Antécédent

Le pronom relatif dont peut avoir comme antécédent (mot ou groupe de mots placé avant dont) un nom de personne ou de chose. Cet antécédent peut être un nom, un pronom, une phrase :

Employé comme complément de verbe, dont est utilisé dans la langue littéraire pour exprimer le moyen, l’instrument :

De qui/de quoi/duquel/desquel(le)s

Dans la plupart des cas, on peut remplacer dont par de qui, duquel ou desquel(le)s :

Aussi, on peut parfois remplacer dont par de quoi, mais dont est plus courant :

Il est même nécessaire si l’antécédent est un pronom neutre :

C’est de… dont

Le pronom relatif dont signifie « de qui, de quoi, duquel, de laquelle, desquels, desquelles » :

Dont contient déjà la préposition de. Dans une phrase commençant par C’est de, il est redondant d’employer dont.

Liste d’exemples d’emplois fautifs avec dont commençant par C’est de, ainsi que des solutions de remplacement.
Évitez Employez

C’est de ça dont je parle.
(dont = de quoi)

  • C’est de ça que je parle.
  • C’est ça dont je parle.
  • C’est cela dont je parle.
  • C’est ce dont je parle.

C’est de cet enjeu dont il faut débattre.
(dont = duquel)

  • C’est de cet enjeu qu’il faut débattre.
  • C’est cet enjeu dont il faut débattre.

C’est de cette maison dont il a envie.
(dont = de laquelle)

  • C’est de cette maison qu’il a envie.
  • C’est cette maison dont il a envie.

Ce n’est pas de lui dont il est question.
(dont = de qui)

  • Ce n’est pas de lui qu’il est question.
  • Ce n’est pas lui dont il est question.

Déterminant possessif (dont sa, dont ses)

Il faut éviter de faire suivre dont d’un déterminant possessif comme mon, ton, son, notre, votre, leur, ma, ta, etc. :

Complément prépositionnel (dont je travaille à la rédaction)

Le complément prépositionnel doit précéder le pronom relatif et non le suivre. Pour rétablir l’équilibre, on remplace dont par une construction avec de qui (personne), duquel, de laquelle, desquels ou desquelles :

Infinitif sans sujet (dont tenir compte)

L’emploi de l’infinitif sans sujet après dont est correct quand la relative implique l’idée de devoir ou de pouvoir :

Mais comme ces tournures sont très rares ou littéraires, il est préférable, dans la langue administrative, d’ajouter le sujet pour rendre l’énoncé plus clair en écrivant, par exemple, dont il faut, dont on peut, etc. :

Où/dont

Lorsque l’antécédent représente un lieu ou une cause, il est préférable d’utiliser  :

Mais dont est très utilisé dans l’usage :

Que/dont

On emploie dont au lieu de que dans le sens de « au sujet duquel » :

Dans certains cas, on emploie que ou dont. On emploie que quand le verbe est transitif, c’est-à-dire quand il commande un complément d’objet direct répondant à la question quoi?, et dont quand le verbe est intransitif (complément d’objet indirect). Comparez :

Autres redondances à éviter

On supprime parfois le pronom personnel, l’adjectif possessif ou la préposition en qui suit dont pour éviter les répétitions inutiles :

Renseignements complémentaires

Voir l’article Dont : un pronom capricieux de Jacques Desrosiers dans L’Actualité langagière (repris dans les Chroniques de langue), vol. 36,  4 (2003).

Voir aussi QUI/LEQUEL et QUOI/LEQUEL.