Le mot état prend toujours la majuscule lorsqu’il désigne un territoire, son gouvernement ou son administration. Sinon, il s’écrit avec la minuscule.

Il convient de mettre la majuscule au générique (et à l’adjectif qui le précède éventuellement) par lequel commence le nom officiel d’une institution, d’une unité militaire, d’un service de l’État, d’une entité administrative ou d’un organisme international (ex. : la Direction générale de l’exploitation, la Cour suprême, la Haute Cour). Les éléments du complément, quant à eux, prennent la minuscule.

Cependant, dans le cas du générique ministère, c’est le contraire : ministère conserve la minuscule, alors que chacun des substantifs du complément prend la majuscule (ex. : le ministère des Travaux publics et des Services gouvernementaux).

Quand on fait l’ellipse du complément pour désigner une entité clairement identifiée par le contexte et introduite par l’article défini, le générique prend la majuscule (ex. : la Division change d’orientation).

Quand on fait l’ellipse du générique pour ne conserver que le complément, on met la majuscule à chacun des éléments de ce dernier (ex. : la directrice de la Comptabilité et du Marketing).

Il convient de mettre la majuscule aux mots programme, projet, plan, opération, etc., lorsqu’ils commencent la désignation officielle d’une activité (ex. : le Plan vert, le Programme de récupération des déchets organiques). Mais ces mots prennent la minuscule lorsque le spécifique est placé en apposition (ex. : le plan Marshall, le programme Nouveaux Horizons).

Il convient de mettre la majuscule au premier mot du nom exact d’un parti ou d’un mouvement politique, artistique ou littéraire (ex. : le Groupe des sept). Si le premier mot est un adjectif, on met aussi la majuscule, le cas échéant, au substantif qui le suit (ex. : le Nouveau Parti vert). Mais si les mots parti, mouvement, etc., ne font pas partie du nom exact, ils ne prennent pas la majuscule (ex. : Le mouvement écologiste prend de l’ampleur en Europe).

On met la minuscule aux noms de religions, de doctrines et d’écoles lorsqu’ils ne s’appliquent qu’à la doctrine, même s’ils sont dérivés d’un nom propre de personne (ex. : le christianisme, le marxisme). De même, le nom des membres de partis, des adeptes d’idéologies religieuses ou de doctrines, des membres d’ordres religieux, etc., conserve la minuscule (ex. : un républicain, un jésuite, un cubiste).


Test récapitulatif