La chef

Au Canada, le mot chef est épicène, c’est-à-dire que la même forme est utilisée au masculin et au féminin. Seul l’article varie devant le nom. On emploie donc la chef :

L’emploi de la forme épicène la chef a été recommandé par l’Office de la langue française en 1986. Cet usage est bien implanté. Le Bureau de la traduction recommande la féminisation des titres chaque fois que cela est possible.

Selon les dictionnaires européens, la chef est employé familièrement ou pour des fonctions techniques en Europe.

La cheffe

Au Canada, on emploie la chef plutôt que la cheffe (ou la cheffesse). La forme la cheffe est toutefois la graphie officielle recommandée en France. Elle est notamment employée dans les titres de postes figurant dans l’annuaire de l’administration de la République française. Les circulaires gouvernementales de la France préconisent depuis 1986 la féminisation des noms de métiers, des titres de fonction et des grades. Cependant, les dictionnaires européens courants n’en font pas mention. La plupart indiquent que le mot chef est masculin et que l’emploi du féminin cheffe est courant en Suisse.

La cheftaine

Le féminin cheftaine n’a pas été retenu par l’usage comme féminin de chef. Il ne s’emploie que chez les guides et les scouts. Il vient de l’anglais chieftain, emprunté lui-même à l’ancien français chevetain (ou chevetin) signifiant « capitaine ».