféré la banque de données dans un fichier Microsoft Excel. Nous pensions que cet outil avait beaucoup de potentiel, mais la lourdeur du fichier nous a vite fait comprendre que nous devions chercher une autre solution. Malgré les limites de Microsoft Excel, nous avons invité les membres du comité consultatif à tester le lexique pendant 6 semaines. Leur rétroaction a été extrêmement utile. Elle nous a aidés à valider la pertinence du contenu et à cerner ce qui comptait le plus pour les utilisateurs. En effet, nous en avons conclu que c’est la simplicité d’utilisation qui primait. Nous avons donc transformé le lexique en un tableau que nous avons publié dans l’intranet. Un rêve devenu réalité Après des mois de consultations et d’entrée de données, le lexique bilingue de Parcs Canada a été mis en ligne. Il compte plus de 2400 termes et expressions couramment utilisés par l’équipe et les collaborateurs de Parcs Canada. On y trouve aussi des expressions à éviter, des contextes et des liens vers des sources fiables, ainsi que des notes explicatives. Quelques conseils pour établir votre propre lexique Si vous songez à créer un lexique bilingue pour votre organisme, pensez aux personnes ou aux groupes qui pourraient vous aider. Dans notre cas, le Laboratoire d’innovation a joué un rôle central. Il a trouvé les personnes les mieux placées pour participer et a vu à ce que le projet se déroule rondement. Nous avons aussi fait appel à des professionnels de la langue et à des experts de différents domaines à Parcs Canada. Ces collaborateurs choisis ont participé au projet dès le début et nous ont aidés à produire un outil qui répond vraiment à leurs besoins. Ainsi mobilisés, ils sont devenus naturellement des ambassadeurs du lexique. Cela contribuera à assurer sa pérennité. Votre entreprise ou votre organisme a-t-il déjà produit un document comme le nôtre? Sinon, pensez-vous qu’il gagnerait à le faire? Parlez-nous-en dans la section des commentaires.
Source: Our Languages blog (posts from our contributors)
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Expressions imagées bilingues 2

Jeu où il faut choisir, pour une expression anglaise donnée, l’expression imagée française qui lui correspond.Toutes les langues possèdent des expressions imagées qui rendent les textes plus vivants, plus éloquents. Mais d’une langue à l’autre, on a souvent recours à des images fort différentes pour exprimer la même idée. Trouvez l’expression française qui correspond à chacune des expressions anglaises suivantes :1. to blow one’s own hornsouffler dans sa trompettese péter les bretellesflatter quelqu’un dans le sens du poil2. to have a lot on your plateavoir du pain sur la planchene pas être dans son assietteen avoir plein le dos3. Move your feet, lose your seatQuand le chat n’est pas là les souris dansentUn de perdu, dix de retrouvésQui va à la chasse perd sa place4. a tall taleune longue histoireune histoire à dormir deboutun conte de fées5. to give the shirt off one’s backavoir le cœur sur la mainavoir la bride sur le coulaisser sa chemise6. to be a no-showne pas être drôleposer un lapinprendre la poudre d’escampette7. things always come in threesil n’arrive jamais rien pour rienun ménage à troisjamais deux sans trois  
Source: Quizzes on the Language Portal of Canada
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Mots de tête : « revers de la main »

Un article sur l’expression balayer d’un revers de main
Frèdelin Leroux fils (L’Actualité terminologique, volume 25, numéro 2, 1992, page 20) C’est méconnaître l’originalité inventive de Paul Morand que l’écarter d’un revers de la mainNote de bas de page 1.(R. Duhamel, Le Devoir, 26.5.84.) Ce n’est un secret pour personne que les dictionnaires sont incomplets. Aussi, il n’y a pas de quoi en faire un plat. Mais vous avouerez que c’est quand même agaçant de faire la tournée des grands dictionnaires (et des moins grands), à la recherche d’une expression qu’on lit ou qu’on entend à tout bout de champ, et de se retrouver Gros-Jean comme devant. Par exemple, c’est en vain que vous chercheriez revers de (la) main dans le sens où Roger Duhamel l’emploie. D’après les dictionnaires, la fonction du revers de la main est double : vous permettre d’essuyer la sueur qui vous perle au front (Lexis) et, au besoin, vous fournir le moyen de clore la bouche d’un importun (Robert). C’est un peu court, me direz-vous. Heureusement, au pays de l’école polyvalente, le revers est beaucoup plus… polyvalent. On s’en sert pour balayer, congédier, écarter, rejeter ou répudier un peu n’importe quoi : un danger, une demande, un importun, une objection, et j’en passe. En somme, tout ce qui ne fait pas notre affaire. La lecture de quelques numéros du Devoir ou de La Presse nous en fournirait une belle moisson. Et il n’y a pas que nos journalistes qui l’emploient. Des personnalités, comme on dit, Roger Duhamel, Solange Chaput-RollandNote de bas de page 2 ou René Lévesque ne dédaignent pas de s’en servir. L’autobiographie de René LévesqueNote de bas de page 3 ayant été traduite, je suis allé vérifier comment le traducteur avait rendu balayer d’un revers de main. Littéralement : to dismiss with the back of one’s hand. Aussitôt, le voyant Attention! anglicisme s’est mis à clignoter. Mais j’eus beau consulter les dictionnaires anglais, l’expression ne semble pas connue. Un collègue anglophone m’a d’ailleurs confirmé que ce n’était pas très courant, qu’il dirait plutôt to dismiss with a wave of the hand. D’autre part, comme j’avais rencontré la tournure dans un article traduit de l’anglais, je me suis reporté à l’original, pensant y retrouver… Pas du tout, voici que qu’on y lit : High court judgments can be vacated effortlessly. Pour traduire vacate ainsi, me suis-je dit, il fallait que la locution fût profondément ancrée dans le subconscient du traducteur. C’est ce qui m’a amené à écarter la possibilité d’un calque. S’agirait-il d’un québécisme, alors? Pas davantage. Plusieurs exemples le confirment. Commençons par deux citations, très près du sens propre :Ceux qui (…) étalent tout leur jeu et (…) le raflent d’un revers de mainNote de bas de page 4.Des bras de banquier, qui raflent l’or d’un revers de mainNote de bas de page 5. Enchaînons avec une traduction de l’allemand :Comme effacés d’un revers de main, les assaillants disparurent…Note de bas de page 6. Le Monde nous en fournit trois exemples :(…) les hégéliens et les spiritualistes qui éliminent Sartre d’un revers de mainNote de bas de page 7.Congédier d’un revers de main toute instance socio-économiqueNote de bas de page 8.Tout autant que l’interrogation sur le droit de conquête, qui ne peut être balayée d’un revers de main…Note de bas de page 9. Voici deux variantes, qui ont exactement le même sens :Le chef du personnel (…) fut découvert et balayé du tranchant de la mainNote de bas de page 10.Tout ça… avec le geste d’écarter quelque chose du dos de la mainNote de bas de page 11. Enfin, on trouve aussi des exemples dans des ouvrages dits sérieux :(…) les massacres des opposants sont balayés d’un revers de la main…Note de bas de page 12. Dont celui-ci, où il y a ce que j’appellerais un sens doublement figuré :(…) balayer d’un revers mental tous les ragotsNote de bas de page 13. Il ne fait aucun doute, à mon avis, que cette expression est tout à fait française. On l’emploie, au figuré, depuis une bonne vingtaine d’années. Il ne peut s’agir que d’une lacune, que les dictionnaires s’empresseront de combler. Mais il faudrait peut-être en informer les lexicographes. S’il y a un(e) volontaire qui veut bien s’en charger, je lui dédierai volontiers mon prochain billet.RéférencesNote de bas de page 1 Heureusement que L’Actualité terminologique ne publie pas toujours mes billets au fur et à mesure. Autrement, je ne pourrais pas vous faire profiter de mes trouvailles de dernière minute. D’un revers de main figure dans le Dictionnaire des locutions idiomatiques françaises(note 13), avec la définition suivante : sans y attacher d’importance, en faisant un geste de dédain.Mais le plus intéressant, c’est l’exemple :Mgr Trochu (…) ne peut être écarté d’un revers de main.Il est tiré d’une chronique du célèbre Aristide, grammarien, parue dans Le Figaro littéraire du 22 septembre 1969.Retour à la référence de la note de bas de page 1Note de bas de page 2 Solange Chaput-Rolland, Regards 87, Montréal, Cercle du Livre de France, 1968, p. 58.Retour à la référence de la note de bas de page 2Note de bas de page 3 René Lévesque, Attendez que je me rappelle, Montréal, Québec/Amérique, 1986, p. 308.Retour à la référence de la note de bas de page 3Note de bas de page 4 Georges Duhamel, Scènes de la vie future, Mercure de France, 1958, p. 136. (Paru en 1930.)Retour à la référence de la note de bas de page 4Note de bas de page 5 Alexandre Vialatte, L’éléphant est irréfutable, Presses Pocket, 1989, p. 296. (Article paru vraisemblablement en 1963.)Retour à la référence de la note de bas de page 5Note de bas de page 6 Ernst Jünger, Orages d’acier, Folio, 1974, p. 256. (Paru chez Christian Bourgeois en 1970. Traduit par Henri Plard.)Retour à la référence de la note de bas de page 6Note de bas de page 7 Pierre Lepage, Le Monde, 25.10.85.Retour à la référence de la note de bas de page 7Note de bas de page 8 Ibid., 29.11.86.Retour à la référence de la note de bas de page 8Note de bas de page 9 Philippe Boucher, Le Monde, 1.9.90.Retour à la référence de la note de bas de page 9Note de bas de page 10 Maurice Jaquier, Simple militant, Denoël/Lettres nouvelles, 1974, p. 69.Retour à la référence de la note de bas de page 10Note de bas de page 11 Robert Musil, L’Homme sans qualités, tome 2, Folio, 1974, p. 514. (Paru au Seuil en 1957. Traduit par Philippe Jacottet.)Retour à la référence de la note de bas de page 11Note de bas de page 12 Nina et Jean Kéhayan, La nuit du prolétaire rouge, Éditions Rombaldi, 1981, p. 30.Retour à la référence de la note de bas de page 12Note de bas de page 13 Bruno Lafleur, Dictionnaire des locutions idiomatiques françaises, Éditions du Renouveau pédagogique, Montréal, 1979.Retour à la référence de la note de bas de page 13
Source: Chroniques de langue (language professionals’ insights on French language issues)
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détail (pour plus de détails)

Article sur l’expression pour plus de détails.
Il est correct de rendre l’expression anglaise for more details par pour plus de détails. Certains auteurs la préfèrent même à pour de plus amples détails, les mots amples et détails évoquant des idées contradictoires. Pour plus de détails sur l’étude, contactez la personne responsable. Vous pouvez lire, pour plus de détails, les articles que contient votre pochette. Si l’expression semble cavalière dans certains contextes, par exemple dans une lettre adressée à un ministre, on peut toujours la remplacer par une formule plus relevée comme si vous souhaitez davantage de précisions.
Source: Clés de la rédaction (French language problems and rules)
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Mots de tête : « du même souffle »

Un article sur l’expression du même souffle
Frèdelin Leroux fils (L’Actualité terminologique, volume 31, numéro 2, 1998, page 9) Et on condamne Israël du même souffle, pour les bavures de sa police…(Michel Régnier, cinéaste, Le Devoir, 29.3.88.) Les anglophones ont de la veine, ils peuvent faire plein de choses que notre langue nous interdit. Ils peuvent, par exemple, « parler des deux côtés de la bouche en même temps ». Ou « à travers leur chapeau ». Et par défi, ils iront même jusqu’à le manger, leur chapeauAller à la remarque a. Tour à tour maladroits ou contorsionnistes, ils se tirent dans le pied (sans grand préjudice corporel, d’ailleurs) ou se le mettent dans la bouche à tout bout de champ. Heureusement qu’il nous arrive de leur damer le pion : ils sont bien incapables, que je sache, de gagner une course les doigts dans le nez. Ils ont également un souffle assez particulier. Non seulement ils peuvent « rire sous leur souffle », mais ils sont capables (grâce au fameux « second souffle »?) de dire deux choses, souvent opposées, « du même souffle ». C’est une technique qui ne semble pas avoir de secret pour les Québécois. J’ai relevé chez nous une bonne quarantaine d’exemples de l’expression « du même souffle ». Nous l’apprêtons littéralement à toutes les sauces. On peut annoncer, répéter ou affirmer; rejeter, dénoncer ou reprocher; regretter, adoucir ou accueillir – tout et son contraire – du même souffle. Pour certains, c’est une façon d’apprendre une nouvelle :Catherine apprend du même souffle que sa mère biologique vit toujours en Chine et qu’elle va bientôt mourirNote de bas de page 1. D’autres arrivent même à « voir » par ce moyen :Mais on voit du même souffle l’avantage qu’un pays plus dynamique peut retirer d’une monnaie communeNote de bas de page 2. Et jusqu’aux budgets qui s’animent :Du même souffle, le budget d’hier indique qu’il faudrait bien que […]Note de bas de page 3. Retour à la remarque a Si l’on se fie au Harrap’s portatif (1993) et au Larousse bilingue (1994), les Français commenceraient à s’adonner à ce rituel un peu bizarre. Vous me direz qu’il y a de l’abus. J’en conviens. Mais il ne faudrait pas pour autant jeter le bébé avec l’eau du bain. Examinons plutôt la coupable. « In the same breath » signifie « at the same time or about the same time », « almost simultaneously ». Un vieux dictionnaireNote de bas de page 4 de 1907 traduit justement par « au même instant ». Au départ, le sens est à peine figuré, comme dans l’exemple classique « they are not to be mentioned in the same breath ». À peu près tous les dictionnaires traduisent par « on ne saurait les comparer », mais on trouve dans The GimmickNote de bas de page 5 d’Adrienne une formule plus imagée. « Parler en même temps des fromages américains et français, c’est mélanger les torchons et les serviettes » est rendu ainsi : « You can’t talk about American cheeses and French cheeses in the same breath. » (Les Américains ont dû aimer!) Mais le sens qu’on rencontre le plus souvent aujourd’hui est celui que donne le Cobuild English DictionaryNote de bas de page 6 : « You can use in the same breath or in the next breath to indicate that someone says two very different or contradictory things ». C’est l’exemple qu’on trouve dans le dictionnaire de PetitNote de bas de page 7, dès 1934 : « he contradicts himself in the same breath – il se contredit d’un instant à l’autre ». Comment les dictionnaires récents rendent-ils cette expression? Le Robert Collins Senior s’en tient à peu près à ce que donne Petit : « she contradicted herself in the same breath – elle s’est contredite dans la même seconde ». Chose étonnante, le Grand Larousse bilingue se contente de l’exemple classique. Il n’y a que le Hachette-Oxford pour faire montre d’un peu d’audace : « in the same breath – dans la foulée ». Et dans la partie français-anglais : « dans la foulée, il a ajouté – in the same breath, he added. » (Il est intéressant de voir que, dans le Trésor de la langue française, « dans la foulée » a le même sens que « in the same breath » : « simultanément, en même temps ».) « Du même souffle » est de loin la tournure la plus courante chez nous. Que ce soit Lise Bissonnette ou Gilles Lesage du Devoir, Michel Vastel ou André Nadeau du Droit, Lysiane Gagnon ou Pierre Foglia de La Presse, ou Jean Paré de L’Actualité. Ou même Pierre Bourgault. Tous l’emploient. Y compris des universitaires. Mais on trouve aussi la variante « dans un même souffle » (La Presse, 4.2.95). Bien que très rarement. Par contre, « dans le même souffle » est plus fréquent. Je l’ai rencontré chez Nathalie PetrowskiNote de bas de page 8, Gil CourtemancheNote de bas de page 9 et Yves ThériaultNote de bas de page 10 (l’exemple le plus ancien que j’ai trouvé). « Dans le même souffle » est la formule que les Français semblent préférer, les journalistes notamment :Dans le même souffle, Fonda dénonce l’impérialisme culturel […]Note de bas de page 11.Les milieux officiels israéliens se sont félicités de la libération de Nelson Mandela et, dans le même souffle, ont rejeté toute comparaisonNote de bas de page 12. Et l’auteur d’un très bel ouvrage sur le Liban :Le président annonçait le retour de nos soldats à Beyrouth. [Il] précisait dans le même souffle que nous ne serions sur place que […]Note de bas de page 13. Malgré les apparences, les Français ne sont pas allergiques à « notre » tournure. Alain Finkielkraut, par exemple, emploie « du même souffle » :Deux nations, la Slovénie et la Croatie, proclament leur indépendance, et affirment du même souffle leur européanitéNote de bas de page 14. Et un chercheur du CNRS utilise une légère variante :Ils dénonçaient d’un même souffle l’« impiété » du pouvoir et l’injustice sociale dont souffrait une jeunesse interdite d’avenirNote de bas de page 15. Inutile de dire que ces variantes sont toutes inconnues des dictionnaires. Aussi, rien d’étonnant à ce que vous ayez des scrupules à les employer. Mais si les traductions que les dictionnaires nous proposent ne vous satisfont pas, voici quelques expressions qui pourraient vous être utiles :Comme si l’on considérait que la résistance […] doit, d’une même haleine, se poursuivre et s’accroîtreNote de bas de page 16.Mais l’auteur ajoute du même mouvement : « Et ils l’espèrent bienNote de bas de page 17. »Or, en défendant dans le même mouvement le voile islamique et la kippa juive […]Note de bas de page 18. J’ai trouvé un exemple de cet usage chez nous :Étonnantes invectives de la part d’un littérateur qui, dans le même mouvement où il invective Richler, déclare sans ambages qu’il ne l’a pas luNote de bas de page 19. Voici une dernière locution, qu’on ne trouve qu’au sens propre dans les dictionnaires, mais qu’on voit souvent employée dans un sens figuré et qui ferait un bon équivalent de l’expression anglaise :[…] je n’avais aucune envie de pleurer sur le sort d’un vieillard [Pétain] qui m’avait volé ma carte d’identité et qui […] décrétait dans le même temps que je n’étais bon à rien […]Note de bas de page 20. Si aucune de ces solutions ne vous agrée, vous pourrez toujours vous rabattre sur celles qu’on trouve dans la dernière édition du MultidictionnaireNote de bas de page 21. Marie-Éva de Villers est la première et – sauf erreur – la seule à signaler que « du même souffle » est un calque de l’anglais. Outre la traduction du Hachette-Oxford (« dans la foulée »), elle nous propose « d’un seul élan, sur son élan ». Toutes ces façons de dire sont certes utiles, et devraient vous dépanner à l’occasion, mais je gagerais mon exemplaire en lambeaux des Nouvelles remarques de Monsieur Lancelot que « du même souffle » (ou « dans le même souffle ») finira bien un jour par aller rejoindre dans les dictionnaires ce « second souffle » que nous avons déjà volé aux anglophones.RéférencesNote de bas de page 1 Gisèle Desroches, Le Devoir, 14.3.98.Retour à la référence de la note de bas de page 1Note de bas de page 2 Georges Mathews, L’Accord, Éditions Le Jour, Montréal, 1990, p. 69.Retour à la référence de la note de bas de page 2Note de bas de page 3 Denis Lessard, La Presse, 22.5.93.Retour à la référence de la note de bas de page 3Note de bas de page 4 Alfred Elwall, Dictionnaire anglais-français, Ch. Delagrave, Paris, 14eéd., 1907.Retour à la référence de la note de bas de page 4Note de bas de page 5 Adrienne, The Gimmick Spoken American and English, tome 2, Flammarion, 1972, p. 133-134.Retour à la référence de la note de bas de page 5Note de bas de page 6 Collins Cobuild English Dictionary, Harper Collins, Londres, 1995.Retour à la référence de la note de bas de page 6Note de bas de page 7 Ch. Petit, Dictionnaire anglais-français, Hachette, Paris, 1934.Retour à la référence de la note de bas de page 7Note de bas de page 8 Nathalie Petrowski, Le Devoir, 15.9.90, 1.2.92 et 6.6.92.Retour à la référence de la note de bas de page 8Note de bas de page 9 Gil Courtemanche, Chroniques internationales, Boréal, Montréal, 1991, p. 165. Voir aussi Le Soleil du 19.12.92.Retour à la référence de la note de bas de page 9Note de bas de page 10 Yves Thériault, « Le dernier igloo », in L’herbe de tendresse, VLB éditeur, Montréal, 1983, p. 105. (Nouvelle vraisemblablement parue au début des années 60.)Retour à la référence de la note de bas de page 10Note de bas de page 11 Pierre Dommergues, Le Monde Dimanche, 21.2.83.Retour à la référence de la note de bas de page 11Note de bas de page 12 Alain Franchon, Le Monde, 13.2.90. Voir aussi Le Monde du 17.8.89.Retour à la référence de la note de bas de page 12Note de bas de page 13 Jean-Pierre Péroncel-Hugoz, Une croix sur le Liban, Folio/Actuel, 1985, p. 29.Retour à la référence de la note de bas de page 13Note de bas de page 14 Alain Finkielkraut, Comment peut-on être Croate?, Gallimard, 1992, p. 99.Retour à la référence de la note de bas de page 14Note de bas de page 15 Gilles Kepel, Le Monde, 7.3.91.Retour à la référence de la note de bas de page 15Note de bas de page 16 Claude Hagège, Le français et les siècles, Odile Jacob, coll. Points, 1989, p. 10.Retour à la référence de la note de bas de page 16Note de bas de page 17 Jean Guéhenno, Journal des années noires, Livre de poche, 1966, p. 252. Paru en 1947.Retour à la référence de la note de bas de page 17Note de bas de page 18 Alain Finkielkraut, Le Monde, 23.2.90.Retour à la référence de la note de bas de page 18Note de bas de page 19 Nadia Khouri, Qui a peur de Mordecai Richler?, Éditions Balzac, Montréal, 1995, p. 29.Retour à la référence de la note de bas de page 19Note de bas de page 20 Bernard Frank, Le Monde, 21.8.85. Voir aussi Jean-Yves Nau, Le Monde, 5.7.89.Retour à la référence de la note de bas de page 20Note de bas de page 21 Marie-Éva de Villers, Multidictionnaire de la langue française, 3e éd., Québec Amérique, Montréal, 1997.Retour à la référence de la note de bas de page 21
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Mots de tête : « intéressé à » + infinitif

Un article sur l’expression intéressé à suivi d’un infinitif
Frèdelin Leroux fils (L’Actualité terminologique, volume 34, numéro 2, 2001, page 22) Femmes, vieillards, enfants que le malheur accable,Tous sont intéressés à le trouver coupable. (Voltaire) Voltaire aurait dit un jour à je ne sais trop qui que même s’il désapprouvait ses idées, il défendrait jusqu’à la mort son droit de les exprimer. Toutes proportions gardées, j’ai un peu l’impression que c’est mon cas aujourd’hui. Je n’aime pas particulièrement l’expression « intéressé à + infinitif », au sens que nous lui donnons chez nous, et pourtant, je me porte à sa défense. Pour plusieurs raisons. D’abord, parce que je crains que cette tournure, telle qu’employée par Voltaire, ne soit menacée de disparition. C’est du moins l’impression que nous donnent les dictionnaires courants. Car il faut se rabattre sur les « vieux » pour la trouver –le Furetière (1690), le Bescherelle (1887), le Larousse du XXe siècle (1928) –, ou sur quelques grands dictionnaires plus récents –le Dictionnaire encyclopédique  Quillet (1953), le Trésor de la langue française (1983). Ensuite, parce que la tournure a pris un sens nouveau –sous l’influence de l’anglais, dit-on –, qui semble bien être entré dans l’usage. Pas seulement au Québec, mais en France également. La preuve, un grammairien bien connu la condamne. À l’été 99, Jacques Drillon lançait un quiz sur la langue dans le Nouvel Observateur, où il posait cette « colle » au lecteur :La bonne attachée de presse doit demander :Seriez-vous intéressé à parler de ce livre? Seriez-vous intéressé pour [sic] parler de ce livre? Voudriez-vous parler de ce livre? Je ne vous indique pas la bonne réponse… Enfin, j’ajouterais bien une dernière raison, qui n’a sans doute pas le poids des autres, mais c’est pourtant le coup de pouce qu’il me fallait. Une collègue, d’origine française, qu’on pourrait difficilement soupçonner de laxisme, l’écrit sans hésitation dans le journal du service. (Je ne vous dirai pas son nom –question de protéger mes sources et de lui éviter de se faire harceler par plus puriste qu’elle.) Mais commençons par voir ce que ce tour a de fautif. Dans les Maux des motsNote de bas de page 1, Jean Darbelnet écrit que le verbe « intéressé à + infinitif » est « souvent employé d’une façon peu idiomatique qui reproduit la construction anglaise to be interested ». Pour éviter « cet emploi fautif du verbe intéresser », au lieu d’écrire « les personnes intéressées à assurer cet enseignement », il propose « désireuses de ou désirant (ou encore disposées à) ». Un dictionnaire de Faux amisNote de bas de page 2 propose un autre équivalent :Lorsque le verbe to interest est employé dans la structure to be interested in doing sth il correspond plutôt à vouloir, aimer, p. ex., we’re interested in increasing our exports to Africa : nous voudrions accroître nos exportations vers l’Afrique. Curieusement, les auteurs ne soufflent mot de l’usage « classique ». L’ignorent-ils? Le considèrent-ils comme vieilli? Darbelnet prend au moins la peine de signaler que l’usage existe. Et même l’Académie, qui vient (enfin) de faire paraître le tome 2 de son Dictionnaire, ne juge pas utile d’indiquer que le tour aurait vieilli. Elle se contente d’en donner le sens : « avoir intérêt à, y être obligé, engagé par le motif de son intérêt » et de s’approprier l’exemple du Bescherelle : « Vous êtes intéressé à empêcher cet abus d’autorité ». Mais n’en déplaise aux dictionnaires –le Grand Robert, le Grand Larousse de la langue française, les portables, tous l’ignorent souverainement –, c’est un usage qu’on ne saurait écarter du revers de la main. Depuis Mirabeau (1789) et Étienne de  Jouy (1815), en passant par Albert de Mun (1895) et Charles-Ferdinand Ramuz  (1927), jusqu’à Jean Giono (1958) et Rachid Mimouni (1992), on n’a jamais cessé de l’employer. Je me contenterai de deux exemples :Mais personne n’y croit, sauf ceux qui sont intéressés à y croireNote de bas de page 3.[…] hors les produits primaires qu’ils ne sont plus intéressés à produireNote de bas de page 4. Cet emploi n’est pas inconnu de ce côté-ci de l’Atlantique. Je l’ai relevé chez un grand journaliste du 19e siècle :Voilà donc les peuples directement intéressés à favoriser la prospérité […]Note de bas de page 5. Chez un père de la Confédération, Hector Langevin :Le gouvernement central ne sera pas intéressé à attaquer notre religion […]Note de bas de page 6. Et chez un sénateur du tournant du siècle :[…] les autres provinces sont trop intéressées à nous garder pour nous lâcherNote de bas de page 7. Mais revenons à des exemples hexagonaux, où le sens classique commence à s’atténuer :[…] un investisseur intéressé à participer à la réduction de l’insécurité urbaineNote de bas de page 8. Cet exemple est tiré d’un document bilingue rédigé en français. La traduction anglaise est identique : « interested in participating in the reduction of urban insecurity ». Autre exemple :Qui sera intéressé à faire respecter la loi si l’acte prohibé ne nuit à personneNote de bas de page 9? On sent encore l’idée d’« avoir intérêt à », mais dans l’exemple suivant, il s’agit clairement du sens condamné par Drillon :[le jeune éditeur] m’a appelé pour me dire qu’il était très intéressé à nous publierNote de bas de page 10. Parmi plusieurs exemples québécois, l’auteur du Dictionnaire québécois français en laisse échapper un qu’il a entendu à TF1 : « Elles ne sont plus intéressées à retrouver leur familleNote de bas de page 11 ». J’ai également relevé un cas avec « de », chez un universitaire :[…] un vieil homme, qui paraît intéressé de voir un étrangerNote de bas de page 12. Chez nous, on ne compte plus les journalistes qui emploient cette tournure : qu’ils soient du Droit (Adrien Cantin), du Soleil (Michel Vastel), de la Presse (Lysiane Gagnon), ou du Devoir (Chantal Hébert, Jean Dion). Le tour n’est pas inconnu des universitaires non plus (Louis Balthazar, Victor Teboul), ni des essayistes politiques (Pierre Godin, Christian Rioux). On le rencontre même chez deux professeurs de traduction. Dans un des modèles de lettre proposés dans Le français, langue des affaires, ils écrivent :Nous avons toutefois pensé que vous seriez intéressé à comparer le prix de revientNote de bas de page 13. Se seraient-ils laissé prendre au piège? Ou voulaient-ils insister sur le fait que le client éventuel « avait intérêt » à comparer les prix? On peut en douter. Au terme de ce bref tour d’horizon, je dois dire que cette tournure ne me revient toujours pas. Cela tient sans doute au fait que j’ai été conditionné, mais c’est aussi parce qu’il est tellement facile de l’éviter. Il n’en reste pas moins qu’il y a parfois dans cet « intéressé » quelque chose qu’on perdrait à le remplacer. Prenons cet exemple de Michel Vastel : « le pays est intéressé à discuter de réforme ». On peut très bien écrire que le pays « veut » ou « souhaite » discuter de réforme, qu’il en a le goût, qu’il est disposé à le faire, mais dit-on la même chose? Je vous laisse trancher. P.-S. Je découvre à la dernière minute que l’expression figure dans le Harrap’s français-anglais (1972) : « intéressé à faire qqch. –interested in doing sth. ». Malheureusement, sans contexte, il est difficile de savoir si c’est la formule classique, ou le sens condamné.RéférencesNote de bas de page 1 Jean Darbelnet, Les maux des mots, Québec, Presses de l’Université Laval, 1982, p. 77.Retour à la référence de la note de bas de page 1Note de bas de page 2 Jacques Van Roey, Sylviane Granger et Helen Swallow, Dictionnaire des faux amis français-anglais, 2e éd., Paris, Duculot, 1991.Retour à la référence de la note de bas de page 2Note de bas de page 3 Jean Giono, Angelo, coll. Folio, 1995, p. 122. Paru chez Gallimard en 1958.Retour à la référence de la note de bas de page 3Note de bas de page 4 Rachid Mimouni, De la barbarie en général et de l’intégrisme en particulier, Presses Pocket, 1993, p. 20.Retour à la référence de la note de bas de page 4Note de bas de page 5 Étienne Parent, conférence prononcée à l’Institut canadien de Montréal, le 23 septembre 1847.Retour à la référence de la note de bas de page 5Note de bas de page 6 Hector Langevin, Débats parlementaires sur la question de la Confédération, Québec, Hunter, Rose et Lemieux, 1865, p. 375.Retour à la référence de la note de bas de page 6Note de bas de page 7 L.-O. David, Au soir de la vie, Québec, Beauchemin, 1924, p. 185-186.Retour à la référence de la note de bas de page 7Note de bas de page 8 Catherine Vourc’h et Michel Marcus, Sécurité et démocratie, Saint-Amand (France), Forum européen pour la sécurité urbaine, 1994, p. 212.Retour à la référence de la note de bas de page 8Note de bas de page 9 Collectif d’information et de recherche cannabique, Lettre ouverte aux législateurs, Paris, N.S.P., 1997, p. 47.Retour à la référence de la note de bas de page 9Note de bas de page 10 Jean-Bernard Pouy, éditeur de la série noire Le Poulpe, cité par Serge Truffaut, Le Devoir, 7.2.98.Retour à la référence de la note de bas de page 10Note de bas de page 11 Lionel Meney, Dictionnaire québécois français, Montréal, Guérin, 1999.Retour à la référence de la note de bas de page 11Note de bas de page 12 Paul Garde, Journal de voyage en Bosnie-Herzégovine, Paris, La Nuée bleue, 1995, p. 111.Retour à la référence de la note de bas de page 12Note de bas de page 13 André Clas et Paul Horguelin, Le français, langue des affaires, Montréal, McGraw-Hill, 1969, p. 272.Retour à la référence de la note de bas de page 13
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Mots de tête : « tous et chacun »

Un article sur l’expression tous et chacun
Frèdelin Leroux fils (L’Actualité terminologique, volume 17, numéro 4, 1984, page 11) Mourir épuisé par la lutte, c’est graver son nom sur l’espoir de tous et chacunNote de bas de page 1. Si je vous disais que cette phrase est d’un grand écrivain, y trouveriez-vous à redire? Mais si je vous glissais dans le creux de l’oreille qu’elle est d’un romancier québécois, à peu près inconnu, je me demande si vous ne commenceriez pas à la regarder de travers. Et, avec un peu de bonne (!) volonté, vous en viendriez peut-être même à lui trouver des airs de famille avec une certaine expression anglaise… Lors de mon passage aux Débats, Mlle de Buisseret m’avait mis en garde contre « tous et chacun », qualifiant ce tour de solécisme. Mais dans son Guide du traducteur, elle le classe parmi les « calques ou fausses Françaises ». Et pourtant, d’après ses explications, il s’agirait plutôt d’un archaïsme : « tous et chacun de nos concitoyens doivent faire leur part (cette tournure, qui existait en France aux siècles précédents, est aujourd’hui désuète)Note de bas de page 2 ». Pour Geneviève Gilliot, qui trouve que « l’un des deux suffitNote de bas de page 3 », c’est un pléonasme. Mais pour nos virtuoses de la tribune, c’est une expression quasi irremplaçable. Existe-t-il un homme politique québécois capable de faire un discours sans la glisser quelque part? de préférence dans sa préroraison? Que ce soit un pléonasme, je veux bien. Mais utile. À employer à bon escient. À ne pas mettre à toutes les sauces. D’accord. Mais à ne pas écarter systématiquement non plus. Solécisme? J’en doute. Calque de l’anglais? C’est peu probable. Archaïsme? On la rencontre chez des écrivains contemporains, et pas des moindres. À commencer par Romain Rolland, prix Nobel :Je ne sais quelle pression extérieure semblait pousser chacun et tous à parlerNote de bas de page 4… Cette citation est de Tagore, vraisemblablement traduite par Rolland. Celle-ci est de Rolland lui-même :Mais le guru Gandhi n’a lancé que cet unique appel, à chacun et à tousNote de bas de page 5… Les deux suivantes sont d’André Gide :(…) ce qui m’amène à me méfier de tous et de chacunNote de bas de page 6.Et quand on a bu à la santé de tous et de chacunNote de bas de page 7… (On aura remarqué la répétition de la préposition.) L’auteur bien connu de Parlez-vous franglais? l’emploie à deux reprises dans une étude sur Confucius. Étiemble cite d’abord la Grande Étude de Tseng Tse (dans sa propre traduction?) :Depuis le Fils du Ciel et jusqu’aux petits sires, tous et chacun doivent avoirNote de bas de page 8… Un peu plus loin, il écrit, en paraphrasant Confucius :(…) que le tien et le mien soient oubliés de tous et de chacunNote de bas de page 9… Plus près de nous, un grand journaliste, François de Closets :La santé pour tous et pour chacunNote de bas de page 10. Un homme politique, feu Pierre Mendès France :(…) choix conforme aux intérêts de tous et de chacunNote de bas de page 11. Un auteur de romans policiers, A.D.G., apporte une variante un peu particulière :Si vous me racontez des blagues, ça risque d’être votre fête à tous et chacun son tourNote de bas de page 12! Le regretté Romain Gary (alias Émile Ajar) l’écrit trois fois dans le même ouvrage :(…) s’était mis à expliquer à tous et chacunNote de bas de page 13…Les deux autres sont de la même facture. La plus ancienne de ces citations, celle de Romain Rolland, date de 1924. La plus récente, de 1974. Et je viens de relever deux nouveaux exemples dans le MondeNote de bas de page 14 des 4 et 5 février 1983. C’est dire que notre tournure est encore bien vivante. Et qu’elle l’est restée depuis bientôt deux siècles. En effet, d’après Ferdinand Brunot, c’est au temps de la Révolution qu’elle aurait fait son apparition :On sait comment chaque et chacun arrivent à avoir un sens voisin de tous. Tous d’une part, chacun pour son compte, d’où l’expression tous et chacun. On la trouve dans les cahiers [de doléances du bailliage de Reims] en fonction d’adjectif numéral : « la prospérité du royaume et celle de « tous et chacun » les sujets de votre Majesté »Note de bas de page 15. La citation remonte à 1789. Enfin, il y a au moins un dictionnaire qui enregistre cette locution, le Harrap. Dans la partie français-anglais, on la trouve à chacun : « pour chacun et pour tous – for each and everyone ». Et dans la partie anglais-français, à sundry : « for all and sundry – pour chacun et pour tous ». En aussi bonne compagnie, y a-t-il lieu de se faire scrupule de l’employer? Ce serait se priver d’un effet non négligeable. Faites-en l’essai, plutôt. Retirez-vous dans votre gueuloir (comme faisait Flaubert), lisez ces phrases à haute voix, ensuite supprimez l’un ou l’autre élément, et prononcez de nouveau à haute voix. Vous ne trouvez pas qu’il manque quelque chose? C.Q.F.D.RéférencesNote de bas de page 1 Gilles Raymond, Pour sortir de nos cages, Édition : Les Gens d’En Bas, Montréal, 1979, p. 8.Retour à la référence de la note de bas de page 1Note de bas de page 2 Irène de Buisseret, Guide du traducteur, A.T.I.O., Ottawa, 1972, p. 35.Retour à la référence de la note de bas de page 2Note de bas de page 3 Geneviève Gilliot, Ce que parler veut dire, Leméac, Montréal, 1974, p. 40.Retour à la référence de la note de bas de page 3Note de bas de page 4 Romain Rolland, Mahatma Gandhi, Stock, 1924, p. 124. (Le texte de Tagore date de 1921.)Retour à la référence de la note de bas de page 4Note de bas de page 5 Ibid., p. 126.Retour à la référence de la note de bas de page 5Note de bas de page 6 André Gide, Voyage au Congo, Gallimard, coll. « Idées », 1981, p. 29. (Paru en 1927.)Retour à la référence de la note de bas de page 6Note de bas de page 7 ~, Retour de l’U.R.S.S., Gallimard, coll. « Idées », 1978, p. 56. (Paru en 1936.)Retour à la référence de la note de bas de page 7Note de bas de page 8 René Étiemble, Confucius, Gallimard, coll. « Idées », 1966, p. 156. (Paru en 1956.)Retour à la référence de la note de bas de page 8Note de bas de page 9 Ibid., p. 146.Retour à la référence de la note de bas de page 9Note de bas de page 10 François de Closets, En danger de progrès, Gallimard, coll. « Idées », 1972, p. 289.Retour à la référence de la note de bas de page 10Note de bas de page 11 Pierre Mendès France et Gabriel Ardant, Science économique et lucidité politique, Gallimard, coll. « Idées », 1973, p. 198.Retour à la référence de la note de bas de page 11Note de bas de page 12 A.D.G., Berry Story, Gallimard, « Série noire », 1973, p. 73.Retour à la référence de la note de bas de page 12Note de bas de page 13 Romain Gary (Émile Ajar), Gros-Câlin, Mercure de France (1974), coll. « Folio », 1977, p. 55. (Voir aussi p. 105 et 131.)Retour à la référence de la note de bas de page 13Note de bas de page 14 Jean Viguié, Le Monde, 4 et 5 février 1983.Retour à la référence de la note de bas de page 14Note de bas de page 15 Ferdinand Brunot, Histoire de la langue française, tome X, 1re partie, Librairie Armand Colin, 1968, p. 493-494.Retour à la référence de la note de bas de page 15
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Mots de tête : « prendre avec un grain de sel »

Un article sur l’expression prendre avec un grain de sel
Frèdelin Leroux fils (L’Actualité terminologique, volume 31, numéro 1, 1998, page 23) M. Lévesque, qui prenait les menaces avec un grain de sel… (Lise Bissonnette, Le Devoir, 14.1.83) Dans une vieille fiche qui date de 1969, le Comité de linguistique de Radio-Canada nous explique la différence entre « prendre avec un grain de sel » et « with a grain of salt ». Dans le premier cas, nous dit-il, l’expression signifie « avec humour », « sans prendre au sérieux ou à la lettre », alors que la locution anglaise signifie « avec réserve », sans nuance d’humour. Ce qui m’étonne le plus dans cette fiche, ce n’est pas la distinction un peu trop fine à mon goût que le Comité tente d’établir, c’est qu’il soit parvenu à dénicher « prendre avec un grain de sel » dans les dictionnaires. J’ai eu beau chercher, on ne trouve que « cum grano salis ». Dans le Larousse du XXe siècleNote de bas de page 1, par exemple : « cum grano salis (Avec un grain de sel), loc. lat. dans laquelle le mot sel a le sens figuré de enjouement, de badinage, et que l’on emploie pour faire entendre que ce qu’on dit ne doit pas être pris au sérieux ». Avec une citation de Renan où l’on voit bien l’idée d’humour. Dans le Dictionnaire QuilletNote de bas de page 2, qui donne sensiblement la même explication : « parler plaisamment, à la légère ». Et dans les Mots latins du françaisNote de bas de page 3 : « Locution […] qu’on emploie pour indiquer que ce qu’on dit veut faire sourire et ne doit pas être pris à la lettre. » Tout le monde s’entend à merveille sur le sens de l’expression latine, mais toujours aucun signe de son équivalent français. Dans ses LinguicidesNote de bas de page 4, Grandjouan emploie lui aussi la forme latine, mais il lui donne une extension de sens : « Il veut dire qu’elle prend ses promesses cum grano salis, qu’elle n’y croit guère, qu’elle demande à voir, enfin qu’elle est sceptique. » Sans nuance d’humour. Il est éclairant de comparer avec la définition du tour anglais :with a grain (or pinch) of salt [Latinized as cum grano salis] with allowance or reserve; skeptically (Webster’s New World Dictionary, Third Edition, 1994) Comme il s’est écoulé à peine deux ans entre la fiche de Radio-Canada (1969) et Les Linguicides (1971), on peut difficilement prétendre que le sens ait évolué. Alors comment expliquer l’emploi qu’en fait Grandjouan, lui qui est très peu porté sur l’anglicisme? Il se pourrait que la tournure latine ait toujours eu les deux sens, mais que les dictionnaires aient préféré n’en retenir qu’un seul. Au Canada, l’expression latine est rarissime. Nous employons volontiers la tournure française, le plus souvent avec le sens « anglais ». Mais dans l’exemple de Lise Bissonnette cité en exergue, si on peut présumer que M. Lévesque ne prenait pas les menaces au sérieux, je n’y vois pour ma part aucune nuance d’humour. La plupart des exemples que j’ai relevés oscillent entre les deux. Y compris les dictionnaires. Bruno Lafleur ne retient que le sens que Grandjouan donne au tour latin :Prendre (qqch.) avec un grain de sel. – Ne pas prendre trop au sérieux; rester sceptique; se méfierNote de bas de page 5. Mais le Dictionnaire pratique des expressions québécoisesNote de bas de page 6, quant à lui, ménage la chèvre et le chou :prendre qqch. avec un grain de sel : douter de la vérité de qqch., prendre qqch. avec humour Tous les autres dictionnaires québécois sont muets. Et les français aussi. Heureusement, leurs confrères bilingues ne le sont pas tout à fait. Le dictionnaire Harrap’sNote de bas de page 7, par exemple, dans son édition de 1948, ne donne pas moins de six traductions de to take a story with a grain/pinch of salt, dont prendre l’histoire avec un grain de sel. Mais cet équivalent a disparu des deux éditions abrégées parues récemment (faute d’espace, sans doute). Presque quinze ans auparavant (1934), le dictionnaire PetitNote de bas de page 8 traduit to take with a grain of salt uniquement par l’équivalent français. Ce qui est confirmé douze ans plus tard (1946) par le volume français-anglaisNote de bas de page 9 : « prendre avec un grain de sel ». Il n’est question d’humour nulle part. Par ailleurs, il faut bien dire que les Français n’abusent pas de cette tournure. Elle est très nettement moins répandue que chez nous. Néanmoins, elle se rencontre. Si, dans l’exemple suivant, on hésite entre les deux sens :[…] j’allais souvent prendre avec un grain de sel les tuyaux de nos ambassadesNote de bas de page 10. On est à peine plus fixé avec celui du chroniqueur économique du MondeNote de bas de page 11 :On a donc quelques bonnes raisons d’accueillir le thème de l’amérisclérose avec une grosse pincée de sel. Mais avec l’exemple de ClaudelNote de bas de page 12, je crois que le doute n’est plus permis : il s’agit de ne pas prendre au pied de la lettre :Il faut beaucoup de grains de sel pour avaler des affirmations de ce genre! Ce passage est tiré des « Conversations dans le Loir-et-Cher », qui datent de 1925! On le voit, notre tournure a beau être assez rare en France, elle a le nombril sec depuis pas mal de temps : Guillain en 1937, Claudel en 1925, et le grand chirurgien Ambroise Paré dans la seconde moitié du… 16e siècle! Vous ne me croyez pas? Lisez plutôt :Au reste il faut prendre ces deux aphorismes d’Hippocrate auec vn grain de sel, c’est à dire auec ceste distinction, que ce qu’il dit est vray, pourueu, comme nous auons dit cy-deuant, qu’il ne se face aucune faute, ny de la part du malade, ny de la part de ceux qui le traitent et le sollicitent. Si cela ne signifie pas « prendre avec réserve, sans nuance d’humour » (sens anglais, d’après le Comité), pour ma pénitence, je me tape toute l’œuvre de Paré. Enfin, comme l’anglais nous a beaucoup emprunté, je me demande s’il ne s’agirait pas d’un vieux sens français que – sans l’anglais – nous aurions fini par oublier… Vous êtes libre de ne pas être d’accord. De prendre cette supposition avec autant de grains de sel que vous voudrez. Et même de mettre le vôtre, de grain.RéférencesNote de bas de page 1 Larousse du XXe siècle, tome 2, Paris, Larousse, 1929.Retour à la référence de la note de bas de page 1Note de bas de page 2 Dictionnaire encyclopédique Quillet, tome 3, Paris, Librairie Aristide Quillet, 1969, p. 397.Retour à la référence de la note de bas de page 2Note de bas de page 3 Étienne Wolff, Les Mots latins du français, Paris, Éditions Belin, 1993.Retour à la référence de la note de bas de page 3Note de bas de page 4 J.O. Grandjouan, Les Linguicides, Paris, Didier, 1971, p. 67.Retour à la référence de la note de bas de page 4Note de bas de page 5 Bruno Lafleur, Dictionnaire de locutions idiomatiques françaises, Montréal, Éditions du Renouveau pédagogique, 1979.Retour à la référence de la note de bas de page 5Note de bas de page 6 A. Dugas et B. Soucy, Dictionnaire pratique des expressions québécoises, Montréal, Éditions Logiques, 1991.Retour à la référence de la note de bas de page 6Note de bas de page 7 Harrap’s Standard French and English Dictionary, Part Two, English-French, Harrap, London, 1973. (La dernière mise à jour date de 1948.)Retour à la référence de la note de bas de page 7Note de bas de page 8 Charles Petit, Dictionnaire anglais-français, Paris, Hachette, 1934.Retour à la référence de la note de bas de page 8Note de bas de page 9 Id., Dictionnaire français-anglais, Paris, Hachette, 1946.Retour à la référence de la note de bas de page 9Note de bas de page 10 Robert Guillain, Orient Extrême, Paris, Seuil, coll. Points Actuels, 1989, p. 15. Article paru dans Le Monde en 1937.Retour à la référence de la note de bas de page 10Note de bas de page 11 Paul Fabra, Le Monde, 18.11.86.Retour à la référence de la note de bas de page 11Note de bas de page 12 Paul Claudel, œuvres en prose, Paris, Gallimard, coll. La Pléiade, 1965, p. 692.Retour à la référence de la note de bas de page 12
Source: Chroniques de langue (language professionals’ insights on French language issues)
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