Origine et définition

Le mot assonance vient du latin adsonare, qui signifie « répondre à un son par un autre son ». Déjà au Moyen-Âge, on utilisait ce procédé stylistique en poésie.

Faire une assonance signifie répéter dans une phrase ou un vers le même son vocalique (son créé par les voyelles) dans des mots rapprochés. Les voyelles et les phonèmes vocaliques (on, un, en, etc.) peuvent tous servir à faire des assonances, sauf le e muet.

Exemples

Voici un exemple d’assonance utilisant la voyelle a :

Dans la phrase suivante, c’est le phonème vocalique in qui sert à créer l’assonance :

Il est aussi possible d’insérer plus d’une assonance dans une phrase :

Assonance/rime

On doit distinguer l’assonance de la rime. Elles se ressemblent, car elles peuvent utiliser toutes les deux l’accent tonique (la partie du mot la plus sonore) qui se trouve à la fin du mot. Par contre, leur principale différence est la suivante : l’assonance, contrairement à la rime, ne tient pas compte des consonnes entourant la voyelle. On appelle parfois l’assonance « rime imparfaite ».

L’assonance peut se trouver n’importe où dans les mots qui servent à créer l’effet, alors que dans la rime, le son répété doit toujours se situer à la fin des mots.

Emplois de l’assonance

L’assonance se prête bien à la poésie et aux textes littéraires. On peut aussi l’utiliser pour agrémenter la correspondance avec ses proches :