L’astérisque est un signe typographique en forme d’étoile (*). Le mot astérisque vient d’ailleurs du grec asteriskos, qui signifie « petite étoile ». Il peut être simple (*), double (**) ou triple (***).

Astérisque est de genre masculin et se prononce [as-té-risk]. Il faut éviter de prononcer la syllabe finale en [x] comme dans Astérix, le célèbre héros de bande dessinée.

L’astérisque peut avoir plusieurs fonctions.

Appel de note

Quand on veut renvoyer le lecteur à une note en bas de page, on peut utiliser un astérisque placé à la fin du mot qui appelle le renvoi, sans mettre d’espace entre le mot et l’astérisque. Au bas de la même page, on insère un astérisque suivi d’une espace et du texte de la note.

L’astérisque ne peut signaler plus de trois renvois par page. Un astérisque simple signale la première note; deux astérisques, la deuxième; trois astérisques, la troisième (*, **, ***).

Voir aussi RÉFÉRENCE BIBLIOGRAPHIQUE DANS UNE NOTE EN BAS DE PAGE.

Dans les dictionnaires

L’astérisque peut se voir attribuer diverses autres valeurs : dans un ouvrage de langue, il peut signaler une forme fautive; dans un lexique, une forme uniformisée ou normalisée. Dans tous les cas, il importe d’indiquer clairement, au début de l’ouvrage ou de l’article, la signification qu’il convient de donner à l’astérisque.

Pour signaler une forme hypothétique

Dans les dictionnaires et les ouvrages philologiques ou étymologiques, l’astérisque précède les mots dont la forme est hypothétique :

Comme renvoi

Dans les dictionnaires et autres ouvrages de linguistique, l’astérisque suit un mot qui se trouve généralement dans une expression ou dans une définition. Il a comme principale fonction d’indiquer au lecteur que ce mot a été traité dans une autre entrée du dictionnaire :

Comme marque d’emploi fautif

Dans les ouvrages de langue, l’astérisque peut précéder un mot ou une phrase pour indiquer un emploi fautif. La solution suit généralement la faute :

Pour signaler la présence d’un h aspiré

L’astérisque est employé dans certains dictionnaires (le Petit Larousse par exemple) pour indiquer au lecteur qu’un mot commence par un h aspiré, ce qui signifie qu’on ne peut faire l’élision du déterminant employé devant ce mot :

Signe de substitution dans un nom propre

On emploie l’astérisque (appelé astéronyme dans ce sens précis) pour cacher le nom d’une personne qui doit rester anonyme. Il peut suivre les lettres X, Y, Z, N, ou l’initiale du nom que l’on ne veut pas révéler. Dans cet emploi, l’astérisque est le plus souvent triple :

On emploie également les points de suspension dans ce cas. Voir aussi POINTS DE SUSPENSION.

Mise en page

Employé seul ou en triangle, l’astérisque peut marquer une coupure importante entre deux paragraphes.

Elle ferma les yeux et s’endormit aussitôt.

ou *

Le lendemain, la journée débuta sous un soleil radieux.