Majuscule

On met la majuscule au substantif qui désigne un peuple, une race ou les habitants d’une région déterminée : La nationalité prend donc la majuscule :

Lorsque cette désignation est un nom composé, chacun des éléments reliés par le trait d’union prend la majuscule :

Cependant, on écrit un néo-Québécois et une néo-Canadienne (avec un n minuscule) pour désigner une personne nouvellement établie au Québec ou au Canada.

Minuscule

On met la minuscule à l’adjectif qui renvoie à un peuple, à une race ou aux habitants d’une région déterminée :

On met aussi la minuscule à l’adjectif qui, qualifiant un nom de peuple, est le second élément d’une dénomination double :

Par ailleurs, certains grammairiens voient un adjectif dans l’attribut indiquant une nationalité; ils optent donc pour la minuscule :

D’autres y voient un nom devant lequel on aurait fait l’ellipse de l’article indéfini (un, une) et mettent la majuscule. Le nom de peuple devrait conserver la majuscule lorsqu’il est attribut. C’est l’usage le plus répandu :

En conclusion, on peut donc écrire :

L’adjectif (avec la minuscule) semble toutefois plus naturel.

On met également la minuscule au nom évoquant un peuple, une race ou les habitants d’une région déterminée, lorsque ce nom est employé pour désigner la langue, le costume, etc. :

Remarque

Dans la langue générale, le substantif autochtone ne s’applique pas à un peuple, à une race ni à une collectivité en particulier; il s’écrit donc avec une minuscule.

Dans le contexte canadien, toutefois, ce mot est aujourd’hui assimilé à un nom de peuple. En conséquence, il s’écrit avec une majuscule dans la fonction publique fédérale : un Autochtone, les Autochtones.

Adjectif de nationalité (italien)/locution adverbiale (à l’italienne)

Voir à ce sujet l’article ADJECTIFS/LOCUTIONS DE NATIONALITÉ.