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Le relief et les cours d’eau du Canada

Jeu en français dans lequel il faut répondre à des questions linguistiques variées ayant pour thème le relief du Canada.Le Canada a une géographie riche et diversifiée. On y trouve plusieurs montagnes et de nombreuses étendues d’eau, notamment le plus grand groupe de lacs d’eau douce du monde!Les questions suivantes vous permettront de tester vos connaissances du vocabulaire et de la langue en général, en plus d’en apprendre davantage sur la géographie du Canada.1. Le fleuve Saint-Laurent est la plus importante voie navigable commerciale du Canada. Qu’est-ce qu’un fleuve?un cours d'eau qui se déverse dans un lac ou un cours d'eau plus importantun cours d'eau important qui se jette dans la merune grande nappe d’eau à l’intérieur des terres2. Les provinces des Prairies sont le Manitoba, la Saskatchewan et l’Alberta. Qu’ont en commun la prairie, le pré et la plaine?ce sont des terrains platsil y pousse uniquement de l’herbeon les trouve seulement en Amérique du Nord3. Les d’Amérique du Nord constituent le plus grand groupe de lacs d’eau douce du monde.Grands-LacsGrands Lacsgrands Lacs4. On trouve beaucoup de précieux dans le Bouclier canadien.mineraismineraies5. Les sont une chaîne de montagnes de l’Est de l’Amérique du Nord.ApalachesAppalachesApallaches6. Les Rocheuses font partie de la Cordillère nord-américaine. Le mot « cordillère » vient d’un mot qui signifie « chaîne de montagnes ».anglaisespagnolitalien7. Le cap Columbia, dans l', est la pointe de terre la plus au nord du Canada.ArticleArtiqueArctique8. Le mont Logan, plus haut sommet du Canada, est situé dans le du Yukon.Sud/OuestSud OuestSud-Ouest9. Une grande partie de l’électricité du Québec provient de barrages construits sur des rivières qui se déversent dans la baie James, à la pointe sud de la .baie d’Hudsonbaie d’Udson10. Treize États sont situés au nord de l'île Middle, le point le plus au sud du Canada.Américainsaméricains  
Source : Jeux du Portail linguistique du Canada
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adresse (règles d’écriture)

Article sur les règles à suivre pour écrire les adresses dans une lettre, sur une carte professionnelle, dans un bloc-signature et sur un panneau de signalisation.
Sur cette page Disposition des éléments Titre de fonction du destinataire Numéro municipal Voie de communication (odonyme) Point cardinal Bureau, appartement et étage Ville et province/territoire Code postal Exemples d’adresses complètes (dans une lettre) Nom du pays Envois au Canada Envois destinés à l’étranger Adresse dans le corps d’une lettre ou d’un texte Renseignements complémentaires Le texte qui suit présente les règles d’écriture des adresses figurant dans une lettre, sur une carte professionnelle, dans un bloc-signature et sur un panneau de signalisation. Il est recommandé d’appliquer les règles énoncées ci-dessous : pour l’adresse du destinataire figurant dans la vedette d’une lettre pour l’adresse de l’expéditeur imprimée sur du papier à en-tête pour toute adresse figurant : dans un bloc-signature sur une carte professionnelle sur un panneau de signalisation Pour connaître les règles d’écriture des adresses qui servent à la livraison du courrier, soit celles figurant sur les enveloppes et les colis, consultez l’article adresse sur une enveloppe ou un colis (Recommandation linguistique du Bureau de la traduction). Disposition des éléments Il convient de présenter les éléments de l’adresse en allant du particulier au général : Nom du ou de la destinataire Titre de fonction Nom de la direction, de la division ou du service Nom du ministère, de l’organisme ou de l’entreprise Étage, bureau Nom de l’immeuble Numéro municipal (ou numéro d’immeuble) et voie de communication Municipalité (province ou territoire)  code postal Titre de fonction du destinataire Dans la vedette d’une lettre, il est d’usage d’indiquer, sous le nom du ou de la destinataire, son titre de fonction : Madame Julie Tremblay Directrice générale Service des communications Numéro municipal Dans une lettre, le numéro municipal est toujours suivi d’une virgule : 678, avenue des Pommiers Gatineau (Québec) Voie de communication (odonyme) Remarque : L’information qui suit est un résumé des règles relatives à l’écriture des noms de voie de communication. Pour obtenir des renseignements plus détaillés, consultez l’article rue, avenue, boulevard et autres odonymes. Le terme générique qui désigne la voie de communication (ou odonyme), comme rue, avenue, boulevard, place, chemin, etc., s’écrit en toutes lettres et tout en minuscules. L’élément spécifique qui suit le nom de la voie de communication prend toujours la majuscule : 240, rue Deslauriers 12345, boulevard des Sources Lorsque le générique est précédé d’un adjectif ordinal (tel que 1re ou 15e), il prend une majuscule : 50, 1re Avenue 200, 15e Rue L’adjectif ordinal qui précède le générique peut aussi s’écrire en toutes lettres, avec une majuscule : 200, Quinzième Rue Lorsque le générique est placé après le spécifique, tous deux prennent la majuscule : 300, Grand Boulevard Par ailleurs, si l’élément spécifique est composé de plusieurs termes, ces termes sont généralement réunis par un trait d’union : 2610, chemin de la Côte-Sainte-Catherine 165, rue de l’Hôtel-de-Ville Il convient de toujours écrire le nom de la voie de communication en toutes lettres. Ainsi, on n’écrit pas 567, St-Jean mais plutôt 567, rue St-Jean. Point cardinal Le point cardinal prend la majuscule initiale lorsqu’il suit le nom de la rue. Les abréviations correspondantes (E., O., S., N.) peuvent être utilisées si l’espace est insuffisant : 360, rue Laurier Ouest 151, boulevard Saint-Laurent E. Bureau, appartement et étage Les adresses de la fonction publique comportent souvent un numéro de bureau ou d’étage. Dans ce sens, les termes chambre et suite sont des calques de l’anglais et sont par conséquent à éviter. On indique le bureau et l’étage sur la même ligne que le nom de la rue ou, si l’on manque d’espace, sur la ligne précédente : Édifice Blackburn 85, rue Sparks, bureau 400 Ottawa (Ontario) Division de la terminologie 70, rue Crémazie, 9e étage Gatineau (Québec) Agence du revenu du Canada Bureau des services fiscaux de Montréal 6e étage, bureau 600 305, boulevard René-Lévesque Ouest Montréal (Québec) Case postale/boîte postale Pour des renseignements relatifs à l’indication de la case postale dans une adresse, voir case/boîte postale. Ville et province/territoire Le nom de la ville, ou de la municipalité, s’écrit au long avec une majuscule initiale aux divers éléments de l’appellation. Il est recommandé de respecter la forme officielle qui a été établie pour ce nom. Les toponymes (noms de lieux) n’ont, sauf exception, qu’une seule forme officielle. On écrit également le nom de la province ou du territoire en toutes lettres, à côté du nom de la ville, entre parenthèses : 1141, route de l’Église Québec (Québec)  G1V 4X6 340, rue Main Saint John (Nouveau-Brunswick)  E2K 5A3 Remarque : Au Canada, seuls quelques noms de villes ont une forme officielle dans l’autre langue. Ainsi, St. John’s (Terre-Neuve-et-Labrador) et Saint John (Nouveau-Brunswick) ne se traduisent pas. La forme française Saint-Jean, bien que passée dans l’usage, n’a aucun statut officiel. Pour plus de renseignements à ce sujet, voir noms géographiques du Canada (traduction). Exceptionnellement, si l’espace est restreint, il est possible d’abréger les noms des provinces et des territoires. Voir les abréviations à utiliser dans l’article provinces et territoires du Canada. Code postal Le code postal constitue le dernier élément de l’adresse et figure sur la même ligne que le nom de la municipalité et celui de la province, dont il est séparé par deux espaces. La règle vaut même lorsque la mention « Canada » figure dans l’adresse. Si l’on manque de place, on peut inscrire le code postal sur une ligne distincte. Winnipeg (Manitoba)  R3C 3G7 Yellowknife (Territoires du Nord-Ouest)  X1A 1R0 Saint-Alexandre-de-Kamouraska (Québec) G0L 2G0 Exemples d’adresses complètes (dans une lettre) Madame Josée Belhumeur Directrice par intérim Bureau des services fiscaux de Montréal Agence du revenu du Canada 6e étage, bureau 600 305, boulevard René-Lévesque Ouest Montréal (Québec)  H2Z 1A6 Monsieur Pierre Poisson Gestionnaire de la conservation des ressources Aire marine nationale de conservation du Lac Supérieur Unité de gestion du Nord de l’Ontario Agence Parcs Canada 22, rue Third C. P. 998 Nipigon (Ontario)  P0T 2J0 Monsieur Normand Francoeur Gestionnaire Direction des affaires intergouvernementales Région du Nunavut Affaires autochtones et du Nord Canada 807, rue Aiviq, 2e étage Iqaluit (Nunavut)  X0A 0H0 Nom du pays Envois au Canada On n’inscrit pas la mention « Canada » dans l’adresse d’un destinataire canadien à qui l’on écrit à partir du Canada. Envois destinés à l’étranger Dans l’adresse de l’expéditeur figurant sur la lettre, on inscrit la mention « Canada » seulement si l’envoi est destiné à l’étranger. Dans l’adresse du destinataire figurant sur la lettre, on inscrit le nom du pays de destination seulement si l’envoi est destiné à l’étranger. On met le nom du pays seul sur la dernière ligne de l’adresse, en majuscules. Pour plus de renseignements sur les envois destinés à l’étranger, voir adresse internationale. Adresse dans le corps d’une lettre ou d’un texte Si l’on doit inscrire une adresse dans le corps de la lettre (ou dans un texte suivi) à l’horizontale, on sépare les éléments par des virgules, sauf le code postal qui est séparé de la mention de la province ou du territoire par deux espaces. De plus, de part et d’autre de la mention de la province ou du territoire, les parenthèses tiennent lieu de ponctuation : L’entreprise, exploitée sous la raison sociale Distribution Pierre Simon, était située au 300, rue Laval, bureau 22, Gatineau (Québec)  J8Y 5W2. Si l’on indique une adresse dans le corps d’un texte et que cette adresse est destinée à être retranscrite sur une enveloppe ou un colis, on la présente alors à la verticale, en respectant les règles d’écriture énoncées dans l’article adresse sur une enveloppe ou un colis (Recommandation linguistique du Bureau de la traduction). Renseignements complémentaires Voir adresse sur une enveloppe ou un colis (Recommandation linguistique du Bureau de la traduction), formules d’appel générales, provinces et territoires du Canada, nombres ordinaux, points cardinaux et rue, avenue, boulevard et autres odonymes.
Source : Clés de la rédaction (difficultés et règles de la langue française)
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Périphrase : surnoms des villes et des pays 2

Jeu portant sur des surnoms (périphrases) attribués à des noms de villes et de pays.La périphrase est une figure de style qui consiste à utiliser plusieurs mots au lieu d’un seul pour désigner une chose (p. ex. dire le petit écran pour parler de la télévision). On a ainsi attribué à certains pays et à certaines villes et régions du monde un surnom distinctif, en employant une périphrase qui décrit une caractéristique de ce lieu.Pouvez-vous associer chacune des périphrases suivantes entre crochets avec la ville, la région ou le pays qu’elle désigne?1. Les Français aiment bien visiter [la Belle Province].le QuébecToulouseMarseille2. Le [berceau de la Renaissance] regorge de monuments, de musées, d’églises et d’autres trésors historiques.RomeVeniseFlorence3. Parmi les incontournables de la [cité comtale], il ne faut pas manquer la Rambla, l’avenue piétonne la plus réputée au monde.AthènesBarceloneRio de Janeiro4. La [perle de l’Adriatique] est ceinturée de murs de fortification qui ont été érigés entre le 12e et le 17e siècle.CasablancaHambourgDubrovnik5. La [ville sainte] occupe une place centrale dans les religions juive, chrétienne et musulmane.JérusalemBethléemRome6. Comptant plus de 3 000 lacs et de nombreuses îles, le [pays des Mille Lacs] offre des paysages à couper le souffle.la Nouvelle-Zélandele Canadala Finlande7. La [Grosse Pomme] est l’une des destinations les plus populaires au monde.New YorkLos AngelesHollywood8. L’[Île de Beauté] est boisée, montagneuse et formée de hautes falaises.Phuketla Corsel’île Maurice9. La [ville aux cent clochers] offre une architecture aux styles diversifiés.PragueVienneQuébec10. Plusieurs célébrités américaines ont été séduites par le [pays des mille collines].IrlandeRwandaHollande  
Source : Jeux du Portail linguistique du Canada
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La force évocatrice des noms de lieux autochtones

Billet de blogue en français sur les noms géographiques autochtones au Canada.Un mot simple qui évoque la beauté d’une cascade, un son qui décrit un passage étroit semé d’obstacles, un terme complexe qui dépeint avec la plus grande exactitude une série de falaises perdues dans l’immensité des montagnes… Voilà quelques exemples de l’expressivité des noms géographiques autochtones. Les noms géographiques font partie intégrante de nos conversations de tous les jours. Ils servent de repères en fournissant des points de référence qui nous aident à nous orienter dans le milieu naturel. Ce sont des aide-mémoire qui témoignent parfois de liens intimes avec le territoire. La discipline qui étudie les noms géographiques, leur origine, leur sens et leur emploi s’appelle la « toponymie ». Elle se trouve au carrefour de plusieurs disciplines, telles que la géographie, l’étymologie, la linguistique et l’histoire. Grâce au savoir qu’ils véhiculent, à la complexité et à l’exactitude de l’information qu’ils dénotent, les noms géographiques autochtones sont dans une classe à part. L’information riche et détaillée qu’ils portent émane des visions du monde, des cultures et des langues propres aux différentes nations autochtones. Je vous présenterai ici quelques exemples de noms de lieux venus de l’anishinabemowin et du français. Caractéristiques des noms géographiques en anishinabemowin La langue anishinabemowin est parlée par les Anishinaabeg/Anishinabeg (Algonquins, Nipissings, Mississaugas, Ojibwés, Chippewas, Saulteaux, etc.). Les linguistes classent cette macrolangue et ses nombreux dialectes dans la famille des langues algonquiennes. Elle compte 18 consonnes, 3 voyelles courtes et 4 voyelles longues. Les mots qui servent à désigner des lieux sont parfois très complexes. Un seul mot exprime souvent ce que le français ou l’anglais dirait en une phrase. L’anishinabemowin est ce qu’on appelle une langue polysynthétique, c’est-à-dire une langue dont les mots sont composés de plusieurs morphèmes. (Le morphème est la plus petite unité grammaticale d’un mot.) Les langues polysynthétiques produisent habituellement de longs mots-phrases qui transmettent une abondance de détails. La rivière dont l’embouchure a un courant ondulant Les noms géographiques autochtones sont porteurs du savoir local et décrivent souvent les attributs d’un lieu avec une grande précision. Ils peuvent évoquer des caractéristiques particulières du milieu naturel que beaucoup d’entre nous ne connaissent pas. Pensons à la rivière Madawaska qui coule en Ontario. Le nom « Madawaska » serait dérivé du mot mata-aushka, qui signifie en anishinabemowin « rivière dont l’embouchure a un courant ondulant », ce qui décrivait fort bien autrefois l’endroit où la Madawaska se jetait dans la rivière des Outaouais. De nos jours, on n’observe plus la caractéristique qui lui a donné son nom, car la colonisation a apporté son lot de bouleversements, dont la construction de plusieurs barrages destinés à produire de l’électricité ou à régulariser les eaux. La rivière Amable du Fond Dans certains cas, les noms autochtones relatent l’histoire locale et témoignent du patrimoine culturel d’un lieu. Les toponymes rappellent souvent la vie de personnes ou de familles qui ont longtemps habité l’endroit, celle de personnages illustres ou encore des événements importants qui ont marqué notre passé collectif. Prenons par exemple la rivière Amable du Fond, qui coule vers le nord en drainant les hauteurs du parc Algonquin, en Ontario. Cette rivière doit son nom à Amable Jon Bon [pour Jawbone] Du Fond, un « Indien » algonquin qui a occupé le secteur, d’après les registres du père Simonet, missionnaire catholique, consignés en 1865. Au début des années 1800, Du Fond s’est rendu à Mattawa, « au confluent de deux cours d’eau », et a exploré les environs à la recherche de bonnes terres de chasse et de trappage. Au fil des ans, il a parcouru la région de fond en comble, en voyageant sur la rivière qui porte aujourd’hui son nom. Avec sa famille, il a établi bon nombre de campements d’hiver pour la chasse, le trappage et la pêche. Du Fond s’est finalement établi près de l’endroit où la rivière des Outaouais rejoint la rivière Mattawa, là où serait fondé le village de Mattawa dans les années 1850. Ses contemporains le tenaient en très haute estime. L’orignal qui a franchi les rapides d’un bond En plus de remplir une fonction pratique, les noms de lieux autochtones témoignent d’une façon unique de certaines histoires intimement liées au territoire, et nous offrent des perspectives culturelles et historiques des plus utiles. Le rapide de l’Orignal, sur la rivière du Lièvre à Mont-Laurier (Québec), est un bon exemple. Le nom initial de ce rapide en anishinabemowin était Monz Pàwitig, qui se traduit littéralement par « rapide de l’Orignal ». Le nom français est apparu officiellement sur des cartes en 1885, à l’époque où les premiers colons ont commencé à arriver sur les lieux et à s’établir aux abords du rapide. Les désignations Monz Pàwitig et « rapide de l’Orignal » tirent leur origine d’une légende racontée par les Anishinabeg de la région. L’hiver, les Anishinabeg parcouraient les rives pour chasser les orignaux et les cerfs, qu’ils épuisaient par une longue poursuite dans la neige. Selon la légende, un orignal pourchassé aurait enjambé les rapides en faisant un saut prodigieux d’une longueur de 30 mètres. Ce bond spectaculaire s’est transformé en un mythe d’abord propagé par les Anishinabeg de l’endroit et raconté plus tard aux voyageurs et aux familles canadiennes-françaises venues s’installer dans les environs. L’histoire, préservée et retransmise grâce à la tradition orale des Anishinabeg, a été rapidement adoptée et popularisée par les nouveaux-venus. La valeur des langues autochtones D’après Statistique Canada, plus de 70 langues autochtones sont parlées au Canada. Le nombre de locuteurs de chaque langue varie considérablement, mais on constate que beaucoup de ces langues sont en déclin. En fait, les trois quarts des langues autochtones du Canada sont en péril, et certaines sont même presque disparues. L’Organisation des Nations Unies a déclaré 2019 l’Année internationale des langues autochtones; souhaitons que cela nous aide à saisir la valeur de ces langues et à agir pour les empêcher de sombrer dans l’oubli. Il faudra pour cela sensibiliser les gens aux menaces pesant sur ces langues, collaborer avec des experts autochtones afin de trouver des solutions concrètes et s’engager collectivement à rétablir ces langues. Ce n’est pas d’hier que la Commission de toponymie du Canada (CTC) s’intéresse aux toponymes autochtones. Organisme national responsable des noms de lieux du Canada, la CTC s’affaire à améliorer ses politiques relatives aux noms autochtones, de même qu’à resserrer la collaboration et les relations qu’elle entretient avec les nations autochtones. Les membres fédéraux, provinciaux et territoriaux de la Commission travaillent activement avec les organismes et les gouvernements autochtones pour répertorier les noms de lieux autochtones et les adopter dans tout le pays. Sources Voir les sources consultées BURWASH, A. Correspondence sent to R. Douglas (dossier de correspondance 31F), Archives du Secrétariat de la Commission de toponymie du Canada, Ressources naturelles Canada, 1919. MACKEY, Doug. « Amable du Fond lived in area which carries his name » (en anglais seulement), Heritage Perspectives, 8 juin 2001. Patri-Arch. La légende du rapide de l’Orignal (PDF), 2016. Ressources naturelles Canada. Les noms géographiques et la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, 8 novembre 2018. RICE, Keren. « Langues autochtones au Canada », L’Encyclopédie canadienne, 2008. Stone Circle Consulting et Know History. Mattawa Nipissing Métis Historical Research Project (PDF, en anglais seulement), 2014. Consulté depuis le site Web de Métis Nation of Ontario. Transcript and rough translation of a letter from the people of Mattawa, September 3, 1865, Archives du diocèse catholique romain de Pembroke (A1401). Traduit par Marc-André Descôteaux, Portail linguistique du Canada
Source : Blogue Nos langues (billets de collaborateurs)
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Toponymes et énigmes à résoudre : le cas de la rivière Lairet

Billet de blogue en français retraçant, à l’aide de documents historiques, l’origine du nom de la rivière Lairet qui coulait autrefois dans la ville de Québec.Les langues recèlent des trésors en lien avec le passé qui nous incitent à en suivre les traces afin d’aboutir à une meilleure compréhension de cet héritage. À cet égard, le français ne fait pas exception. Il arrive parfois que ces joyaux, une fois mis au jour, s’offrent aux lecteurs curieux sous la forme d’énigmes. Certains toponymes rescapés de la poussière des années qui a failli les ensevelir à jamais ne peuvent manquer de susciter la curiosité, voire l’étonnement. Au fil de mes lectures, je suis tombé sur l’histoire curieuse du nom d’une rivière de Québec, racontée par Janouk Murdock dans la revue d’histoire Québecensianote 1. Je vous la résume ici. On comprendra d’emblée le scepticisme de ceux et celles qui, lisant que Jacques Cartier a passé l’hiver 1535-1536 aux abords de la rivière Lairet, à Québec, découvrent qu’il ne s’agit pas de la rivière Saint-Charles. La question surgit, inévitable : où se trouve cette rivière Lairet? La Commission de toponymie du Québec nous apprend que ce toponyme apparait en 1626. S’il y a un groupe de mots dans une langue dont la prononciation et l’orthographe sont fluctuantes, quand ce n’est pas la dénomination tout entière, c’est bien celui des noms propres. À plus forte raison lorsqu’il s’agit de noms de lieux. D’après la Commission, outre « Rivière Lairet », on trouve, écrit en 1637, « Rivière de Lairet » et, plus tard sur un plan de Jean-Baptiste Larue datant de 1821, « rivière à la Rez ». Ce cours d’eau, que certains ont désigné sous le nom de « rivière de Jacques-Cartier » – en témoigne le Journal des Jésuites pour l’année 1651 – se verra rétrogradé par la suite au rang de ruisseau. La rivière Lairet a-t-elle vu son débit diminuer au cours des siècles? Toujours est-il que selon la version de 1914 du Dictionnaire des rivières et lacs de la province de Québec, cet élément hydrographique devrait plutôt être considéré comme un ruisseau compte tenu de son débit. Reste que, de nos jours, le paysage topographique de la ville de Québec ne laisse pas entrevoir de traces attestant d’un ruissellement passé aux abords de la vieille capitale. S’est-il agi d’une erreur de localisation ou d’une volonté ancienne de désorienter tout ennemi potentiel? Il s’avère que la rivière Lairet a bel et bien existé. Son parcours l’amenait à serpenter de la limite sud de Charlesbourg jusqu’aux eaux de la Saint-Charles. De dimension trop réduite pour jouer un rôle dans la navigation, son lit a été comblé en grande partie en 1957 pour se retrouver complètement et définitivement sous terre à partir de 1969. Comme bien des toponymes, son origine reste inconnue. Certains ont avancé que la rivière tire son nom de celui des filets autrefois tendus dans ses eaux pour capturer les poissons et qui portaient le nom de « rets ». Cet usage du mot « rets » est attesté également dans le Dictionnaire nord-américain de la langue française de Louis-Alexandre Bélisle. Le Grand Robert en fait mention comme d’un « ouvrage en réseau pour capturer du gibier, des poissons ». Comme tant d’autres, le mot aurait été orthographié de nombreuses façons. On en trouve la trace dans le Dictionnaire historique de la langue française, qui précise que l’orthographe « rez » se rencontrait au début du 13e siècle. De façon générale, l’expression « les rets » aurait désigné une rivière où se pratiquait la pêche au filet. Et vous, connaissez-vous des histoires comme celle-là? Y a-t-il des mystères semblables que vous aimeriez voir éclaircis? Notes Note 1 Janouk Murdock, « La rivière Lairet : l’énigme d’un toponyme » (PDF), Québecensia, vol. 26, no 2, avril 2008, p. 14-16 Retour à la note 1
Source : Blogue Nos langues (billets de collaborateurs)
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noms géographiques du Canada (traduction)

Article portant sur les règles générales à suivre pour la traduction des noms géographiques du Canada.
Sur cette page Toponyme, générique et spécifique Noms géographiques particuliers Les noms de lieux habités Les noms d’intérêt pancanadien Les noms de parcs nationaux Les noms scientifiques ou géologiques Les noms des entités sous-marines Les noms parallèles et les traductions provinciales Traduction du générique Traduction du spécifique Adjectifs Particules de liaison Exceptions Renseignements complémentaires Au Canada, l’écriture des noms géographiques obéit à des règles générales, qui ont été établies d’après des lignes directrices publiées par le Conseil du Trésor. Ces règles indiquent notamment dans quels cas il est recommandé de traduire ou de ne pas traduire les noms géographiques anglais dans les textes français. Toponyme, générique et spécifique Un toponyme, c’est-à-dire au sens large un nom géographique, se compose d’un élément générique et d’un élément spécifique. Dans le cas d’une entité géographique, comme un lac, une rivière ou une île, le générique est l’élément du toponyme qui identifie de façon générale la nature de l’entité : dans lac Champlain, le générique est lac dans Little Current River, le générique est River Quant au spécifique, il identifie de façon particulière l’entité géographique : dans lac Champlain, le spécifique est Champlain dans Little Current River, le spécifique est Little Current Le nom officiel désigne la ou les formes d’un nom géographique approuvées par une autorité provinciale, territoriale ou fédérale. Ces formes figurent dans la Base de données toponymiques du Canada que gère la Commission de toponymie du Canada et dans la Banque de noms de lieux du Québec, que diffuse la Commission de toponymie du Québec. Noms géographiques particuliers Les règles générales énoncées ci-dessous s’appliquent essentiellement aux noms d’entités géographiques. Elles ne portent pas sur les catégories de noms géographiques suivantes : Les noms de lieux habités Au Canada, seules quelques villes ont un nom possédant deux formes officielles différentes en français et en anglais. On peut trouver ces noms dans la Base de données toponymiques du Canada du site de Ressources naturelles Canada. Ainsi, St. John’s (Terre-Neuve-et-Labrador) et Saint John (Nouveau-Brunswick) ne se traduisent pas. La forme française Saint‑Jean, bien que passée dans l’usage, n’a aucun statut officiel. Les noms d’intérêt pancanadien Le Conseil du Trésor a établi une liste d'entités et de régions canadiennes dont les noms ont une forme bien connue en anglais et en français. Les deux formes ont un caractère officiel. On peut consulter cette liste à la page Toponymes d’intérêt pancanadien. Les noms de parcs nationaux La liste des parcs nationaux, des lieux historiques nationaux ainsi que des canaux et écluses historiques est diffusée par Parcs Canada. Les noms scientifiques ou géologiques Les noms scientifiques, et particulièrement les noms d’entités géologiques (plates-formes structurales, bassins tectoniques, boucliers, etc.), diffèrent des noms géographiques du fait qu’ils désignent des entités que l’on ne peut définir uniquement au moyen de critères géographiques (latitude, longitude et altitude). Cela dit, la démarcation entre nom géographique et nom géologique est parfois très floue. Seule la consultation de la Base de données toponymiques du Canada permet de déterminer si le nom du bassin X est bel et bien le nom géographique officiel. Les noms des entités sous-marines Plusieurs noms d’entités sous-marines ont une forme française approuvée par le Comité consultatif des noms d’entités sous-marines et marines. Pour connaître les formes françaises, il suffit d’interroger la Base de données toponymiques du Canada en cochant Entité sous‑marine et maritime sous Type d’entité. Les noms parallèles et les traductions provinciales Dans certaines circonstances, les autorités provinciales et territoriales admettent l’emploi de noms géographiques qui ne sont pas officiels. Lorsqu’il existe une variante française pour un nom officiel anglais, cette variante est préférée à toute autre forme française non officielle du toponyme. Traduction du générique En règle générale, le générique d’un nom d’entité géographique se traduit : Yellowknife River = rivière Yellowknife (T.N.-O.) On utilise l’équivalent français indiqué dans le Glossaire des génériques en usage dans les noms géographiques du Canada, publié par le Bureau de la traduction, à moins que l’usage n’en ait consacré un autre. Dans certains cas, le générique ne se traduit pas en français. Il peut alors être précédé du terme approprié : Le générique n’indique pas la véritable nature de l’entité Exemples de génériques qui ne se traduisent pas en français parce qu’ils n’indiquent pas la véritable nature de l’entité Anglais Français Old Sea (lake) le lac Old Sea (T.-N.-L) Beaver Brook (river) la rivière Beaver Brook (T.-N.-L) Black Duck Pond (lake) le lac Black Duck Pond (T.-N.-L) Le générique est rare ou emprunté à une langue étrangère Exemples de génériques qui ne se traduisent pas en français parce qu’ils sont rares ou empruntés à une langue étrangère Anglais Français Robinson Bight (bay) la (baie) Robinson Bight (T.-N.-L) Whale Grotto (cave) la (caverne) Whale Grotto (T.-N.-L) Hanbury Kopje (hill) la (colline) Hanbury Kopje (T.N.-O.) Le spécifique comporte un nom commun séparé du générique par une particule de liaison. On fait précéder le nom de l’article défini : Exemples de génériques qui ne se traduisent pas en français parce qu’une particule de liaison sépare le générique du spécifique (nom commun). On fait précéder le nom de l’article défini. Anglais Français Bay of Two Rivers la Bay of Two Rivers (Nt) Cascade of the Thirteen Steps la Cascade of the Thirteen Steps (T.N.-O.) Islands of God’s Mercie les Islands of God’s Mercie (Nt) Le toponyme est constitué du seul générique précédé de l’article The. L’article doit toujours être conservé tel quel : Exemples de génériques qui ne se traduisent pas en français parce qu’ils commencent par The. L’article doit toujours être conservé tel quel. Anglais Français The Falls (rapids) les rapides (appelés, dénommés) The Falls (N.-É.) The Peak (shoal) le haut-fond The Peak (N.-É.) Le générique n’a pas d’équivalent reconnu en français. On fait précéder le nom du générique approprié : Exemples de génériques qui ne se traduisent pas en français parce qu’ils sont sans équivalent reconnu en français. On fait précéder le nom du générique approprié. Anglais Français Nelson Deadwater les eaux Nelson Deadwater (N.-B.) Caswall Tower le mont Caswall Tower (Nt) Le spécifique anglais est un nombre ordinal : Exemples de génériques qui ne se traduisent pas en français parce que le spécifique anglais est un nombre ordinal.   Anglais Français First Narrows le passage First (C.-B.) Second Brook le ruisseau Second (N.-B.) Remarques Le générique s’écrit avec la minuscule en français dans les textes suivis. Cependant, il prend la majuscule lorsqu’il est placé après le spécifique : le lac Grand mais les Grands Lacs Dans les cartes et sur les panneaux, on emploie cependant la majuscule : Lac Grand Le générique peut être omis en français dans les noms de fleuves et de rivières. Le genre de l’article est alors masculin dans le cas des fleuves et féminin dans le cas des rivières : le (fleuve) Nelson (Man.) la (rivière) Saskatchewan Sud (Alb. et  Sask.) Quatre rivières du Québec font exception à la règle (pour ce qui est du genre) : le Richelieu le Saint-Maurice le Saint-François le Saguenay Traduction du spécifique En règle générale, le spécifique ne se traduit pas. Anglais Français River of Ponds Lake lac River of Ponds (T.-N.-L.) On laisse le spécifique dans sa forme officielle. Il faut aussi lui laisser toutes les particularités qu’il peut comporter, telles que les traits d’union, les marques du possessif (’), les accents, les apostrophes et les majuscules, sans rien ajouter ni retrancher : Avec traits d’union Le spécifique : on laisse les traits d’union. Anglais Français Clinton-Colden Lake lac Clinton-Colden (T.N.-O.) Bell-Irving River rivière Bell-Irving (C.-B.) Sans traits d’union Le spécifique : on laisse les traits d’union. Anglais Français Graham Moore Bay baie Graham Moore (Nt) Frederick House Lake lac Frederick House (Ont.) Marques du possessif Le spécifique : on ne lui ajoute pas de traits d’union. Anglais Français Deadman’s Bay baie Deadman’s (T.-N.-L.) Hermit’s Cove Point pointe Hermit’s Cove (T.-N.-L.) Avec accents Le spécifique : on laisse les marques du possessif. Anglais Français Chéticamp Island île Chéticamp (N.-É.) Point Enragée pointe Enragée (T.-N.-L.) Sans accents Le spécifique : on lui laisse les accents. Anglais Français Belanger Lake lac Belanger (Sask.) Cape Enrage cap Enrage (N.-B.) Apostrophes Le spécifique : on laisse les apostrophes. Anglais Français Qu’Appelle River rivière Qu’Appelle (Sask.) Cape M’Clure cap M’Clure (T.N.-O. et Nt) Majuscules Le spécifique : on laisse les majuscules. Anglais Français Trompe l’Oeil Point pointe Trompe l’Oeil (T.-N.-L.) Ebb and Flow Lake lac Ebb and Flow (Man.) Adjectifs Certains adjectifs - tels que Lower (« inférieur »), Upper (« haut » ou « supérieur »), Big (« gros »), Small (« petit »), Grand (« grand »), Great (« grand »), Little (« petit »), Lesser (« bas » ou « inférieur ») et Middle (« moyen ») - se traduisent lorsqu’ils qualifient le générique et qu’ils ne tiennent pas lieu de spécifique. Ils prennent la majuscule : Les adjectifs qualifiant le générique se traduisent et prennent la majuscule. Anglais Français Little Lake Francis Petit lac Francis (Man.) Tangier Grand Lake Grand lac Tangier (N.-É.) Little Main Restigouche River Petite rivière Main Ristigouche (N.-B.) Noter que Ristigouche est la forme officielle en français. Les adjectifs ne se traduisent pas s’ils qualifient le spécifique ou qu’ils tiennent lieu de spécifique : Les adjectifs qualifiant le spécifique ne se traduisent pas. Anglais Français Big Mountain Lake lac Big Mountain (Ont.) Little Current River rivière Little Current (Ont.) Small Lake lac Small (Man.) Les adjectifs Outer et Inner ne se traduisent pas : Le spécifique : Les adjectifs Outer et Inner ne se traduisent pas. Anglais Français Outer Duck Lake lac Outer Duck (Ont.) Remarque : Il est parfois difficile de déterminer si l’adjectif qualifie le générique ou le spécifique. En cas de doute, mieux vaut s’abstenir de traduire l’adjectif. Small Bear Lake, par exemple, se traduit par lac Small Bear et non par Petit lac Bear. Particules de liaison En français, le générique est généralement apposé au spécifique sans particule de liaison. On emploie cependant une particule dans certains cas : Il s’agit d’un nom de détroit ou de mer : Particule de liaison requise entre le générique et le spécifique : Si ce dernier désigne un nom de détroit ou de mer. Anglais Français Beaufort Sea mer de Beaufort (T.N.-O.) Juan de Fuca Strait détroit de Juan de Fuca (C.-B.) Lorsqu’il y a lieu d’exprimer un rapport d’appartenance ou lorsque le spécifique est emprunté au nom d’une autre entité. Par exemple, une vallée porte presque toujours le nom du cours d’eau qui l’arrose; parfois, un isthme porte le nom de la presqu’île qu’il relie au continent : Particule de liaison requise entre le générique et le spécifique : Si ce dernier marque un rapport d’appartenance ou est emprunté au nom d’une autre entité. Anglais Français Fraser Valley vallée du Fraser (C.-B.) Annapolis Valley vallée de l’Annapolis (N.-É.) Boothia Isthmus isthme de Boothia (Nt) Le spécifique est un nom propre séparé du générique par la préposition of : Particule de liaison requise entre le générique et le spécifique : Si ce dernier est un nom propre séparé du générique par la préposition of. Anglais Français Gulf of Boothia golfe de Boothia (Nt) Le spécifique est un nom commun français : Particule de liaison requise entre le générique et le spécifique : Si ce dernier est un nom commun français. Anglais Français Petit Paresseux Falls chutes du Petit Paresseux (Ont.) Grande Anse River rivière de la Grande Anse (N.-É.) L’usage a consacré l’emploi d’une préposition : Particule de liaison entre le générique et le spécifique : On met la préposition consacrée par l’usage. Anglais Français Boothia Peninsula presqu’île de Boothia (Nt) Niagara Escarpment escarpement du Niagara (Ont.) Scarborough Bluffs falaises de Scarborough (Ont.) Exceptions Il arrive que l’on soit appelé à traduire le nom d’une entité géographique pour des raisons d’ordre historique, culturel ou autre. On inscrit alors le nom anglais officiel entre parenthèses. Ainsi le nom bassin des Mines, malgré son importance historique, n’est pas un nom officiel. Il faudra donc écrire, par exemple : On les retrouve dans la partie sud du bassin des Mines (Minas Basin) [N.-É.]. Dans certains cas, il peut être jugé nécessaire de rendre en français le contenu informatif du toponyme : Cette essence croît autour du bras Erin de la rivière Credit (Credit River Erin Branch) [Ont.]. Dans l’exemple suivant, le nom est traduit à cause de son association à un nom d’intérêt pancanadien, le Grand lac des Esclaves : Le campement a été établi le long de la rivière des Esclaves (Slave River) [T.N.-O. et Alb.]. Renseignements complémentaires Pour savoir quand traduire les points cardinaux figurant dans les noms géographiques et quand ne pas les traduire, voir points cardinaux. On peut vouloir consulter la page Traduction des toponymes qu’a publiée Ressources naturelles Canada, ministère dont fait partie la Commission de toponymie du Canada. Le document Noms géographiques du Canada approuvés en anglais et en français (PDF) contient les règles générales qui sont résumées dans le présent article.
Source : Clés de la rédaction (difficultés et règles de la langue française)
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pays (préposition)

Article sur les règles d’emploi de la préposition devant les noms de pays.
Sur cette page Prépositions au et du Préposition aux Préposition en Préposition de + article Préposition à Haïti : préposition à ou en Pour la/le (pour la France) Nom accompagné d’un déterminatif (Italie du Nord) Renseignements complémentaires Le choix de la préposition (à, de ou en) qui accompagne le nom d’un pays varie (aller au Mexique, à Cuba, en France), mais il existe des règles générales bien établies. Prépositions au et du Noms masculins avec consonne initiale ou h aspiré On emploie la préposition au (à + le) ou du (de + le) devant les noms masculins qui commencent par une consonne ou un h aspiré : le Nicaragua, au Nicaragua, un souvenir du Nicaragua le Guatemala, au Guatemala, un voyage au Guatemala le Honduras, au Honduras, les plages du Honduras (h aspiré) Préposition aux On utilise la préposition aux (à + les) devant les noms pluriels masculins ou féminins, notamment les noms d’îles : Noms pluriels masculins les Pays-Bas, aux Pays-Bas les États-Unis, aux États-Unis Noms pluriels féminins les Bahamas, aux Bahamas les Îles Salomon, aux Îles Salomon les Fidji, aux Fidji les Philippines, aux Philippines les Comores, aux Comores Préposition en On utilise la préposition en devant tous les noms féminins (sauf certains noms d’îles) et les noms masculins commençant par une voyelle ou un h muet. Noms féminins la Hollande, en Hollande (h aspiré) la Hongrie, en Hongrie (h aspiré) l’Inde, en Inde la République dominicaine, en République dominicaine la Sierra Leone, en Sierra Leone Noms masculins avec voyelle initiale ou h muet Israël, en Israël l’Équateur, en Équateur l’Iran, en Iran l’Ouganda, en Ouganda l’Uruguay, en Uruguay Exception : noms d’îles féminins On emploie la préposition à et l’article la devant certains noms d’îles des Antilles : la Jamaïque, à la Jamaïque (et non en) la Grenade, à la Grenade la Barbade, à la Barbade la Dominique, à la Dominique Préposition de + article La préposition de n’est généralement pas suivie d’un article devant les noms féminins, ni devant les noms masculins commençant par une voyelle : revenir d’Iran, d’Amérique, de France, d’Autriche un souvenir d’Allemagne les fromages de France des vins d’Espagne Consulat de France l’ambassade/l’ambassadeur de Belgique un colis de Suisse une lettre d’Israël Parfois, l’article défini s’impose : le gouvernement de la France l’économie de la Belgique se désintéresser de la Hollande Préposition à On emploie la préposition à devant les noms masculins ou féminins qui ne sont pas précédés d’un article : Noms masculins sans article Djibouti, à Djibouti Noms féminins sans article Antigua-et-Barbuda, à Antigua-et-Barbuda Cuba, à Cuba Trinité-et-Tobago, à Trinité-et-Tobago Madagascar, à Madagascar Pour consulter la liste des noms de pays qui s’écrivent sans article, voir pays (article). Haïti : préposition à ou en Avec Haïti (h muet, n.m., sans article), on peut employer la préposition à ou en : à Haïti en Haïti Certains auteurs conseillent toutefois l’emploi de la préposition à. Pour la/le (pour la France) La préposition pour, dans le sens « à destination de », est suivie d’un article (sauf si le nom de pays s’emploie sans article) : Ce navire part pour la France. La forme pour sans article (pour France) est vieillie. Nom accompagné d’un déterminatif (Italie du Nord) Certains grammairiens recommandent d’employer dans le, dans la, du ou de la si le nom est accompagné d’un déterminatif (dans l’Italie du Nord), mais la langue courante préfère en et de. Les deux options sont donc correctes : Il est en Italie du Nord. / Il est dans l’Italie du Nord. Il vient d’Amérique du Sud. / Il vient de l’Amérique du Sud. Renseignements complémentaires Pour plus de renseignements sur le sujet, voir liste des noms de pays, pays (article) et pays (genre).
Source : Clés de la rédaction (difficultés et règles de la langue française)
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Canada (origine du mot)

Article sur l’origine du mot Canada.
Le nom Canada vient de l’iroquois kanata, qui signifie « village ». En août 1535, Jacques Cartier a entendu deux jeunes autochtones utiliser le mot kanata pour parler du village de Stadacona. Cartier l’a alors noté dans son journal avec la graphie Canada. Dans ses écrits, Cartier a utilisé ce nom pour désigner non seulement le village, mais aussi le territoire aux alentours. Il écrivait alors province du Canada. Les cartographes européens du 16e siècle ont rapidement adopté le nom Canada pour désigner sur les cartes la région entourant le golfe du Saint-Laurent et le fleuve du même nom. Pendant les trois siècles qui ont suivi, on a presque toujours utilisé le nom Canada pour désigner ce qui constitue de nos jours l’Ontario et le Québec. Lors de la Confédération de 1867, on a attribué au nouveau dominion le nom de Canada.
Source : Clés de la rédaction (difficultés et règles de la langue française)
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ville (noms de villes)

Article sur les noms de villes.
Abréviation On évite d’abréger le nom des localités (villes, villages, etc.) dans les documents écrits, notamment dans les adresses. On peut cependant faire exception pour Saint/Sainte (St-/Ste-) lorsque l’espace disponible est restreint, comme sur les panneaux de signalisation, dans les tableaux et dans les colonnes. Genre Bien qu’il n’y ait pas de règle fixe, la tendance est de donner le genre masculin aux noms de villes. Certains auteurs font cependant une distinction : les noms de villes seraient masculins dans l’usage courant et féminins dans la langue littéraire. On peut aussi supposer qu’on choisit le féminin parce qu’on sous-entend le mot ville. Enfin, on pose parfois en règle que les noms de villes sont féminins seulement quand ils se terminent par un e muet.
Source : Clés de la rédaction (difficultés et règles de la langue française)
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pays (genre)

Article sur le genre des noms de pays.
Il n’existe pas de règle absolue qui détermine le genre des noms de pays et l’article qu’il faut employer devant ces noms. C’est particulièrement embêtant pour toute personne dont le français n’est pas la langue maternelle, car l’article devant le nom de pays ne lui vient pas naturellement. Il lui est donc impossible de deviner le genre. Même pour un francophone, les noms qui ne sont pas précédés de l’article la ou le peuvent poser problème (Ukraine, Singapour, Maurice et Haïti par exemple). Selon les ouvrages, les trois premiers noms sont féminins, tandis qu’Haïti est masculin. On ne peut pas non plus se fier à la finale du nom. Par exemple, les noms finissant en –a ne sont pas tous féminins : Guatemala, Angola et Venezuela sont masculins, tandis que Cuba est féminin. C’est pourtant important de connaître le genre du pays, car il commande l’accord du verbe ou de l’adjectif qui suit : L’Inde est très peuplée. Israël est représenté au Canada par une ambassade à Ottawa. Les Philippines ont été colonisées par l’Espagne et les États-Unis. Pour trouver le genre des noms de pays, il faut consulter les dictionnaires et les encyclopédies. Si aucun genre n’est indiqué, on peut utiliser un générique comme l’État, la province ou la région de. Renseignements complémentaires Pour plus de renseignements sur le sujet, voir liste des noms de pays et pays (préposition).
Source : Clés de la rédaction (difficultés et règles de la langue française)
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