Italique aux signes de ponctuation

On met en italique toute la ponctuation qui fait partie intégrante d’un passage écrit en italique :

Dans les trois derniers exemples, le point d’interrogation est en caractères ordinaires (en romain), car il appartient à la phrase et non au segment en italique.

On met aussi en italique les signes typographiques et les chiffres qui appartiennent au passage, mais non les chiffres et les lettres utilisés comme appels de note :

Virgule dans une suite de mots en italique

En principe, dans une énumération de mots en italique qui se suivent, chaque virgule qui les sépare devrait être en caractères ordinaires, car elle appartient à la phrase :

Toutefois, les codes typographiques recommandent de mettre le point (.), la virgule (,) et les points de suspension (…) dans le même style de police que le mot qui les précède, même si le signe de ponctuation appartient à la phrase. Par souci de simplification et d’économie de temps, on admet donc de mettre les virgules en italique après chaque nom d’une énumération :

De fait, la différence entre une virgule en italique et en caractères ordinaires est à peine perceptible.

Toutefois, si l’on applique à la lettre cette règle de typographie, on devrait écrire :

Il semble plus logique dans un cas comme celui-là de mettre les signes de ponctuation en caractères ordinaires.

Parenthèses, guillemets et crochets

Les signes de ponctuation doubles comme les parenthèses ( ), les guillemets (“”) et chevrons (« »), les tirets (–) et les accolades ({}), se mettent généralement en caractères ordinaires.

Ainsi, les parenthèses se composent de préférence dans le même caractère que la phrase principale plutôt que dans le caractère des mots qu’elles enserrent :

Mais on les met en italique si le reste du texte est en italique :

Les crochets sont toujours imprimés en caractères ordinaires, que le texte principal soit en romain ou en italique :

Par un caprice de l’usage, c’est l’inverse pour les guillemets, qui sont en général composés dans le même caractère que les mots qu’ils encadrent :

Gras aux signes de ponctuation

On a parfois recours au gras plutôt qu’à l’italique pour mettre des mots en relief. Dans ce cas, c’est la même règle que pour l’italique – on met en gras toute la ponctuation qui fait partie intégrante d’un passage écrit en gras :

On met généralement en gras le deux-points qui suit un mot ou une expression en gras en début de phrase :

On met la ponctuation double en gras si le passage à l’intérieur est en gras ou en gras italique :