duel / duelliste

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  1. Contrairement au Code pénal français qui, étant silencieux sur le sujet du duel, l’assimile malgré tout au meurtre ou aux coups et blessures, le Code criminel du Canada prévoit expressément en son article 71 qu’est coupable d’un acte criminel et passible d’un emprisonnement maximal de deux ans quiconque défie ou tente par quelque moyen de provoquer une autre personne à se battre en duel, tente ou provoque quelqu’un à défier une autre personne à se battre en duel ou accepte un défi à se battre en duel ("to fight a duel").

    Duel au couteau, au pistolet. Duel au premier sang (qui s’arrête à la première blessure). Accepter, refuser le duel. Spécialiste en duels. Attaquer, provoquer en duel. Assister à un duel. Les témoins du duel. Être second ou témoin à ou dans un duel. Duel rapide, sanglant, sans suite. Un duel a lieu.

  2. La personne qui se bat en duel s’appelle duelliste. Un, une duelliste. La graphie duéliste est désuète.
  3. Au sens figuré, le mot duel fait image et s’emploie métaphoriquement pour évoquer soit la compétition à laquelle se livrent au prétoire les deux avocats plaidants, comparés à deux duellistes qui croisent le fer : un duel oratoire, un redoutable duelliste, soit le combat dans lequel s’affrontent les plaideurs au procès : le duel judiciaire. Cette dernière notion a existé dans l’histoire du droit français : au Moyen Âge, le duel judiciaire était un combat singulier, appelé ordalie, livré devant un juge pour déterminer le bon droit du vainqueur. Recourir au duel judiciaire.

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