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À propos du Navigateur linguistique

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Résultats 1 à 10 de 273 (page 1 de 28)

Voix active et voix passive

Jeu dans lequel il faut choisir si les phrases sont construites à la voix active ou à la voix passive.Bien que la voix passive soit correcte en français, la voix active est plus naturelle et plus facile à comprendre parce qu’on saisit tout de suite qui fait l’action dans la phrase.Ce jeu vous aidera à faire la différence entre les deux voix. Passez à l’action et dites si les phrases suivantes sont construites à la voix active ou à la voix passive.Consultez l’article Communication claire : Privilégiez la voix active pour en savoir plus.1. Les dentistes sont assistés par des hygiénistes dentaires.voix activevoix passive2. Ma conjointe est arrivée par avion à 6 h 55.voix activevoix passive3. Rachid est entré tout à fait par hasard dans le magasin où je me trouvais!voix activevoix passive4. On s’est fait piquer par les moustiques au chalet!voix activevoix passive5. Mon portefeuille a été retrouvé dans la rue.voix activevoix passive6. La raison fournie a été refusée.voix activevoix passive7. La directrice a examiné le dossier et a formulé ses commentaires.voix activevoix passive8. Le comité m’a assuré qu’aucun suivi n’était nécessaire pour l’instant.voix activevoix passive9. L’enfant a été invité par un camarade de la garderie.voix activevoix passive10. L’artiste canadien Leonard Cohen a remporté de nombreux prix au cours de sa carrière.voix activevoix passive  
Source : Jeux du Portail linguistique du Canada
Nombre de consultations : 25 872

cadre (dans le cadre de)

Article portant sur l’expression dans le cadre de.
Sur cette page Emploi correct Solutions de rechange Exemples Emploi correct L’expression dans le cadre de est parfaitement correcte en français au sens de « dans les limites de » : dans le cadre de ses fonctions, de ses attributions, de son emploi, de ses activités dans le cadre de la loi, d’un accord, d’une entente, d’une politique, d’un plan, d’un programme dans le cadre des négociations L’expression dans le cadre de est beaucoup employée au sens de « à l’occasion de, lors de, au cours de, dans le contexte de, parmi ». Il s’agit toutefois d’un emploi critiqué, même s’il est désormais attesté et très courant dans l’usage. Il ne faut donc pas en abuser. De plus, dans le cadre de risque d’alourdir inutilement la phrase, comme le montre cet exemple : Cette mesure se situe dans le cadre du nouveau programme fédéral. La tournure se situer dans le cadre de est lourde. On peut aisément la remplacer : Cette mesure découle (ou fait partie) du nouveau programme fédéral. Solutions de rechange Suivant le contexte, certaines expressions plus courantes et souvent plus claires peuvent mieux convenir : à l’occasion de au cours de au nombre de au programme de dans le contexte de en vertu de l’un de lors de parmi Exemples Le Ministère a organisé, à l’occasion de son concours d’affiches, une rencontre réunissant des jeunes des diverses régions du pays. Il a été arrêté en vertu de la Loi sur les mesures de guerre. La réfection des pistes d’atterrissage est l’un des projets du ministère des Transports. Lors de sa visite, la directrice a présenté le plan stratégique. Peu d’œuvres québécoises figurent parmi les activités théâtrales de la saison.
Source : Clés de la rédaction (difficultés et règles de la langue française)
Nombre de consultations : 24 876

Lutte contre l'anacoluthe

Jeu où il faut établir si la phrase est correcte ou si elle contient une anacoluthe (faute de syntaxe).L'anacoluthe est une faute grammaticale qui survient lorsqu’il y a une rupture dans la construction d'une phrase.Déterminez si les phrases suivantes sont correctes ou incorrectes.1. En débarquant du bateau, son estomac était fort fragile.correctincorrect2. L'appétit vient en mangeant.correctincorrect3. Les enfants ne cessent d'entrer et de sortir de la maison.correctincorrect4. Votre demande sera évaluée attentivement avant d'être prise en considération pour l'obtention de fonds. correctincorrect5. Le coût est trop élevé pour entreprendre ces travaux.correctincorrect6. Rédigé par les membres du comité, je vous fais parvenir le document contenant toutes les recommandations.correctincorrect7. La fortune vient en dormant.correctincorrect8. Exilé sur le sol au milieu des huées, ses ailes de géant l'empêchent de marcher.correctincorrect9. Pour faire suite au sondage sur les services à la clientèle, vous trouverez ci-joint un questionnaire sur la satisfaction des clients.correctincorrect10. Dans l'attente de votre réponse, je vous prie d'agréer, Monsieur, l'expression de mes sentiments distingués.correctincorrect  
Source : Jeux du Portail linguistique du Canada
Nombre de consultations : 21 740

dont/où/que/qui (virgule)

Article sur l’emploi de la virgule devant les pronoms relatifs dont, où, que et qui.
Sur cette page Dans une relative explicative Pronom relatif non associé au mot qui précède Renseignements complémentaires Dans une relative explicative Les pronoms dont, où, que et qui sont toujours précédés d’une virgule lorsqu’ils introduisent une relative explicative : Le Coquelicot, où j’ai mangé mes premières crêpes Suzette, est l’un de mes restaurants préférés. Les livres anciens, dont il fait collection depuis plusieurs années, occupent une place importante dans sa bibliothèque. Les tulipes hâtives, qui fleurissent dès le mois d’avril, font oublier les rigueurs de l’hiver. En revanche, ils ne sont jamais précédés de la virgule lorsqu’ils introduisent une relative déterminative : Le livre dont il s’est servi se trouve à la bibliothèque. J’aime les restaurants où l’on peut apporter son propre vin. Les tulipes qui fleurissent tôt au printemps sont appelées « hâtives ». Comme l’illustre l’exemple suivant, la virgule peut vraiment changer le sens de la phrase : Les étudiants, qui sont arrivés en retard, ont manqué des explications importantes. (tous les étudiants sont arrivés en retard) Les étudiants qui sont arrivés en retard ont manqué des explications importantes. (seuls les étudiants qui sont arrivés en retard ont manqué les explications) Pronom relatif non associé au mot qui précède Pour signaler que le pronom relatif ne s’applique pas au mot qui le précède directement, des auteurs recommandent d’adopter l’une ou l’autre des solutions suivantes : placer une virgule devant le pronom : J’ai rencontré la fille d’un ami, qui est accusée de… utiliser un pronom comme auquel ou lequel, plus lourd, mais qui précise le sens de la phrase puisqu’il varie en genre et en nombre : J’ai rencontré la fille d’un ami, laquelle est accusée de… Ces solutions ne sont cependant pas toujours satisfaisantes. La meilleure solution consiste souvent à reformuler la phrase. Renseignements complémentaires Voir virgule avec les relatives explicatives et déterminatives.
Source : Clés de la rédaction (difficultés et règles de la langue française)
Nombre de consultations : 17 777

Solécismes : quand la construction se fait boiteuse

Jeu sur les solécismes, des erreurs de syntaxe.Les solécismes sont des erreurs de construction de phrase assez courantes et sont parfois difficiles à percevoir. Certaines des phrases suivantes en contiennent. À vous de les repérer en disant si la phrase est correcte ou fautive. 1. Lise est en colère après sa collègue. correctefautive2. Daniel part plus tôt du bureau de façon qu'il évite le bouchon de circulation. correctefautive3. Ta mère a l'air si jeune! Elle a quel âge? correctefautive4. En autant que je suis concernée, je préfère annuler. correctefautive5. Ce midi, Émilie a dîné d'une soupe et d'un sandwich. correctefautive6. Au point de vue des vacances, qu'avez-vous planifié pour l'été? correctefautive7. La réunion s'annonce bien. correctefautive8. Karine adore aller à l'école en vélo. correctefautive9. Benoît est ami avec Alex, tout en étant son cousin. correctefautive10. À chaque matin, Denyse a une centaine de courriels à lire. correctefautive  
Source : Jeux du Portail linguistique du Canada
Nombre de consultations : 15 774

3 différences stylistiques entre l’anglais et le français

Billet de blogue en français expliquant aux clients de traducteurs trois différences fondamentales entre l’anglais et le français.Vous avez devant vous une traduction, de l’anglais au français ou du français à l’anglais. Dès les premières lignes, rien ne semble concorder. Comment savoir si on vous a livré une bonne traduction? Voici quelques différences stylistiques qui pourraient vous mettre sur des pistes. 1. L’ordre des mots En anglais, on qualifie d’abord et on nomme ensuite, par exemple Chinese food, où food exprime l’idée principale et Chinese, la catégorie. En français, l’équivalent serait « mets chinois ». Ainsi, l’idée principale est exprimée d’abord et qualifiée ensuite. De quoi parle-t-on? De mets. De quel type de mets? De mets chinois. Cette différence s’observe aussi dans une expression telle que : he ran downstairs. On dirait en français « il descendit l’escalier en courant ». Dans ce cas, l’anglais, exprime la façon par le verbe ran, tandis que le français exprime la façon par le complément « en courant  »; l’ordre se retrouve alors inversé. Ainsi, quand vous évaluez une traduction, c’est normal d’avoir l’impression de devoir « lire à l’envers ». 2. Les prépositions Le français utilise plus de prépositions que l’anglais. En anglais, un nom peut en qualifier un autre, mais en français, cet usage n’est pas aussi courant. Dans la plupart des cas, pour unir deux noms, il faut une préposition. Ainsi, ball gown ne sera pas traduit par « robe bal », mais par « robe de bal »; management report deviendra « rapport à la direction » ou « rapport de la direction »; knitting needles sera rendu par « aiguilles à tricoter ». Par ailleurs, le français et l’anglais n’utilisent pas toujours les mêmes prépositions. Voici quelques exemples : Exemples de différences entre les prépositions utilisées en anglais et en français Prépositions en anglais Prépositions équivalentes en français A report by the chief financial officer (et non of) Un rapport du dirigeant principal des finances (et non par) This order is payable on receipt (et non at) Cette commande est payable à la livraison (et non sur) I was waiting for the bus (et non l’absence de préposition) J’attendais l’autobus (et non pour) 3. Le genre C’est bien connu, l’anglais, contrairement au français, n’utilise pas le genre grammatical. Ce qui peut donner bien des maux de tête quand on apprend cette langue, mais aussi quand on traduit de l’anglais vers le français. En français, étant donné que le masculin l’emporte sur le féminin, le traducteur pourrait choisir de changer l’ordre des mots ou d’utiliser un synonyme pour faciliter l’accord d’un adjectif ou d’un participe. Ainsi, un énoncé comme relevant results and data pourrait être rendu de différentes façons, selon le contexte : Façons de traduire « relevant results and data » et explications des stratégies utilisées Traduction possible Stratégie utilisée Résultats et données pertinents L’adjectif « pertinent » est accordé au masculin pluriel, mais suit le nom « données », qui est féminin; le lecteur francophone pourrait se demander s’il y a faute d’accord. Données et résultats pertinents Déplacement du mot féminin « données » pour que l’énumération se termine par un nom masculin et que l’accord paraisse plus naturel. Résultats et données utiles Utilisation de l’adjectif « utiles », qui a la même forme au masculin et au féminin. En revanche, du français à l’anglais, le traducteur pourrait décider, dans le dernier exemple, d’employer relevant plutôt que useful (« utile »), puisque l’accord n’est pas un problème. Comme vous pouvez le constater, l’anglais et le français ne fonctionnent pas selon la même logique. Il est donc très délicat d’évaluer la qualité d’une traduction sans bien connaitre leurs différences stylistiques. Au final, tout dépend de la confiance que vous avez en votre traducteur. À ce sujet, je vous recommande la lecture du billet publié dans le présent blogue qui s’intitule : « Traduction : faisons confiance aux professionnels (ouvre dans une nouvelle fenêtre) ». N’hésitez surtout pas à poser des questions à votre traducteur, à lui faire part de vos besoins. En retour, soyez disposé à répondre à ses questions. Plus vous collaborerez, plus la traduction sera satisfaisante. Sans compter que, dans le processus, vous découvrirez sûrement d’autres différences stylistiques – et je vous invite à les écrire dans les commentaires. Voir les sources consultées DELISLE, Jean. La traduction raisonnée : Manuel d’initiation à la traduction professionnelle de l’anglais vers le français, 2e éd., Ottawa, Les Presses de l’Université d’Ottawa, 2003, 604 p. CANADA. BUREAU DE LA TRADUCTION. Clés de la rédaction (ouvre dans une nouvelle fenêtre). CANADA. BUREAU DE LA TRADUCTION. Writing Tips Plus (ouvre dans une nouvelle fenêtre, anglais seulement). EASTWOOD, John. Oxford Learner’s Grammar, New York, Oxford University Press, 2005, 432 p. QUÉBEC. OFFICE QUÉBÉCOIS DE LA LANGUE FRANÇAISE. Banque de dépannage linguistique (ouvre dans une nouvelle fenêtre). VINAY, Jean-Paul et Jean DARBELNET. Stylistique comparée du français et de l'anglais, Montréal, Beauchemin, 1990.
Source : Blogue Nos langues (billets de collaborateurs)
Nombre de consultations : 15 349

adjectif (place de l’adjectif avec un nom)

Article portant sur la place de l’adjectif par rapport au nom commun.
Sur cette page Après le nom Avant le nom Renseignements complémentaires Dit-on un grand homme ou un homme grand? L’adjectif ne se place pas n’importe où dans une phrase. Après le nom La plupart des adjectifs qualificatifs se placent après le nom qu’ils déterminent : le régime actuel (et non : l’actuel régime) une chemise à manches courtes (et non : à courtes manches) C’est le cas notamment pour : les adjectifs de couleur et les adjectifs indiquant une forme : la chaise bleue, la maison blanche la table ovale, une femme longiligne les participes passés employés comme adjectifs et les adjectifs verbaux : une nuit mouvementée, de l’eau bénite une rue passante, un événement marquant les adjectifs dérivés d’un nom propre : une force herculéenne, un repas gargantuesque les adjectifs qui évoquent une relation (« relatif à » une nationalité, une religion, une catégorie administrative, technique, géographique, sociale, etc.) : un pasteur protestant les élus municipaux le transport maritime Avant le nom L’adjectif est généralement placé avant le nom dans les cas suivants : il est court ou très courant (jeune, vieux, beau, joli, bon, petit, grand, gros, meilleur, nouveau, etc.) : une belle fille une nouvelle maison un vieux vêtement il est ainsi implanté dans l’usage : la petite ou moyenne entreprise une faible teneur en gras on veut le distinguer de l’adjectif qui présente un autre sens s’il est placé après le nom : une curieuse femme (« étrange »), une femme curieuse (« indiscrète ») un seul homme (« unique »), un homme seul (« solitaire ») un grand homme (« célèbre, qui a réalisé des choses exceptionnelles »), un homme grand (« de grande taille ») on veut créer un effet de style (en littérature) : la montagne sous son blanc manteau Renseignements complémentaires Pour plus de renseignements au sujet de l’antéposition de l’adjectif, voir noms propres (règles d’écriture).
Source : Clés de la rédaction (difficultés et règles de la langue française)
Nombre de consultations : 14 022

Classe des mots 1

Jeu en français dans lequel il faut trouver la classe des mots dans une phrase.Connaissez-vous bien la classe des mots en nouvelle grammaire?Les mots jouent différents rôles dans une phrase selon leur classe ou catégorie grammaticale : verbe, nom, pronom, adjectif, adverbe, préposition, conjonction ou déterminant. Un même mot peut jouer plusieurs rôles, selon la phrase. Par exemple, petit peut être tantôt nom (le petit est malade), tantôt adjectif (un petit garçon).Essayez notre jeu pour voir si vous êtes capables d’identifier la classe des mots mis entre crochets dans les phrases suivantes.1. La dame a glissé sur la glace et est tombée sur la [tête].verbenompronomadjectifadverbe2. Mon rapport est en retard, et je crains que mon superviseur me [réprimande].verbenompronomprépositionadverbe3. Je suis découragée : j’ai perdu tout [mon] dossier de photos sur mon ordinateur!nompronomadjectifprépositiondéterminant4. Étant donné que 20 plants de tomates n’[étaient] pas suffisants, il en a planté 10 de plus.verbenompronomadjectifadverbe5. [Bien qu’]il se soit débarrassé de nombreux vêtements, il lui en reste encore une quantité impressionnante.pronomadverbeprépositionconjonctiondéterminant6. Plus tard, il s’est demandé : « Ai-[je] fait la bonne chose? »verbepronomprépositionconjonctiondéterminant7. Il a pris sa décision [rapidement], mais il ne le regrette pas.nompronomadjectifadverbeconjonction8. Cette motocyclette [lui] appartient.pronomadjectifadverbeprépositionconjonction9. Les [jeunes] enfants insistent souvent pour faire les choses seuls.nomdéterminantadjectifadverbeconjonction10. Il y a un traître [parmi] nous.conjonctionprépositiondéterminantpronomadverbe  
Source : Jeux du Portail linguistique du Canada
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Types de phrases : voyons voir si vous les connaissez toutes

Jeu français dans lequel il faut dire de quel type sont les phrases.Il existe quatre types de phrases : déclarative, interrogative, exclamative et impérative. Saurez-vous toutes les identifier dans ce jeu?Indiquez à quel type appartient chacune des phrases suivantes.1. Avons-nous tout l’équipement pour notre fin de semaine de ski de fond?phrase déclarativephrase interrogativephrase exclamativephrase impérative2. Que cette toile est jolie!phrase déclarativephrase interrogativephrase exclamativephrase impérative3. Rentre immédiatement à la maison!phrase déclarativephrase interrogativephrase exclamativephrase impérative4. Demain, nous terminerons ce chantier.phrase déclarativephrase interrogativephrase exclamativephrase impérative5. Veuillez me faire savoir ce que je peux apporter au repas-partage.phrase déclarativephrase interrogativephrase exclamativephrase impérative6. Toute petite, Élise adorait les aventures de Tintin.phrase déclarativephrase interrogativephrase exclamativephrase impérative7. Ce soir, on mange à la maison ou on essaie l’un des nouveaux restaurants du quartier?phrase déclarativephrase interrogativephrase exclamativephrase impérative8. Quelle surprise que de te rencontrer ici!phrase déclarativephrase interrogativephrase exclamativephrase impérative9. Allez au chapitre 7 et lisez les sections 1 et 2.phrase déclarativephrase interrogativephrase exclamativephrase impérative10. Toi, ne t’avise pas d’emprunter encore ma voiture sans ma permission!phrase déclarativephrase interrogativephrase exclamativephrase impérative  
Source : Jeux du Portail linguistique du Canada
Nombre de consultations : 11 980

Vive la voix passive

Billet de blogue en français sur l’emploi de la voix passive dans tous les types de textes.J’adore la voix passive. Voilà, c’est dit! Je me mets maintenant à l’abri : je sais que les critiques vont pleuvoir. D’après ce qu’on lit au sujet de la voix passive dans la plupart des guides sur l’écriture et la lisibilité, on jurerait que c’est le diable lui-même qui l’a inventée pour confondre le genre humain. Je comprends. Les formes passives peuvent être plus longues que les formes actives. Et quand on place l’agent (« celui qui fait l’action ») à la fin d’une phrase (ou quand on l’omet carrément), le lecteur risque de se demander qui agit ou doit agir. Lorsque vous écrivez pour inciter des gens à faire quelque chose ou pour attribuer des responsabilités, l’abus de la voix passive risque de noyer votre message. Bien entendu, nous savons tous que dans certains textes (souvent scientifiques), l’agent a moins d’importance que le résultat. Nous savons aussi qu’il y a des cas où l’on souhaite dissimuler l’agent ou le rendre moins évident, pour une raison ou une autre. La voix passive est alors incontournable. Est-ce à dire que la voix passive ne peut être employée que dans certains types précis de textes? À mon avis, non. La voix passive a sa place dans tous les types de textes. C’est une question de thème, de propos et de focus. La cohérence et l’enchaînement priment l’action Quand on lit une proposition, on s’attend normalement à voir d’abord le thème (ce dont on parle), puis le propos (ce qu’on en dit). On appelle parfois cette notion l’opposition « connu-nouveau ». La plupart du temps, le sujet grammatical d’une proposition est le thème, et le prédicat en est le propos. Souhaitons-nous vraiment remplacer un paragraphe comme celui-ci… Un matin, en traversant la rue, Naveen s’est fait heurter par un autobus. Il a été transporté à l’hôpital en ambulance. Arrivé sur place, il s’est fait dire que, vu la gravité de ses blessures, il aurait besoin d’être opéré par un spécialiste. …par un paragraphe comme celui-là? Un matin, un autobus a heurté Naveen pendant qu’il traversait la rue. Les ambulanciers l’ont transporté à l’hôpital, où le personnel lui a dit qu’en raison de la gravité de ses blessures, un spécialiste devrait l’opérer. (Pardonnez-moi l’exemple banal : c’est le premier qui me soit venu à l’esprit.) Dans le premier paragraphe, la voix passive fait que « Naveen » reste dans le rôle du sujet et (par convention) dans celui du thème. D’autres joueurs sont en cause, mais tout le récit porte sur Naveen, avec raison. Dans le second paragraphe, les passifs sont devenus actifs, mais non sans certaines conséquences imprévues. Tandis qu’on avance d’une proposition à la suivante, la position du sujet est occupée tour à tour par des objets et des personnes variés (dont « le personnel », que la voix active nous a obligé à ajouter). Chaque nouveau sujet prend la vedette l’espace d’un moment dans le rôle du thème. Toutefois, alors que le lecteur s’attend à en apprendre plus sur ce thème en apparence nouveau, celui-ci disparaît aussitôt du récit. En somme, bien que le deuxième paragraphe puisse sembler plus actif et dynamique que le premier, il est saccadé, maladroit et confus. Quand on laisse le vrai thème dans la position du sujet (avec l’aide de la voix passive), il tend en fait à se fondre dans le décor, pour ainsi dire, et il devient un cadre de référence plutôt que le centre d’attention. Le lecteur est donc libre de se concentrer sur ce que l’on dit du thème au lieu de se demander de qui ou de quoi l’on parle. La construction « être opéré par un spécialiste », à la fin du premier paragraphe, montre un autre atout de la voix passive : elle met l’agent, en l’occurrence le spécialiste, dans la position du focus à la toute fin de la proposition, ce qui permettrait d’en faire le nouveau thème dans la phrase suivante (en supposant que le spécialiste soit bien le prochain à jouer un rôle dans cette banale histoire). Méfiez-vous des correcteurs automatiques Comme vous le voyez, les raisons d’employer la voix passive au quotidien sont multiples. Cependant, les correcteurs automatiques et autres outils d’aide à la rédaction remettent en question chaque utilisation que j’en fais : « Voix passive, envisagez de réviser cette phrase ». Grrr. Ces avertissements m’énervent non pas parce qu’ils soulèvent des doutes dans mon esprit (j’ai assez d’expérience pour reconnaître une suggestion non pertinente), mais parce que je sais que les rédacteurs en herbe risquent d’y voir une règle absolue. S’ils commencent à remplacer aveuglément les formes passives par des formes actives, ils n’auront jamais la possibilité de développer leur instinct. À mon avis, on devrait enseigner aux étudiants à rédiger tout en gardant un œil sur le thème, le propos et le focus. La voix à privilégier s’imposera d’elle-même (du moins je l’espère). La voix passive n’a jamais mérité tout le mal qu’on a dit d’elle. Ce n’est qu’un des nombreux outils que la langue met à notre disposition. Si vous savez quand vous en servir et pourquoi vous devriez le faire, elle donnera de l’éclat à votre message. Et vous, fuyez-vous la voix passive? Ou pensez-vous comme moi que tout est dans le thème, le propos et le focus? Dites-le-moi dans les commentaires. Traduit par Marc-André Descôteaux, Portail linguistique du Canada
Source : Blogue Nos langues (billets de collaborateurs)
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