Le nom propre prend normalement la majuscule. Mais si l’usage en a également fait un nom commun, comme dans l’exemple un adonis, ce nom commun prend la minuscule. De même, lorsque, avec l’usage, les noms de marques déposées finissent par être incorporés à la langue, ils s’écrivent avec la minuscule (ex. : une aspirine). La même remarque s’applique aux produits identifiés par le nom d’une région, comme un bordeaux.

Le nom commun prend la majuscule si, dans un contexte restreint, il acquiert une valeur unique, comme dans l’exemple suivant : Le Ministère va prendre de l’expansion.

On met aussi la majuscule quand on personnifie une entité, comme dans l’exemple : La Justice est aveugle.

On met aussi la majuscule aux noms ou aux adjectifs (éventuellement aux adverbes) qui sont employés comme surnoms de personnages historiques ou de personnages de la littérature (ex. : Philippe le Bel).

Autrefois, les articles le, la, les commençant un nom de famille prenaient la minuscule initiale. Aujourd’hui, ils s’écrivent avec une majuscule, même s’ils sont précédés de la particule de.

De même, les préfixes séparables (anti-, contre-, entre-, outre-, pseudo-, etc.) prennent la majuscule initiale lorsqu’ils forment un nom propre composé avec les éléments auxquels ils sont joints par le trait d’union.

Dans un nom propre composé, l’adjectif placé avant le premier substantif prend la majuscule (ex. : la Grande Ourse).

Dans les textes ordinaires, on met la minuscule aux grandes divisions du monde animal et du monde végétal, de même qu’aux grandes divisions géologiques et archéologiques (ex. : les rosacées). Mais dans les textes spécialisés, les termes désignant ces grandes divisions prennent la majuscule.

On met la majuscule au substantif qui désigne un peuple, une race ou les habitants d’une région déterminée (ex. : un Japonais). On met cependant la minuscule à l’adjectif qui désigne un peuple, une race ou les habitants d’une région déterminée, et à l’adjectif qui, qualifiant un nom de peuple, est le second élément d’une dénomination double (ex. : la politique canadienne).

Dans le cas des noms attribués en propre à des véhicules, de même que dans le cas des noms de marque et des noms de type ou de série, on met la majuscule aux substantifs et aux adjectifs importants ainsi qu’à l’article initial, s’il fait indiscutablement partie de l’appellation (ex. : une Toyota). Mais il convient de laisser la minuscule aux modèles de fabrication désignés par leur profil, leur puissance ou une caractéristique d’ordre mécanique (ex. : un cabriolet).

En ce qui concerne les titres d’œuvres, l’usage le plus courant consiste aujourd’hui à mettre la majuscule uniquement au premier mot (et bien entendu aux noms propres) du titre (ex. : Le bon usage).


Test récapitulatif