Quand une phrase comporte plus d’une proposition interrogative, on met un point d’interrogation après chaque proposition si l’on considère que chacune d’elle forme un tout. Mais si les propositions de la phrase forment un bloc, on met un point d’interrogation à la fin de la phrase seulement.

Quand une citation complète amenée par les deux points et la phrase qui l’introduit se terminent toutes deux par un point d’interrogation, on ne garde en général que le point d’interrogation de la citation.

On met une majuscule au mot qui suit le point d’interrogation si l’on considère que le point d’interrogation termine la phrase; une minuscule si l’on considère que la phrase se poursuit.

Les ouvrages spécialisés divergent d’opinion quant à l’emploi du point d’interrogation après des tours comme Auriez-vous l’obligeance de..., Voulez-vous... On peut donc tenir le point d’interrogation pour facultatif dans ce genre de phrase.

Le point d’interrogation tient normalement lieu de virgule lorsqu’il précède une incise ou qu’il coïncide avec la fin d’une proposition intercalée. Cependant, certains imprimeurs ont aujourd’hui tendance à coupler le point d’interrogation et la virgule. Il convient donc de considérer les deux façons de faire comme acceptables.

Si une citation incorporée à une phrase se termine par un point d’interrogation, elle conserve ce signe. Mais la phrase principale garde quand même sa ponctuation finale.

Il arrive que le point d’exclamation et le point d’interrogation se retrouvent en concurrence à la fin d’une phrase. Beaucoup jugent peu esthétique la présence des deux signes de part et d’autre du guillemet fermant. Aussi est-il préférable de choisir entre les deux signes celui qui paraît le plus important.

Le point d’interrogation est normalement suivi d’une espace ordinaire. En principe, il est précédé d’une espace fine. Si l’on ne dispose pas d’espace fine, il est d’usage, en Europe, d’utiliser une espace ordinaire. Au Canada, on préconise plutôt l’absence d’espace dans ce cas.


Test récapitulatif