Navigateur linguistique

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À propos du Navigateur linguistique

Le Navigateur linguistique cherche simultanément dans tous les outils d’aide à la rédaction, jeux et billets de blogue du Portail linguistique du Canada. Il vous donne accès à tout ce dont vous avez besoin pour bien écrire en français et en anglais : articles sur des difficultés de langue, recommandations linguistiques, tableaux de conjugaison, suggestions de traductions et bien plus.

Pour trouver la traduction d’un terme ou la réponse à vos questions d’ordre terminologique dans un domaine spécialisé, consultez TERMIUM Plus®.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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10 conseils pratiques pour enrichir votre vocabulaire

Billet de blogue portant sur 10 astuces pour enrichir son vocabulaire.Quand on apprend une langue, surtout à l’école, on étudie les règles de grammaire et les conjugaisons, on mémorise des phrases, et parfois même des listes de mots. Mais au moment de parler, on peut avoir l’impression qu’on n’arrive pas à exprimer ses idées clairement. On n’a pas suffisamment de mots pour les dire ou ceux qu’on garde en tête ne sont pas utiles pour le contexte. Par exemple, il faut donner une opinion sur la circulation routière en ville. Vous savez donner votre avis, mais le vocabulaire propre à ce sujet vous manque. Imaginons une autre situation moins compliquée et tout à fait courante. Après plusieurs heures d’apprentissage de la langue française, vous voulez expliquer une de vos recettes favorites. Vous avez les verbes pour énumérer les étapes, mais pas le nom des ingrédients. Ou, vice versa, vous connaissez les ingrédients, mais pas les verbes. Alors comment faire pour enrichir votre vocabulaire de façon pratique, sans nécessairement créer et mémoriser des listes? Grâce à mon expérience comme enseignante de français, et aussi en tant qu’apprenante de langues étrangères, j’ai découvert quelques stratégies, simples mais efficaces, pour apprendre de nouveaux mots. Ces astuces pourraient vous servir en tout temps : 1. Observez la version française des étiquettes des produits Nous avons l’avantage extraordinaire, ici au Canada, d’avoir les étiquettes de nombreux produits dans les deux langues officielles, l'anglais et le français. 2. Sélectionnez le français comme langue d’affichage de vos appareils électroniques Choisissez le français comme langue du système de votre ordinateur, téléphone cellulaire ou tablette. 3. Lisez l’actualité en français Quand vous lisez les nouvelles dans un journal francophone, vous pouvez en choisir une, cibler les mots importants et les chercher dans le dictionnaire. 4. Écrivez une page de journal intime par activité quotidienne Par exemple, si vous allez au gym, à la fin de votre séance de sport, rédigez-en un résumé pour apprendre les mots français correspondant aux machines, mouvements et muscles utilisés. 5. Consultez la météo en français Brisez la glace avec n’importe quel francophone en utilisant les mots de la météo propres à chaque saison. 6. Trouvez le nom français de vos vêtements favoris des 4 saisons De cette façon, chaque fois que vous mettrez ce vêtement, vous penserez à son nom en français. Et quand vous visiterez une province francophone, vous pourrez faire des achats plus facilement. 7. Créez un compte Twitter en français Même si vous n’aimez pas beaucoup les réseaux sociaux, vous pouvez apprendre du vocabulaire qui vous intéresse en suivant les comptes des personnes, groupes et institutions (comme le Portail linguistique du Canada) qui vous tiennent à cœur. 8. Ajoutez des légendes en français à vos photos Pourquoi ne pas créer un compte Instagram dont le principal objectif serait de mettre des titres français à vos photos? Vous pouvez également demander à vos (nouveaux) amis francophones de vous recommander des légendes. 9. Enrichissez votre vocabulaire en jouant En cliquant sur Jeux sur le vocabulaire dans les Ressources du Portail linguistique du Canada, vous trouverez une variété de jeux qui vous permettront de découvrir de nouveaux mots ou de rafraîchir votre mémoire. 10. Recherchez le vocabulaire d’un sujet qui vous intéresse La base de données terminologiques et linguistiques TERMIUM Plus® regroupe de nombreux termes par domaine, ce qui aide énormément à retenir les notions et à les appliquer dans la vie quotidienne. À vous la parole : quel conseil ajouteriez-vous à cette liste? Partagez, dans la section « Commentaires » ci-dessous, vos trucs (ou ceux de vos amis) pour apprendre de nouveaux mots. Merci d'avance.
Source : Blogue Nos langues (billets de collaborateurs)
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10 faits intéressants sur la traduction et ceux qui la pratiquent

Billet de blogue présentant 10 faits intéressants sur la traduction et les traducteurs à l’occasion de la Journée mondiale de la traduction.Chaque année, le 30 septembre, on célèbre la Journée mondiale de la traduction. Pourquoi cette date? Parce qu'elle coïncide avec la fête de Jérôme de Stridon, ou saint Jérôme, auteur d'une des premières traductions latines de la Bible. La Journée mondiale de la traduction vise à souligner la contribution des traducteurs et à mettre en valeur le métier qu'ils pratiquent. Pour l'occasion, j'ai rassemblé 10 faits sur le monde fascinant de la traduction. La traduction en chiffres 1) Les 5 langues les plus traduites dans le monde sont l'anglais, le français, l'allemand, le russe et l'italien. 2) L'ouvrage le plus traduit serait la Bible, que l'on trouve en près de 650 langues (et dont au moins un livre a été traduit en 3 225 langues!). Vient ensuite la Déclaration universelle des droits de l'homme qui est traduite en plus de 500 langues. 3) Certains classiques de la littérature sont traduits dans un très grand nombre de langues : Les aventures de Pinocchio en 260 et Le Petit Prince en 300. Harry Potter a été traduit en 70 langues… Il a encore bien du chemin à faire! 4) La profession de traducteur serait pratiquée par environ 330 000 personnes, sans compter toutes celles qui le font à titre non officiel. 5) Selon la base de données Index Translationum de l'UNESCO, qui recense tous les livres traduits dans le monde, les 3 auteurs les plus traduits sont Agatha Christie, Jules Verne et William Shakespeare. L'œuvre des traducteurs 6) C'est Étienne Dolet, un traducteur du 16e siècle, qui a introduit dans la langue française les mots « traducteur » et « traduction ». 7) Le métier de traducteur a plus de 2000 ans! En effet, la plus ancienne traduction connue remonterait au 3e siècle avant notre ère : il s'agit d'une traduction de l'Ancien Testament en grec. 8) La traduction permet depuis fort longtemps de transmettre le savoir scientifique. À titre d'exemple, on doit à la marquise du Châtelet, physicienne du 18e siècle, la première version française de la théorie d'Isaac Newton sur l'attraction universelle. 9) Des traducteurs sont connus pour avoir inventé des alphabets, précieux outils de diffusion des connaissances. Mesrop Machtots a inventé les alphabets arménien et albanien. Saint Cyrille a inventé l’alphabet glagolitique, précurseur de l’alphabet cyrillique, nommé en son honneur. L’alphabet cyrillique est employé aujourd'hui pour écrire entre autres le russe, le bulgare et le serbe. Plus près de nous, au Manitoba, James Evans a inventé l'alphabet syllabique cri, qui sert à écrire la langue autochtone la plus parlée au Canada. 10) Les traducteurs jouent un rôle essentiel dans la diffusion de la littérature étrangère. José Saramago, prix Nobel de littérature portugais, a exprimé cette réalité avec grande adresse : « Les écrivains font la littérature nationale et les traducteurs font la littérature universelle. » Que pensez-vous de la citation de Saramago? Avez-vous découvert grâce à la traduction des auteurs qui vous sont chers? À vous la parole!
Source : Blogue Nos langues (billets de collaborateurs)
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Le bilinguisme : ce qu’il signifie pour moi

Billet de blogue écrit par le président-directeur général du Bureau de la traduction, Stéphan Déry, sur la signification qu’a pour lui le bilinguisme.Parler deux langues fait partie de ma vie depuis bien longtemps. À mon arrivée dans la fonction publique en 1990, je n’étais pas tout à fait bilingue, mais travailler à Ottawa m’a permis de perfectionner ma langue seconde. Je parlais anglais avec mes collègues anglophones dès que j’en avais la chance et, à l’extérieur du bureau, je parlais toujours français. On pourrait dire que j’ai atteint un bel équilibre. Avoir l’occasion de parler deux langues régulièrement m’a donné une solide appréciation de la valeur du bilinguisme. Un nouveau poste a rendu le bilinguisme encore plus précieux à mes yeux En 2015, j’ai accepté un poste dans la Région de l’Atlantique et j’ai déménagé à Halifax, une ville où l’on parle surtout l’anglais. Tandis que je me familiarisais avec mes nouvelles fonctions, j’ai vite constaté que beaucoup de mes collègues avaient un véritable intérêt pour la langue et la culture françaises, même s’ils étaient trop timides pour s’adresser à moi en français. S’ils ne parlaient pas couramment français, ce n’était pas faute de désir d’apprendre. Ce qu’il leur manquait, c’était des occasions de s’exercer. Mon équipe et moi avons décidé de remédier à la situation. Nous avons commencé par organiser, tous les mercredis, une activité qui donnait aux employés la chance de parler français ou anglais entre eux. Ensuite, nous avons lancé diverses autres activités de promotion du bilinguisme. Par exemple, avec la Région du Québec, nous avons créé un programme de jumelage linguistique pour aider les gens à améliorer leur français ou leur anglais. Nous avons aussi proposé des ressources qui permettaient de perfectionner sa langue seconde au quotidien. Ces activités de collaboration ont eu pour effet de stimuler l’enthousiasme pour l’apprentissage d’une langue seconde. Devenir bilingue, c’est avant tout découvrir une nouvelle culture En s’exerçant à parler français et anglais entre eux, mes collègues ont appris à connaître la culture associée à l’autre langue. Ils ont commencé à échanger des idées et des opinions et à discuter de leurs expériences. La richesse des échanges entre mes collègues, dans ce milieu principalement anglophone qu’est Halifax, m’a donné une nouvelle appréciation de ce qu’on gagne quand on comprend non seulement la langue, mais aussi la culture d’autrui. Pour moi, c’est une évidence : découvrir une autre culture nous ouvre les yeux sur de nouvelles façons de penser et d’agir. Et c’est là, à mon avis, que réside la vraie valeur du bilinguisme! J’aimerais connaître votre opinion. Comment le fait de parler plus d’une langue a-t-il enrichi votre vie? Exprimez-vous dans les commentaires. Traduit par Marc-André Descôteaux, Portail linguistique du Canada
Source : Blogue Nos langues (billets de collaborateurs)
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Respecter la non-binarité de genre en français

Billet de blogue en français décrivant des façons d’adapter son écriture pour tenir compte des personnes non binaires.Si les mouvements féministes des années 1970 et 1980 ont poussé les institutions à se doter de principes de rédaction non sexistes et à promouvoir la féminisation inclusive, l’évolution de nos sociétés nous amène à reconsidérer notre rapport à la langue genrée. Nous cherchons maintenant à adopter des pratiques de rédaction et de traduction qui répondent aux besoins des personnes non binaires et leur assurent la reconnaissance qui leur est due. Qu’entend-on par « personnes non binaires »? Dans l’article intitulé « Les personnes non binaires en français : une perspective concernée et militante » (PDF), Florence Ashley, juriste et bioéthicienne non binaire, explique que les personnes non binaires, « qui ne s’identifient ni au genre masculin ni au genre féminin, peuvent n’être d’aucun genre (agenre), être de deux genres (bigenre), d’identification de genre partielle (demigenre), ou de genre qui varie dans le temps (fluide dans le genre), pour ne nommer que quelques identités non binaires spécifiques ». Or, le français moderne ne reconnaissant que deux genres exclusifs – le masculin et le féminin –, on devine que des difficultés se posent. Tout d’abord, mentionnons que les personnes non binaires francophones sont les mieux placées pour se prononcer sur les stratégies à employer. Dans ce dossier, c’est l’usage des communautés concernées qui fait foi. Saluons les efforts de l’Office québécois de la langue française (article Désigner les personnes non binaires) et du Bureau de la traduction (Lexique sur la diversité sexuelle et de genre), pour ne nommer que ceux-là, qui ont consulté ces communautés et ont recensé quelques pratiques militantes et issues de ces communautés. Quiconque se penche sur les pratiques de « dégenrage » de la langue constatera un manque de consensus. Faut-il s’en étonner? Pendant longtemps, les communautés de la diversité sexuelle et de la pluralité des genres ont été réduites au silence, ce qui explique peut-être qu’elles en sont encore à l’étape de trouver des façons de parler de leurs expériences. Quelques stratégies de neutralisation Voici quelques stratégies auxquelles les rédactaires Note de bas de page * francophones ont recours pour tenir compte des personnes non binaires. Termes épicènes : Ne présentent pas d’alternance masculin/féminin et désignent tout aussi bien les femmes, les hommes et les personnes non binaires. Exemples : le lectorat, le personnel, la population, les scientifiques, les élèves. Formules inclusives : Évitent l’emploi du masculin générique et emploient plutôt la féminisation inclusive, ce qui se traduit entre autres par des doublets. Reflètent tout de même une binarité masculin-féminin. Exemples : les Canadiens et les Canadiennes, les professionel·le·s. Néologismes : Pronoms neutres (par exemple : iel, ille, al et ol pour la 3e personne du singulier). Articles neutres (par exemple : an pour un/une). Modification des terminaisons (par exemple : autaire pour auteur/autrice). Mots-valises (par exemple : frœur, pour frère/sœur). Modification des accords (par exemple : heureuxe pour heureux/heureuse). Notons que, dans le contexte qui nous intéresse, le genre linguistique, qui est attribué aux objets inanimés et qui relève davantage de la convention, n’est pas pertinent et n’est pas remis en question. Comme le souligne Florence Ashley, les formules inclusives ne sont pas toujours respectueuses des personnes non binaires : bien souvent, elles visibilisent les femmes, mais elles ne reconnaissent pas l’existence des personnes non binaires. C’est le cas de l’exemple « les Canadiens et les Canadiennes ». À cet égard, les graphies tronquées (créées notamment à l’aide du point médian) sont généralement perçues comme étant plus inclusives des personnes non binaires. Monsieur, madame ou…? La plupart des ouvrages de référence recommandent d’abandonner les titres de civilité lorsque l’on s’adresse à une personne non binaire dans un contexte formel. À mon avis, cet exemple illustre une certaine maladresse, voire un malaise. De toute évidence, nous avons de la difficulté à adapter nos pratiques à la réalité des personnes non binaires. Si la première concession que nous acceptons de faire est de renoncer à nous adresser à elles en employant un titre de civilité, cela m’apparaît plutôt révélateur. Or, quelques solutions ont été proposées : on pourrait écrire « Mx », « mix », « mixe » ou « mondame », par exemple. La stratégie du « x », qui consiste à remplacer une terminaison genrée, est employée non seulement par les anglophones, mais aussi par les hispanophones, qui pourront se dire latinx plutôt que latino/latina. En ayant recours au français neutre sur le plan du genre, on témoigne d’une volonté de s’adresser à l’ensemble de la société dans toute sa diversité; on fait une place, à même la langue, aux personnes qui ne se reconnaissent pas dans la binarité masculin-féminin. À l’heure où les spécialistes de la langue cherchent à défendre la valeur de leur travail, des questions comme celles du genre neutre en français nous donnent l’occasion de faire valoir nos compétences. Rédiger de façon à inclure les personnes non binaires représente un défi linguistique contemporain; en se proposant de le relever, on fait appel à sa créativité. C’est un exercice qui demande de l’empathie et du respect : il faut faire des recherches et se tourner vers les autaires issus des communautés concernées. Plusieurs autaires et linguistes non binaires œuvrent à faire avancer les discussions en vue d’en arriver à un consensus. Je vous invite à suivre la progression de ces échanges. Quelques suggestions pour poursuivre votre lecture : Alpheratz. Grammaire du français inclusif, Éditions Vent solars, 2018, 434 p. Voir aussi la page Genre neutre de son site web. ASHLEY, Florence. « Les personnes non binaires en français : une perspective concernée et militante » (PDF), H-France Salon, vol. 11, no 14, 2019. Conseil québécois LGBT, Politiques transversales : revendications pour un Québec trans-inclusif, 2017. Notes Note de bas de page * La terminaison en -aire sert à marquer la neutralité. Retour à la référence de la note de bas de page *
Source : Blogue Nos langues (billets de collaborateurs)
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Lire à haute voix, pas juste pour les enfants : 5 avantages pour tous

Billet de blogue en français décrivant 5 grands avantages de lire à haute voixTous les soirs, je lis encore des histoires à ma fille de 9 ans. Qu’elle ait déjà lu 5 fois par elle-même tous les Harry Potter n’y change rien. Elle aime que nous passions du temps ensemble et que nous discutions de l’histoire et des mots difficiles. Je dois bien l’avouer… je ne fais pas ça juste pour elle! Au fil des ans, j’ai constaté que la lecture à haute voix m’était aussi utile qu’à ma fille. Voici 5 raisons qui m’amèneront à conserver cette habitude même quand ma fille sera devenue grande. 1. Pour mieux lire Lire à haute voix vous oblige à ralentir, à vous concentrer et à réfléchir au contenu. Si vous perdez le fil, votre auditoire le remarquera parce que vous cesserez de lire. Dans cet état de concentration, vous plongez davantage dans les émotions évoquées par le récit. Dernièrement, j’ai fondu en larmes en lisant « Guirlande de poupées », un livre d’images très touchant de Julia Donaldson et Rebecca Cobb. Vous pouvez imaginer la surprise des enfants de mes amis, à qui je faisais la lecture! Ça ne m’arrive jamais quand je lis un texte dans ma tête. 2. Pour mieux écrire Si lire à haute voix vous rend plus sensible au texte, il est probable que l’attention accrue que vous porterez au ton, à la diction, à la structure et au récit améliorera aussi votre façon d’écrire. Les auteurs professionnels connaissent depuis longtemps les avantages qu’il y a à lire leurs manuscrits à haute voix. Dans l’article intitulé « The Benefits of Speaking Aloud » qu’il a publié dans le Harvard Business Review, Jerry Weissman recommande de s’enregistrer. Même lire à haute voix le texte d’un autre auteur vous amène à aiguiser votre sens critique et à percevoir ce qui fonctionne… et ce qui cloche. Simplement énoncer le texte permet de résoudre des problèmes courants tels que des dialogues maladroits et une mauvaise ponctuation. Le rythme et les pauses naturels de la langue se révèlent ainsi d’eux-mêmes. Bien sûr, j’ai relu la version définitive de ce billet à haute voix… et j’ai vu qu’elle n’était pas aussi définitive que je le croyais! J’ai relevé ainsi beaucoup plus de corrections à faire que lorsque j’avais seulement parcouru le texte en le lisant dans ma tête. 3. Pour mieux prononcer J’ai l’habitude de parler très vite, tandis que mon mari a tendance à marmonner. Lire régulièrement des histoires à notre fille (qui, soit dit en passant, ne manque pas de sens critique) nous a rendus plus conscients de la façon dont nous parlons et de l’importance de bien nous faire comprendre. Tous les deux, nous avons vu des changements s’opérer dans nos conversations quotidiennes. Notre intonation est meilleure; nous veillons à moduler tant les inflexions que l’intensité de notre voix. Quand nous devons prononcer un discours ou donner une présentation, nous savons maintenant comment transmettre notre message bien plus efficacement. 4. Pour mieux étudier Quand on lit pour soi-même, on prononce et on entend les mots dans sa tête, ce qui nous aide à les comprendre et à les retenir. Lire à haute voix multiplie cet effet bénéfique. Les étudiants et les enseignants connaissent depuis longtemps les avantages que procure la lecture à l’unisson d’un livre scolaire. Répéter des faits et avoir la possibilité d’en discuter contribuent à cimenter les acquis. Quand vous apprenez une nouvelle langue, prononcer à haute voix les mots et les expressions propres à cette langue aide tant votre prononciation que votre compréhension. Le Portail linguistique du Canada vous propose d’ailleurs une liste de ressources pour l'anglais langue seconde et une liste de ressources pour le français langue seconde. 5. Pour le plaisir Même si je suis plutôt timide en général, j’adore utiliser des voix et des accents différents. C’est comme si j’étais une actrice, mais sans la terreur de monter sur scène! Toute petite, je n’adorais pas Dr. Seuss, mais j’ai eu le coup de foudre dès la première fois que j’ai lu « Les œufs verts au jambon » à mon bébé. Si vous n’avez pas d’enfant à qui faire la lecture, savez-vous que vous pouvez lire pour de purs inconnus? C’est ce que propose le projet LibriVox, entre autres. Des bénévoles sont invités à lire à haute voix, tout en s’enregistrant, des livres du domaine public. Ils constituent ainsi une bibliothèque multilingue de livres audio téléchargeables gratuitement. Il s’agit d’un projet non commercial et sans but lucratif. Bien entendu, rien ne vous empêche de vous faire la lecture à vous-même. C’est une excellente façon de vraiment se détendre et de s’imprégner de la beauté des mots. Et puis, ce n’est pas la timidité qui peut vous arrêter… personne ne peut vous entendre! Un peu de Gerard Manley Hopkins ou de Jacques Prévert? Si vous n’êtes pas porté sur la poésie, essayez de voir quelle vivacité vous arrivez à insuffler à un livre de recettes ou à un manuel d’instructions! J’aimerais beaucoup savoir ce que la lecture à haute voix vous a apporté personnellement. En attendant de vous lire, je vais travailler ma voix de Bellatrix Lestrange. Traduit par Marc-André Descôteaux, Portail linguistique du Canada
Source : Blogue Nos langues (billets de collaborateurs)
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Le français des médias sociaux : pour éviter de « tweeter des hashtags »

Billet de blogue en français présentant les mots français qui décrivent les réalités des médias sociaux.Si je vous parle de créer des « hashtags » et de « tweeter », vous me comprenez sûrement. Et si j’utilisais les bons termes français? Vous créeriez alors des « mots-clics » et vous publieriez des « gazouillis ». Voilà des mots moins courants pour la majorité des adeptes des médias sociaux! Les médias sociaux servent principalement à faciliter le partage de contenu, la collaboration et l’interaction sociale, mais ils ont un langage bien à eux qui peut être un obstacle à celui qui l’ignore. Ce langage est apparu d’abord en anglais… mais n’allons pas croire qu’il est impossible de parler de médias sociaux en français! Voici un tableau utile qui vous aidera à intégrer le français à votre univers social en ligne… ou en personne!   Petit lexique français-anglais des médias sociaux Terme français Terme anglais Définition Source : Lexique des médias sociaux du Bureau de la traduction. 1 Définitions de mon cru. clavardage (nom masculin) chatting Conversation textuelle en temps réel sur Internet.1 désamicaliser; décopiner; amiradier unfriend Retirer une personne de sa liste de contacts.1 données de géomarquage (nom féminin pluriel) geotagging data Renseignements associant un lieu à des photos, à des vidéos, à des messages, etc.1 émoticône (nom féminin); binette (nom féminin) emoticon; smiley Symbole ou image dans un message qui exprime l’humeur de son auteur. étiquette (nom féminin) tag Mot-clé attribué à une photo, à une vidéo ou à un texte pour caractériser son contenu ou identifier une personne. Nota : Le terme utilisé sur Facebook est « identification ». externalisation ouverte (nom féminin); externalisation à grande échelle (nom féminin) crowdsourcing Pratique qui consiste à faire appel à la créativité, à l’intelligence et au savoir-faire des internautes pour mener à bien une activité particulière. fil d’actualités (nom masculin) home timeline Sur Twitter, flux chronologique de tous les gazouillis provenant des gazouilleurs auxquels est abonné un utilisateur. fil de nouvelles (nom masculin) news feed Sur Facebook, le fil de nouvelles comprend des mises à jour de statuts, des vidéos, des photos, etc. gazouilleur (nom masculin), gazouilleuse (nom féminin) twitterer; tweeter Utilisateur de la plateforme de microblogage Twitter. gazouillis partagé (nom masculin) retweet; RT Sur Twitter, gazouillis qu’un utilisateur fait suivre à ses abonnés. mise à jour de statut (nom féminin) status update Nouvelle publication affichée dans le profil personnel.1 Nota : Terme utilisé sur Facebook. mot-clic (nom masculin); mot-dièse (nom masculin) hashtag Mot-clé, série de mots-clés ou thème précédé du symbole numéro (dièse ou croisillon) servant à indexer et à classer du contenu. pseudonyme (nom masculin); pseudo (nom masculin) handle; nickname Alias ou forme abrégée du nom d’un internaute. publication (nom féminin) post Tout élément publié sur une plateforme de média social, y compris du texte, des images, des vidéos et des enregistrements audios. se connecter; ouvrir une session log in; sign in Commencer une session; activer la connexion à son compte.1 se déconnecter; fermer une session log out; sign out Mettre fin à la session en cours; couper la connexion à son compte.1 vidéoblogue (nom masculin); vlogue (nom masculin); blogue vidéo (nom masculin) video blog; vlog; videoblog Blogue diffusé sous forme de vidéo.1 wikipédiste (nom); wikipédien (nom masculin), wikipédienne (nom féminin) wikipedian Personne qui rédige ou modifie des articles sur Wikipédia. Pour une liste plus complète, je vous invite à consulter le Lexique des médias sociaux dans TERMIUM Plus®. Il s’avère un outil précieux pour tous les utilisateurs des médias sociaux. Maintenant que vous avez découvert tout ce beau vocabulaire français des médias sociaux, croyez-vous l’intégrer à vos messages? Parlez-nous de vos impressions dans les commentaires!
Source : Blogue Nos langues (billets de collaborateurs)
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Vous êtes polyglotte sans le savoir

Billet de blogue en français montrant que le français emprunte des mots à bien des langues en plus de l’anglais.De nos jours, nous avons l’impression que le français est envahi de toutes parts par l’anglais. Pourtant, la part du vocabulaire français venant de la langue de Shakespeare est à peine de cinq pour cent. Au fil des siècles, notre langue a emmagasiné les emprunts puisés dans les pays voisins… et même plus loin! Nous parlons italien Vous écoutez une cantatrice qui chante sur un balcon au pied d’un campanile? Tout cela est pittoresque, n’est-ce pas? Les mots en gras viennent de l’italien. Vous ne le saviez pas? Eh bien ce sont des maîtres du camouflage. Les emprunts à la langue de Dante se sont parfaitement intégrés au français et passent le plus souvent inaperçus. Pourtant, cette vague italianisante a suscité la réprobation à l’époque de la Renaissance. Bien des Français s’inquiétaient de cette invasion… dantesque. Nous parlons néerlandais Le français n’est pas seulement une langue latine. Il a également puisé dans l’abondant vocabulaire des langues germaniques. À commencer par le néerlandais, langue des Pays-Bas. Tout le monde connaît le Manneken-Pis, cet impudent bambin (mot italien) qui urine dans une fontaine de Bruxelles. Eh bien, manneken nous a donné « mannequin ». Les Néerlandais étaient une puissance coloniale. Ils ont entre autres colonisé l’Indonésie et le Suriname. Les mers n’avaient pas de secret pour eux. C’est donc par le biais de la navigation que les mots de leur langue se sont déversés dans la nôtre. Bâbord et tribord, pour garder le pied marin. Si vous tombez à l’eau, vous aurez besoin d’une bouée. Souhaitons que le commodore à bord de sa corvette ait pitié de vous et qu’il vous ramène au havre. L’éperlan et le flétan viennent aussi de la langue d’Érasme. Des verbes connus comme maquiller, haler, radoter, nous viennent des Pays-Bas. Nous parlons russe Bien sûr, il y a eu la vodka, petite eau, qui réchauffe les cœurs, les isbas, ces petites maisons, qui n’ont rien à voir avec les somptueuses datchas. Le régime communiste a laissé sa marque, lui aussi. Tout d’abord avec ses conseils ouvriers, appelés soviets, ses fermes collectives, les kolkhozes, ses atroces camps de concentration, les goulags, que nous a fait connaître Soljenitsyne. Mais bien avant le régime soviétique, il y avait ces massacres de Juifs, accusés de tous les maux, les pogroms. Le saviez-vous, le béluga tire son nom de la langue de Tolstoï? Et aussi cette soupe nourrissante qu’est le bortch. Et quand vous désirez signifier une fin de non-recevoir, vous dites niet, n’est-ce pas? Nous parlons allemand Qui dit Allemagne dit bière, n’est-ce pas? Pourtant le mot bière nous vient du… néerlandais. Mais pas le contenant dans lequel on la savoure, le bock. On frappe à la porte? N'ouvrez pas tout de suite : regardez par le vasistas. Restons dans le monde des clichés, la choucroute, ce chou aigre que l’on sert en accompagnement. Le plat de cochonnaille, consommé avec des litres de bière n’est pas typiquement allemand, contrairement à ce que l’on croit. Il est alsacien. Malheureusement, impossible de parler du pays de Merkel sans penser à la guerre. Les blindés, ces chars aveugles, viennent de l’Allemagne. Le bunker aussi, bien que ce terme ait pris d’autres sens en français. Sous l’Occupation, les Français ont connu des pénuries et remplaçaient le café frais par ce qu’on appelait un ersatz, substantif allemand qui signifie « remplacement ». Ceux qui visitent Strasbourg peuvent admirer les jeux de cloches de la cathédrale, ce que l’on appelle le glockenspiel. Nous parlons hébreu Difficile de dissocier la langue des Israélites du discours religieux. Des mots comme ange, chérubin, éden, kascher, manne, Pâques, séfarade en témoignent. Le jour du sabbat est le samedi. Mais saviez-vous que cidre vient aussi de l’hébreu? Nous parlons arabe La civilisation arabe est vieille de plusieurs siècles et il est donc normal qu’elle ait laissé son empreinte sur le français. Sur le plan de l’alimentation, particulièrement. Vous êtes un fanatique du café, ou vous préférez l’alcool? Un bon couscous aux merguez avec du safran suivi de loukoums à la pistache? Un sorbet à la pastèque avec tout cela? Tant qu’à y être, pourquoi ne pas organiser un méchoui? L’apport de l’arabe est considérable dans tous les domaines. Qui imaginerait qu’algèbre et chiffre sont des mots arabes? Tout comme sofa, calibre, magasin, sirocco (non, ce n’est pas de l’italien!) Conclusion Que retenir de tout cela? Que le français n’est pas une « langue pure ». De fait, une telle langue n’existe pas. Tout le monde emprunte à tout le monde et les mots s’acclimatent tout doucement dans leur nouvel environnement. Et vous? Connaissez-vous des mots qui viennent d’une autre langue que l’anglais?
Source : Blogue Nos langues (billets de collaborateurs)
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L’espéranto : une langue internationale équitable

Billet de blogue en français parlant de l’espéranto, une langue construite créée au 19e siècle et parlée partout dans le monde encore aujourd’hui.Vous êtes-vous déjà demandé ce qui se produirait si on pouvait communiquer avec des gens de langues maternelles différentes en toute équité, tout en favorisant la diversité linguistique? C’est le but que se donne l’espéranto. Il s’agit d’une langue « construite », c’est-à-dire conçue de manière consciente. Les origines L’histoire de l’espéranto commence lorsque Ludvik Lejzer Zamenhof publie les bases de la langue en 1887. Originaire de la ville de Bialystok, dans l’est de la Pologne actuelle (à l’époque dans l’Empire russe), ophtalmologue de profession, il s’était donné pour but de créer une langue permettant à des gens de cultures différentes de communiquer plus facilement et ainsi de dépasser leurs désaccords, influencé notamment par les réalités de sa ville natale, où se côtoyaient sans grande harmonie les communautés juive (dont Zamenhof lui-même était issu), russe, polonaise, allemande et biélorusse. Une langue accessible à tous Le vocabulaire de l’espéranto est essentiellement issu de langues européennes. Toutefois, ce qui rend la langue très accessible, c’est sa grammaire très régulière et essentiellement sans exceptions, qui permet de généraliser chaque concept appris à toute la langue. On peut aussi créer très facilement de nouveaux mots et concepts, ce qui rend la langue très adaptable aux nouvelles réalités. Ces caractéristiques sont aussi de nature à donner aux personnes qui apprennent la langue une plus grande confiance en leurs capacités d’apprentissage. Voici quelques exemples de création lexicale à l’aide de préfixes et de suffixes fréquents : varma [chaud, chaude] + -et- [diminutif] = varmeta [tiède] arbo [arbre] + -ar- [dénote un ensemble] = arbaro [forêt] bona [bon, bonne] + mal- [inverse] = malbona [mauvais, mauvaise] Une langue équitable, pont entre les cultures Franchir la barrière de la langue est un problème aussi vieux que l’humanité. Comme le sait tout apprenant d’une langue seconde, il est plus difficile de s’exprimer clairement dans cette langue que dans sa langue maternelle… D’où l’idée d’une langue de communication auxiliaire facile à apprendre et « neutre », au sens où elle n’est la langue maternelle de (presque) personne et n’appartient donc à personne. (En fait, elle est à tout le monde!) Une langue construite devenue vivante Mais n’est-ce pas une vieille utopie droit venue du 19e siècle? L’espéranto est au contraire une réalité vivante, composée de gens les plus divers, aux quatre coins du globe : familles, musiciens, écrivains, informaticiens, et bien d’autres. L’espéranto est aujourd’hui une langue utilisée en personne autant que sur Internet. Le réseau a d’ailleurs donné à la langue une cure de jouvence. Les projets en ligne sont nombreux : voyons par exemple la version espérantophone de Wikipédia. L’espéranto, ce sont des congrès et des rencontres chaque année, sur tous les continents, un réseau de personnes prêtes à accueillir des voyageurs espérantophones du monde entier (Pasporta Servo)... Il existe aussi de très nombreux livres en espéranto (traductions ou œuvres originales), de la poésie, de la musique. L’espéranto et moi Je m’intéresse depuis longtemps aux langues, et aussi aux rapports de force entre elles. Trouvant le concept de langue neutre intéressant pour rendre la situation plus équitable, et curieux à l’idée d’apprendre une langue construite, j’ai décidé d’en apprendre les bases en 2009. J’ai rapidement atteint un assez bon niveau de compréhension, mais la vraie « révélation » est venue quand, en 2013, j’ai participé à ma première grande rencontre d’espéranto à l’étranger, en Slovaquie. Là-bas, je me suis amusé et fait de nombreux amis – le tout entièrement en espéranto! À mon retour à Montréal, je me suis impliqué plus intensément dans nos activités locales autour de l’espéranto. J’apprécie le sentiment de liberté par rapport à ce qu’on pourrait appeler les conventions linguistiques « normales ». L’espéranto est un terrain d’entente linguistique qui permet à chaque personne d’être elle-même dans l’échange, hors des hiérarchies entre les langues et cultures… Un succès improbable Pour finir, l’espéranto constitue ce que j’aime appeler une « expérience humaine » : d’abord au sens où l’espéranto est une activité sociale, à travers laquelle on rencontre souvent des gens aux parcours de vie parfois hors du commun. Ensuite aussi au sens de « quelque chose dont on ne connaît pas le résultat ». L’espéranto, c’est l’expérience unique et à grande échelle d’un réseau de personnes de tous horizons, qui l’ont appris pour s’aider à communiquer, au-delà de la barrière de langue. Montréal au cœur du monde espérantophone en 2020 Au Canada aussi, l’espéranto est bien en vie! Des rencontres régulières ont lieu dans plusieurs grandes villes, comme Montréal, Toronto, Ottawa ou Québec… Le Congrès mondial d’espéranto a lieu chaque année dans une ville et un pays différents. En 2020, pour sa 105e édition, c’est Montréal qui accueillera l’événement (du 1er au 8 août) et qui sera donc, pendant une semaine, le centre du monde espérantophone… Qu’attendez-vous? Vous avez largement le temps d’apprendre la langue d’ici là! Au plaisir de vous voir au Congrès mondial d’espéranto en 2020!
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Les 5 meilleurs outils gratuits de recherche terminologique 2.0

Billet de blogue sur les outils de recherche terminologique 2.0, rédigé par Olivier Doré.Vous ne trouvez pas ce que vous cherchez dans votre dictionnaire préféré? Pas de panique! Avant de courir consulter les ouvrages de référence à la bibliothèque du coin, ouvrez votre navigateur Web favori sur votre ordinateur ou votre appareil mobile. Poursuivez ensuite votre lecture pour découvrir, ou redécouvrir, 5 outils informatiques gratuits qui vous permettront de trouver les mots justes en quelques clics. TERMIUM Plus® TERMIUM Plus®, c’est probablement l’un des outils les plus utiles dans le contexte bilingue canadien. Il s’agit en fait de la banque de données terminologiques et linguistiques officielle du gouvernement du Canada. Vous cherchez à connaître la définition d’un terme ou son équivalent officiel en anglais, en espagnol, ou même en portugais? TERMIUM est l’outil qu’il vous faut! Banque de dépannage linguistique Est-ce qu’on dit « montrer » ou « démontrer »? « Chercher » ou « rechercher »? « Juridique », « judiciaire » ou « légal »? Les réponses à toutes ces questions se trouvent (et se retrouvent) dans la Banque de dépannage linguistique (BDL) de l’Office québécois de la langue française. La BDL vous offre également des articles sur la grammaire, la typographie, les abréviations, la syntaxe et plus encore. Concordanciers Tout d’abord, savez-vous ce qu’est un concordancier? C’est un outil qui permet d’afficher un mot ou une expression dans son contexte au sein d’une banque de textes originaux et traduits déjà publiés sur le Web. Il en existe plusieurs, dont TradooIT et Linguee. Ce qui est bien avec TradooIT, c’est qu’il regroupe les résultats semblables et les présente de manière à ce que l’on repère facilement et rapidement la traduction désirée. Vous pouvez également filtrer les résultats selon leur source ou selon la forme de l’expression originale (p. ex. en majuscules ou avec un trait d’union). L’avantage de Linguee, c’est qu’en plus de la partie concordancier, il comprend également une partie dictionnaire bilingue. Vous pouvez ainsi traduire l’expression recherchée en traitant séparément chacun des mots qui la composent, ou encore en la considérant comme un tout. Recherche avancée de Google Si vous avez déjà fait des recherches sur Internet, vous connaissez probablement le moteur de recherche Google. Ses fonctions de recherche avancée vous permettront de préciser, et donc d’optimiser, votre recherche. Vous trouverez facilement sur le Web des articles qui vous aideront à maîtriser la recherche sur Google. Tableau comparatif Vous vous demandez encore quel outil utiliser? Voici un tableau comparatif pour vous aider. Tableau comparatif des caractéristiques de 5 outils gratuits de recherche terminologique 2.0 Caractéristiques TERMIUM Plus® Banque de dépannage linguistique TradooIT Linguee Recherche avancée de Google Mises à jour régulières Oui Oui Oui Oui Oui Critères de recherche pertinents Oui Ne s’applique pas Non Non Oui Résultats catégorisés par domaine Oui Oui Non Non Non Résultats souvent tirés de sources crédibles Oui Oui Oui Non Non Nombre élevé de résultats Oui Non Oui Oui Oui Possibilité de conserver les résultats en mémoire Oui Non Non Non Non Explications claires et structurées Variable selon la source Non Non Non Non Termes toujours définis ou mis en contexte Non Oui Oui Oui Oui Possibilité de comparer le texte complet dans les deux langues Non Non Oui Non Variable selon la source. La plupart des pages provenant de sites Web du gouvernement du Canada sont disponibles aussi bien en français qu’en anglais, ce qui permet de les comparer. Beaucoup de mots nouveaux et « à la mode » Non Non Oui Oui Oui À la fois dictionnaire et concordancier Non Non Oui Oui Non Application mobile gratuite Non Non Non Oui Non Si vous ne trouvez toujours pas ce que vous cherchez, peut-être l’expression ou le terme que vous recherchez sont-ils mal orthographiés. Sachez toutefois que beaucoup d’autres outils, gratuits comme payants, sont également disponibles en ligne. Et vous, quels sont vos outils de recherche terminologique 2.0 préférés?
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Quatre conseils pour écrire de la poésie simple et brève

Billet de blogue en français présentant quatre conseils à l’intention des personnes qui écrivent de la poésie.La poésie n’a jamais été un art facile à maîtriser et avec le temps, elle a malheureusement perdu de sa valeur, selon moi. En effet, au début du 21e siècle, les poèmes étaient loin d’être populaires, surtout auprès des adolescents et des jeunes adultes puisque ceux-ci ont, de nos jours, beaucoup moins de temps pour lire et analyser des textes poétiques. Cependant, avec la venue des réseaux sociaux, la poésie a retrouvé sa popularité : tout le monde partage et publie des poèmes en un seul clic. Mais la poésie d’aujourd’hui est bien différente de celle de Charles Baudelaire et de Victor Hugo. Elle séduit ces jeunes qui n’ont pas de temps à accorder à la lecture grâce à sa simplicité et à sa brièveté. Effectivement, les poèmes modernes peuvent prendre la forme d’une citation, d’un court gazouillis (pour les utilisateurs du réseau social Twitter) ou d’une strophe seulement. Les haïkus (poèmes japonais de trois vers) sont aussi très populaires. L’évolution de la poésie nous mène à nous poser la question suivante : comment écrire des poèmes brefs et simples au 21e siècle? Voici donc quelques conseils pour ceux qui désirent devenir poètes. 1. Soyez vous-même Je suis sûre qu’on vous le dit souvent! C’est vrai qu’il est difficile d’être complètement soi-même, sans penser aux opinions des autres. Il est encore plus difficile de ne pas trop penser au processus d’écriture lui-même : « Ah, mais c’est nul ce que j’écris! Non, c’est trop compliqué! Peut-être que l’écriture n’est pas faite pour moi? » Enfin, on ne pense pas tous aux mêmes choses, mais l’insécurité est inévitable. Toutefois, il ne faut pas oublier que la poésie touche chaque humain différemment. Il y aura alors toujours une personne qui aimera ce que vous écrivez et une autre qui n’aimera pas ça. Cela n’a rien à voir avec votre style d’écriture. Chaque personne a des goûts particuliers. Ainsi, quand vous écrivez, soyez honnête et parlez de vos expériences de la vie. Parce que plus vous serez franc avec vos lecteurs, plus les émotions que vous décrirez dans vos textes brilleront, et c’est ce qui importe le plus lorsqu’on écrit des poèmes. 2. Cherchez la tragédie dans le quotidien Cette citation est de mon professeur de création littéraire à l’université. Ce qu’il voulait dire, c’est que parfois, on creuse trop longtemps pour trouver une métaphore géniale ou une chute inattendue. Par contre, l’originalité se retrouve souvent dans l’ordinaire, la routine, la vie quotidienne. La vie de tous les jours doit être une de nos plus grandes inspirations étant donné qu’on en fait nécessairement partie. 3. Évitez les clichés Combien de chansons et de poèmes contiennent des mots ou des expressions comme « je ne peux vivre sans toi », « cœur », « amour », « mon âme est brisée », etc.? Il serait bien trop compliqué de les compter tous, car il y en a des millions! Avec le temps, ces termes et locutions ont perdu de leur originalité et semblent vraiment banals, même sans vie. Même si vous désirez écrire de manière simple, évitez une créativité fade, sinon les lecteurs auront une impression de « déjà vu » en lisant vos poèmes. 4. Pour devenir écrivain, soyez avant tout un lecteur Ce conseil aurait dû être le premier de la liste. Il est évident qu’avant de devenir poète, il faut lire non seulement des poèmes, mais tous les genres d’écrits : romans, mémoires, pièces de théâtre, journaux, revues, nouvelles, etc. Lire plusieurs genres ouvrira votre esprit et vous permettra d’élever votre créativité. La lecture vous montrera qu’il y a mille et une manières d’écrire et que toutes sont bonnes. Vous verrez que vous pouvez mélanger plusieurs styles et langues, vous ferez la connaissance de magnifiques écrivains et vous apprendrez de nouvelles expressions que vous utiliserez à votre guise. C’est tout? Seulement quatre conseils? Eh oui, ces quatre trucs sont en fait quatre étapes, et il faut prendre son temps pour bien les suivre. Elles vous permettront d’évoluer en tant que poète, et vous ne vous lasserez jamais de les répéter chaque fois que l’inspiration vous manquera. Et si vous avez vous aussi des conseils pour les apprentis poètes, n’hésitez pas à nous les faire connaître. Sur ce, bonne séance d’écriture!
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