Autrefois d’emploi rare et pouvant soulever l’ironie, le mot états-unien s’est répandu dans la presse internationale et, selon certains, a perdu sa connotation négative.

Le nom propre et l’adjectif sont variables en genre et en nombre. Il existe différentes variantes orthographiques :

Les mots États-unien (adjectif seulement), étazunien et étatsunien ont aussi été attestés, mais l’usage ne les a pas retenus.

Les synonymes amerloque, ricain et yankee sont familiers et sont d’usage européen.

On peut aussi employer américain, d’usage très répandu dans ce sens, ou des États-Unis :

Confusion entourant le mot américain

Le mot états-unien s’est implanté pour combler un besoin lexical et supprimer la confusion que suscite parfois le mot américain.

En effet, l’adjectif américain a deux sens très différents dans les dictionnaires. Il peut vouloir dire :

De même, le nom Américain désigne soit l’habitant des Amériques, soit l’habitant des États-Unis.

L’Amérique (ou les Amériques) est un continent qui comprend l’Amérique du Sud, l’Amérique centrale et l’Amérique du Nord. L’Amérique ne comprend donc pas que les États-Unis, mais aussi le Canada, le Mexique, le Brésil, la Bolivie et bien d’autres pays.

Solutions pour éviter la confusion

Pour éviter la confusion, on peut vouloir parfois remplacer américain par états-unien ou des États-Unis :

Étant donné que cuisine américaine peut référer à toute l’Amérique, on peut penser par exemple que la cuisine mexicaine n’est pas épicée alors qu’elle l’est.

Par souci de précision, on peut également recourir à un autre adjectif de pays (ville, province, région) en Amérique comme canadien, mexicain, brésilien, bolivien, québécois, New-Yorkais, ou le gentilé correspondant (États-Unien, Canadien, etc.) :

On peut également employer les noms ou adjectifs associés à des sous-divisions de l’Amérique :

Exemple

Renseignements complémentaires

Voir l’article Nos voisins les « États-Uniens » de Jacques Desrosiers dans L’Actualité langagière (repris dans les Chroniques de langue), vol. 4,  4 (2007).

Voir aussi l’article Traduire le monde : États-Uniens ou Américains? d’André Racicot dans L’Actualité terminologique (repris dans les Chroniques de langue), vol. 33,  2 (2000).