Maurice Rouleau
(L'Actualité langagière, volume 7, numéro 3, 2010, page 15)

La langue française n’est pas une femme facile : avant de leur dévoiler ses beautés multiples, elle exige de ses soupirants un grand effort, leur tend mille pièges, leur présente de faux amis, les plonge dans l’embarras orthographique, leur fait croire qu’on peut en prendre à son aise avec elle, alors qu’elle exige d’eux un aveugle respect. Mais ceux qui sont enfin acceptés parmi les amoureux élus ont droit à de grandes récompenses1.

On peut difficilement mieux décrire cette triste réalité : la langue française n’est pas facile, ni à apprendre ni à maîtriser. Mais pourquoi faudrait-il qu’il en soit toujours ainsi? Ne pourrait-on pas chercher à la simplifier pour que son apprentissage soit moins rébarbatif et sa maîtrise mieux assurée? Poser la question, c’est y répondre. D’ailleurs, bien des tentatives ont été faites en ce sens; sans grand succès. La toute dernière, dite « nouvelle orthographe », est publiée par la linguiste Chantal Contant dans le Grand vadémécum de l’orthographe moderne recommandée2. L’auteure y a même ajouté, en sous-titre, Cinq millepattes sur un nénufar. Ell voulait certainement par là exemplifier la réforme.

Ce sous-titre me laisse perplexe. Pourquoi avoir mis non pas un, mais cinq millepattes sur le nénuphar? Ainsi formulé, le sous-titre nous porte à croire que seul le trait d’union de mille-pattes a disparu, alors qu’en fait le s final est parti, lui aussi, au singulier. On ne voulait certainement pas laisser entendre au lecteur que les changements apportés sont mineurs, mais il n’est pas interdit de le penser. Quant à nénufar, c’est : « le seul mot avec ph qui est touché par la rectification de la règle F2. Les quelques autres mots de la liste dont le f est préféré au ph sont des cas de “choix” entre deux formes existantes (règle 16)3nénufar comme exemple si c’est un cas si unique qu’il faille le préciser? On ne voulait certainement pas insinuer que la réforme ne bousculerait presque pas nos habitudes langagières, mais il n’est pas interdit, ici aussi, de le penser. Tout semble mis en œuvre pour nous faire comprendre que la réforme devrait être acceptée sans trop de résistance. Du moins, c’est une lecture possible. Mais est-ce la bonne? Fort probablement pas.

Il est également dit à propos de nénufar que « ce n’est pas pour “écrire phonétiquement, écrire au son” qu’on lui (re)met un f aujourd’hui, mais pour le réconcilier avec ses origines, par respect de son étymologie4 » (c’est l’auteur qui souligne). Justifier ainsi la graphie d’un mot a de quoi réjouir tout traducteur médical, pour qui l’étymologie est fondamentale, aussi bien pour connaître la graphie d’un mot que pour en saisir le sens. J’étais presque « vendu à l’idée » que cette réforme allait dans la bonne direction. Mais avant de m’engager plus à fond, j’ai voulu y regarder de plus près et me faire une idéeavant de devoir, peut-être, me faire à l’idée…

Le coup d’œil que j’y jette n’est pas celui d’un linguiste, ni d’un étymologiste, ni surtout celui d’un puriste, mais bien celui d’un usager, d’un simple usager qui souhaite ardemment voir la langue française se simplifier.

Il n’y a pas que le sous-titre du Grand vadémécum qui me laisse songeur, il y a aussi la formulation de l’objectif : éliminer les nombreuses « exceptions qui n’ont plus leur raison d’être ». L’absence de virgule avant le pronom relatif laisse clairement entendre que des exceptions survivront à cette réformeª. Celles qui ne posent pas problème! Or la difficulté d’apprentissage du français vient précisément de l’existence de ces trop nombreuses exceptions. Certaines disparaîtraient, mais pas toutes! Qui va décider que telle exception a toujours sa raison d’être et telle autre, pas? Sur quoi se basera-t-on? Devrons-nous encore faire face à des ukases? Si oui, qu’aurons-nous gagné?

Examinons donc plus attentivement certaines rectifications proposées et attardons-nous au rôle qu’on fait jouer à l’étymologieb, pour nous assurer que, comme dans le cas de nénuphar, elle est prise au sérieux.

Imbécillité

On recommande d’écrire imbécilité, et non plus imbécillité. On veut harmoniser, et avec raison, la graphie des mots de cette famille : imbécillité (1355)c, imbécile (1496) et imbécilement. Quel rôle a donc joué l’étymologie dans cette rectification?

L’histoire de la langue nous apprend des choses fort intéressantes. Imbécillité, qui vient du latin imbecillitas, a fait son apparition dans la langue en 1355 et n’a jamais existé sous une autre graphie. Cette dernière respecte donc l’étymologie. L’actuel imbécile, qui est apparu près d’un siècle et demi plus tard et qui vient de imbecillus, s’est écrit, lui aussi, avec deux l. C’est ainsi qu’il apparaissait dans la 4e édition du Dictionnaire de l’Académie. La « graphie imbécille (1508), courante au XVIIe s., se rencontre encore au début du XIXe siècle &rquo;, nous dit Alain Rey5. Aujourd’hui, on ne l’écrit plus qu’avec un seul l, respectant en cela la modification que la 5e édition du Dictionnaire de l’Académie a apportée au mot, sans que l’on sache vraiment pourquoi. Il en fut de même pour imbécillement, auquel l’Académie a décidé, dans la même édition, d’enlever un l. Goncourt a créé imbécillifier, en 1875; Léon Bloy, imbécilliser, en 1888, pour signifier « rendre imbécil(l)e ». À remarquer que ces auteurs ont mis deux l. Serait-ce qu’ils ne savaient pas écrire? Ces deux verbes n’ont pas surv´cu à l’épreuve du temps, même s’ils comblent un vide dans la langue. Bref, l’étymologie voudrait que tous les mots de la famille s’écrivent avec deux l, mais on recommande d’en n’utiliser qu’un. Dans ce cas-ci, l’étymologie est bafouée.

Bonhomie

Selon la nouvelle orthographe, ce mot s’écrit avec deux m, car il vient de bonhomme. On veut donc, ici, respecter l’étymologie. En apparence seulement! En effet, dès son apparition dans le Dictionnaire de l’Académie (4e édition, 1762), ce mot ne prenait qu’un m, et il en a toujours été ainsi. Et en cela, il respectait vraiment l’étymologie : homme ne vient-il pas de homo, qui s’écrit avec un seul m? Littré, à la fin du XIXe siècle, connaissant très bien l’origine du mot homme, écrivait dans son dictionnaire : « L’Académie devrait écrire bonhommie par deux m comme on écrit , ou écrire home et bonhome, comme l’étymologie l’indique, et comme on faisait dans l’ancienne langue. » On le voit bien, le recours à l’étymologie n’a pas le même sens pour tous.

Pourquoi rectifier bonhomie, mais pas homicide et ses proches parents : hominien (1877), hominidé (1845), hominisé (1962), hominisation (1950), hominoïde (1955), qui tirent tous leur origine du latin homo? Faut-il en conclure que bonhomie est plus choquant, à l’œil, que homicide ou, inversement, que hommicide est plus choquant que bonhommie?

Que faire du pluriel de bonhomme? Faut-il continuer à écrire bonshommes? On n’en dit rien. Il y a pourtant là un problème sur lequel les spécialistes auraient dû se pencher. En effet, selon le Robert, si bonhomme est adjectif, il fait au pluriel bonhommes, mais s’il est substantif, il fait bonshommes. Cette anomalie a sans doute échappé aux réformateurs.

Persifler, persiflage, persifleur

On recommande de mettre deux f à persifler ainsi qu’aux autres membres de la famille : persiflage et persifleur, car persifler vient de per-, préfixe à valeur intensive, et de siffler, qui prend deux f. Pourquoi, au XIIe siècle, avoir décidé d’écrire siffler avec deux f, quand, de fait, ce verbe vient du latin sifilare, qui lui n’en prend qu’un? Étymologiquement parlant, c’est la graphie de siffler qui pose problème, pas celle des autres mots qui en dérivent. Mais parce que, à un moment donné de son histoire, on lui a greffé un deuxième f, sans raison apparente, on sent aujourd’hui le besoin d’apporter une ectification supposément étymologique alors que, dans les faits, la vraie étymologie est bafouée.

Résonnance

On recommande d’écrire dorénavant ce mot avec un seul n. Recommandation pour le moins étonnante, car, dans le Larousse en ligne ou dans le Nouveau Petit Robert, ou NPR, (2010), ne figure que résonanced. Pourtant, avant 1935, ce mot ne s’était jamais écrit autrement qu’avec deux n. La famille était alors composée de résonner, résonnance et résonnant. Pourquoi, dans la 8e édition de son dictionnaire, l’Académie a-t-elle enlevé un n? Certainement pas par respect pour l’étymologie. Il faut savoir que le verbe, qui vient du latin resonare, s’est d’abord écrit resoner, puis resuner, et que ce n’est qu’en 1380 qu’on li a ajouté un deuxième n6.

Pour ce qui est de l’harmonisation des mots de la famille, si chère à la nouvelle orthographe (règle F1), harmonie qui existait avant 1935 et qu’on retrouve dans le Littré, on reste sur son appétit : résoNNer, résoNance, résoNant.

L’autre façon de faire aurait été de recourir à l’étymologie et d’enlever un n à résonner. Ainsi l’harmonisation aurait été réussie : résoNer, résoNance et résoNant. Mais sans doute était-ce trop demander que de modifier un verbe. Pourtant, on n’a pas hésité à rectifier des familles entières (par exemple celles de grelottement et cachotterie), y compris les verbes, sans raison apparentee.

Le choix qu’a fait la nouvelle orthographe crée un problème. Résonant, forme rectifiée, devra obligatoirement coexister avec résonnant, participe présent du verbe résonner. L’usager de la langue devra dorénavant, s’il ne veut pas faire d’erreur, oublier l’étymologie de l’adjectif résonantf, et ne pas oublier que, s’il est utilisé comme participe présent, il faut lui mettre deux n. Et dire qu’on veut simplifier la langue!

Teocalli

Ce mot d’origine mexicaine vient de teotl (dieu) et de calli (maison). On recommande d’ajouter un accent aigu et d’enlever un l, ce qui donne téocali. Malgré son apparition dans la langue française en 1846, ce mot ne figure pas encore dans le Dictionnaire de l’Académie.

La recommandation d’ajouter un accent étonne, car les dictionnaires s’entendent sur sa présence, sauf le Larousse. Le Littré, qui date de la fin du XIXe siècle, l’écrivait déjà avec un accent; le Petit Robert, depuis sa première édition, en 1967, en fait autant. Pour ce qui est du double l, c’est le même scénario. Tous les dictionnaires l’écrivent avec deux l, sauf le Larousse, qui accepte les deux graphies.

La nouvelle orthographe décide donc de suivre la recommandation de Nina Catach, membre du groupe d’experts à l’origine du projet des rectifications orthographiques : « choisir un seul l (comme dans Petit Larousse), malgré l’étymologie7 ». Le Grand vadémécum sent le besoin de faire appel à une autorité pour justifier le non-respect de l’étymologie. Pourquoi se rallier à celui qui fait bande à part? Pourtant rien ne l’y obligeait.

Ballotter

On recommande d’écrire ce verbe avec un seul t. L’explication fournie8 est fort simple : « Il y avait hésitation sur l’étymologie, et les deux graphies coexistent : dans ce cas, on fixe la graphie en -oter. Avis favorable des travaux des éditions Le Robertg. »

Trouver la preuve de cette hésitation sur l’étymologie, dont parle le Grand vadémécum, est une véritable mission impossible. Il n’en est fait mention ni dans le Dictionnaire historique de la langue française ni d’ailleurs dans les dictionnaires de langue actuels. Une seule graphie est rencontrée : ballotter, et cela depuis 1694 (Dictionnaire de l’Académie, 1re édition). Et il en est de même dans le Littré.

D’ailleurs même si l’équipe du Robert a formulé un avis favorable à la nouvelle graphie en 1991, elle ne consigne toujours, près de vingt ans plus tard, qu’une seule graphie : ballotter. Serait-ce un oubli?…

Pomiculture / pomoculture

Pomiculture et pomoculture, qui signifient respectivement « culture des pommiers » et « culture des arbres donnant des fruits à pépins » selon le NPR (2010), ne se trouvent pas dans le Littré, car ces mots sont apparus dans la langue en 1915 et en 1949, respectivement. Ce qui étonne, par contre, c’est l’absence de pomiculture dans la 8e édition (1935) du Dictionnaire de l’Académie et l’absence de pomoculture dans la 9e édition (1985).

Le Grand vadémécum nous dit que ces deux mots ne sont pas touchés par la règle F1, car ils viennent du latin pomum (fruit). Pomologie n’est pas, lui non plus, touché par cette règle, car, ajoute le Grand vadémécum, « Il vient du latin pomum et non du nom pomme. » Voilà qui est beaucoup plus convaincant! Mais d’où vient vraiment le mot pomme? De pomum, nous dit le dictionnaire. Il y a alors vraiment de quoi en perdre son latin, au sens propre comme au sens figuré…

Nous pourrons donc continuer à écrire pomme, qui s’est écrit pume (1080), puis pome (1155); pommeraie, qui s’est écrit pomeroie (XIIIe siècle); pommier, qui s’est écrit pumier (1080); pommeau, qui s’est écrit pomel, qui lui vient de l’ancien français pom; pommade, qui vient de l’italien pomata, qui lui vient de pomo (fruit). Et tout cela, parce que quelqu’un, sans doute bien intentionné, a décidé, voilà de cela bien des siècles, qu’il serait sans doute plus joli d’ajouter un deuxième m à pome. Et l’harmonisation dans tout cela? Et l’étymologie

Le drame de l’étymologie

En décembre 2009, dans une lettre au Devoir intitulée « Le drame du nénufar », Chantal Contant s’épanchait sur le triste sort que l’histoire avait réservé au mot nénuphar. On l’avait affublé d’un ph. Quelle horreur! On avait osé bafouer son étymologie. Il fallait agir : nénuphar doit maintenant s’écrire nénufar! Et de toute urgence, car cet affront remonte à plus d’un demi-siècle, selon l’Académie; depuis le Moyen-Âge, selon le NPR.

En déduire que l’étymologie représente, aux yeux des grands réformateurs de la langue, une valeur sûre pour rectifier la graphie de certains mots, il n’y a qu’un pas à faire, et il est vite franchi. Mais qu’en est-il vraiment? J’ai voulu vérifier, car, par déformation professionnelle, je ne tiens rien pour acquis.

Force est de reconnaître que les intentions de départ étaient bonnes : simplifier la langue. Force est aussi de reconnaître que le résultat n’est pas toujours à la hauteur des attentes. Leurré par l’emploi de l’étymologie pour justifier la correction de nénuphar, je m’attendais, dans ma candeur, à une approche plus logique, plus systématique du problème. J’attendais une solution qui éliminerait les anomalies. Tel n’est pas le cas.

L’étymologie, on la respecte ou on la bafoue. Tout dépend du mot que l’on veut rectifier.

Imbécillité, avec ses deux l, respectait l’étymologie : on lui en enlève un.

Bonhomie, avec un seul m, respectait l’étymologie : on lui en ajoute un.

Persifler, avec un seul f, respectait l’étymologie : on lui en ajoute un.

Résonnance, avec deux n, ne respectait pas l’étymologie : on lui en enlève un, mais on ne rectifie pas son étymon résonner.

Teocalli, avec deux l, respectait l’étymologie : on lui en enlève un.

Ballotter, avec deux t, aurait apparemment une étymologie douteuse : on lui en enlève un.

Pomiculture, avec un seul m, respecte l’étymologie : on le laisse inchangé, mais on n’ose intervenir pour rectifier pomme, qui a pourtant le même étymon.

Les interventions pourraient paraître à certains aussi aléatoires que celles qui ont donné naissance aux anomalies que l’on veut corriger… Mais disons que c’est un pas, parfois gauche, dans la bonne direction.

Des accrocs à l’étymologie, ça ne date pas d’hier, et ils sont nombreux. Le tableau ci-dessous en présente quelques-uns. Ces mots ont subi tantôt une « excision », tantôt une « greffe », sans que l’on puisse justifier l’intervention. Il faut savoir que, même si le français est né à l’oral comme langue du peuple, à l’écrit ce fut, voilà quelques siècles, la langue des scribes, qui y ont ajouté leur touche personnelle. Comme il n’y avait personne à l’époque pour s’y opposer, ces modifications se sont implantées.

Comparaison du respect de l’étymologie par le français et l’anglaish

Mot français

Mot anglais

Étymon (langue d’origine)

agression

aggression

aggressio (lat.)

aventure

adventure

adventura (lat.)

carrousel

carousel

carrousel

carosello (ital.)

carrousel (franç.)

comité

committee

committere (lat.)

cristal

crystal

crystallis (lat.)

dictionnaire

dictionary

dictionarium (lat.)

ennemi

enemy

enemi (franç.), de inimicus (lat.)

flottille

flotilla

flotilla (esp.)

galerie

gallery

galleria (ital.)

girafe

giraffe

giraffa (ital.)

huile

oil

oleum (lat.)

mélancolie

melancholy

melancholia (lat.)

ornement

ornament

ornamentum (lat.)

projet

project

projectare (lat.)

rythme

rhythm

rhythmus (lat.)

Bref, on voulait simplifier la langue. Objectif des plus louable! Il suffit de vouloir enseigner le français à un étranger pour se rendre compte des bizarreries, qui auraient intérêt à disparaître. Par exemple, vous dites, mais vous prédisez, ou encore, vous verrez, mais vous prévoirez, etc. L’effort fait pour simplifier la langue – tel que l’illustre le Grand vadémécum – est louable, mais certaines rectifications laissent l’usager fort perplexe. Compte tenu des nombreuses exceptions qui accompagnent les règles, on peut sans hésitation dire que les dictées de Pivot, que je croyais condamnées à disparaître, n’ont rien à craindre. Il restera suffisamment de difficultés dans la langue, des anciennes comme des nouvelles, pour piége tout un chacun. Hélas!

Et dire qu’on voulait simplifier la langue!…

Remarques

  1. J’étais loin de penser que de nouvelles apparaîtraient.
  2. Bien d’autres aspects auraient pu être choisis. Mais j’ai dû me limiter.
  3. Datation, selon le Robert.
  4. En 1990, le Petit Robert considérait déjà résonnance comme vieilli.
  5. Grelotter, grelottement et grelottant deviennent greloter, grelotement et grelotant. Seul le NPR (2010) nous informe que la graphie greloter est admise. Cachotter, cachotterie, cachottier, seules graphies consignées dans le NPR (2010), deviennent cachoter, cachoterie et cachotier. On serait porté à croire que le Grand vadémécum fait du zèle : le verbe cachotter ne figure même plus dans le Dictionnaire de l’Académie (9e éd.), ni dans aucun dictionnaire de langue moderne. Alors pourquoi le rectifier?
  6. Du verbe résonner.
  7. On désigne par « travaux des éditions Le Robert » l’ouvrage suivant : Rey‑Debove, Josette, et Béatrice Le Beau-Bensa. La réforme de l’orthographe au banc d’essai du Robert, éd. Dictionnaires Le Robert, Paris, 1991.
  8. L’anglais s’en est permis, lui aussi, avec l’étymologie. Il suffit de penser à cotton (ital. cotone); example (lat. exemplum); literature (lat. litteratura); syllable (lat. syllaba); fillet (lat. filum), etc.

Notes