boni / bonus

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Au pluriel, boni fait bonis. Bonus est invariable.

  1. Le mot boni, qui appartient au domaine du droit commercial et des relations de travail, est condamné par certains comme anglicisme. Quant à bonus, des auteurs prétendent qu’en français il n’existe pas.

    Boni n’est correct que dans deux cas.

    1. Il désigne l’excédent d’une somme affectée à une dépense ou le surplus d’une recette par rapport aux prévisions. Dans cette acception, il s’apparente aux notions de profit, de gain, de bénéfice. Il convient de souligner qu’il est rarement employé dans ce sens. Faire, toucher un boni (gagner en plus). Son antonyme est déficit.
    2. Il désigne l’excédent de salaire accordé au salarié qui dépasse à bon droit les normes de production. De nombreux auteurs condamnent comme anglicisme l’emploi du mot boni en ce sens et lui préfèrent prime et gratification. Verser un boni à un employé à titre de rémunération supplémentaire.

      La circonspection s’impose donc, surtout lorsqu’on veut employer le mot boni dans le deuxième sens.

  2. Le mot bonus a lui aussi deux sens.
    1. Un bonus est une gratification accordée par une entreprise sur le salaire d’un employé. Il est alors synonyme de boni (second sens) et frappé d’anglicisme. Il doit être remplacé par les mots prime ou boni, en tenant compte des réserves déjà formulées au sujet de ce dernier mot.
    2. Un bonus est un rabais consenti sur le montant de sa prime d’assurance à l’automobiliste qui n’a pas enregistré d’accidents. Il est alors dérivé du latin bonus (bon). Contraire : malus.
  3. DÉRIVÉS : bonifier (au sens de donner à titre de boni), bonification (action de donner à titre de boni).

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