Avant le nom

L’adjectif grand se place généralement avant le nom et s’accorde en genre et en nombre avec celui-ci :

Après le nom

Toutefois, il peut aussi se placer après le nom. Le sens de certaines expressions dépend de l’endroit où grand est placé :

Prononciation et liaison

Devant un mot commençant par une voyelle ou un h muet, le d de grand se prononce comme un t :

Noms composés

L’adjectif grand entre dans la composition de nombreux mots composés. Il se place avant le nom et y est lié par un trait d’union. L’accord de grand diffère selon le genre du mot composé.

L’adjectif grand, comme plusieurs adjectifs d’origine latine, s’écrivait de la même façon au masculin et au féminin quand il est entré dans l’ancien français. Mais, au fil du temps, il a obtenu son e au féminin, sauf, comme on le verra, dans les mots composés.

Noms composés masculins

Trait d’union

Dans les noms composés masculins, le trait d’union est obligatoire et les deux mots prennent la marque du pluriel :

Sans trait d’union (exceptions)

Quelques noms composés comme grand prix, grand officier, grand prêtre et grand ensemble ne prennent pas de trait d’union.

Les noms grand(-)duc et grand(-)livre s’écrivent avec ou sans trait d’union selon le sens :

Les deux mots de ces noms composés prennent un s au pluriel :

Noms composés féminins

De l’apostrophe au trait d’union

En ancien français, les noms composés féminins s’écrivaient avec une apostrophe : une grand’mère, une grand’messe, une grand’rue, etc. Le trait d’union a remplacé l’apostrophe lors de la réforme orthographique de 1932. On écrit donc, par exemple :

Accord en genre et en nombre

L’adjectif grand a conservé la forme du masculin dans les noms composés féminins. Il est donc invariable en genre (on n’écrira pas grande-maman, etc.). On accorde généralement grand en nombre, comme dans les noms composés masculins :

L’invariabilité de grand en nombre est toutefois acceptée. Au temps de l’apostrophe, grand était invariable en nombre dans les noms composés féminins (des grand’mères, des grand’routes, des grand’messes, etc.).

Arrière-grand-mère, arrière-grand-père, etc.

Dans les noms arrière-grand-mère, arrière-grand-père, etc., seul le mot arrière reste invariable, et on le fait suivre d’un trait d’union. On écrit donc, au pluriel :

L’invariabilité en nombre de grand est aussi admise.  

Mère-grand

Vous connaissez probablement la mère-grand du Petit Chaperon rouge du conte de Perrault. Cette ancienne expression, courante dans la langue parlée jusqu’au 17e siècle, est aujourd’hui désuète. Certains auteurs l’emploient encore par archaïsme ou par référence à Perrault. On la rencontre aussi dans des textes littéraires et dans des usages régionaux ou locaux. Bien entendu, le terme moderne à utiliser est grand-mère.