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abréviations (règles de formation)

Article portant sur les règles de formation des abréviations.
Sur cette page Mode usuel de formation Autres modes de formation Retranchement des lettres médianes Retranchement de la plupart des lettres Retranchement de toutes les lettres, sauf la première Combinaison de chiffres et de lettres Utilisation de symboles Règles pratiques Lettres surélevées (exposant) Pluriel Unité de mesure (symbole) Renseignements complémentaires Créées par souci d’économie, les abréviations portent en général sur un mot, une expression ou une appellation revenant fréquemment dans un texte ou un domaine donné. Certaines sont consacrées par l’usage, tandis que d’autres sont conçues pour répondre à un besoin particulier. Dans ce dernier cas, il est indispensable de présenter, au début du texte, des explications quant au code employé. On distingue trois grandes catégories d’abréviations : Les abréviations proprement dites; Les sigles et les acronymes; Les symboles. Cet article porte sur les abréviations proprement dites. Les deux autres catégories sont traitées séparément. Mode usuel de formation Le mode d’abréviation le plus commun consiste à retrancher les lettres finales d’un mot en coupant devant une voyelle et après une consonne, puis à remplacer les lettres supprimées par un point abréviatif : vol. (volume) févr. (février) coll. (collection) boul. (boulevard) dict. (dictionnaire) transcr. (transcription) S.V.P. ou s.v.p. (s’il vous plaît) Pour en savoir davantage sur les règles d’utilisation du point abréviatif, voir point abréviatif. Autres modes de formation Retranchement des lettres médianes Dans ce genre d’abréviation, on conserve la lettre initiale ainsi que la ou les lettres finales du mot. Le point abréviatif est omis, étant donné que l’abréviation se termine par la lettre finale du mot. bd ou bd (boulevard) vx ou vx (vieux) Mme ou Mme (madame) Dr ou Dr (docteur) Retranchement de la plupart des lettres Le point abréviatif est omis après la lettre finale, mais il est de rigueur lorsque l’abréviation se termine par une lettre intermédiaire : qqn (quelqu’un) qqch. (quelque chose) qqf. (quelquefois) Retranchement de toutes les lettres, sauf la première Certaines abréviations officiellement reconnues ne comportent qu’une seule lettre. On fait suivre la première lettre du point abréviatif : N. (nord) M. (monsieur) n. (nom) p. (page) Combinaison de chiffres et de lettres La lettre ou le chiffre est en position supérieure : 1° (primo, premièrement) in-4° (in-quarto) 23e (vingt-troisième) Utilisation de symboles ° (degré ou zéro supérieur) & (et; perluète ou esperluette) § (paragraphe) + (plus) Règles pratiques On évitera d’abréger un mot pour économiser une seule lettre (l’espace ainsi économisée serait reprise par le point abréviatif) ou même deux (ce qui ne ferait gagner qu’une espace). Font exception à cette règle certains mots contenus dans des expressions qui sont passées depuis longtemps dans l’usage, telles que par intérim (p. i.) et note de la rédaction (N. D. L. R.), ainsi que les formes abrégées de mots comme idem (id.), ibidem (ibid.), partie (part.), lundi (lun.) et mardi (mar.), qui sont passées depuis longtemps dans l’usage. Lorsqu’il faut, en présence de deux mots, n’en abréger qu’un, il vaut mieux raccourcir celui qui est le plus courant : classific. linnéenne (et non : classification linn.) Toutefois, dans les ouvrages scientifiques, on abrège les mots latins désignant différents genres d’animaux, de plantes et autres après les avoir présentés en toutes lettres. C’est l’adjectif caractérisant l’espèce qui reste en toutes lettres : Clematis virginiana = C. virginiana Dans certaines abréviations usuelles, la barre oblique remplace le point abréviatif : a/s de (aux soins de) s/o (sans objet) On conserve le trait d’union dans l’abréviation : c.-à-d. (c’est-à-dire) P.-S. (post-scriptum) Lettres surélevées (exposant) On peut mettre une abréviation au niveau de la ligne, sauf s’il y a risque d’ambiguïté entre l’abréviation et un mot qui comporte les mêmes lettres, comme dans les cas suivants : Me (pronom) et Me (maître) nos (adjectif possessif) et nos (numéros) Dans ces cas, on privilégie la lettre surélevée pour l’abréviation : Me nos Lorsqu’il n’y a aucun risque de confusion, les deux formes sont possibles : Mme ou Mme nº ou no bd ou bd 1er ou 1er 2e ou 2e Le symbole du degré (°) et les indices de puissance sont toujours surélevés : °C m3 km2 On ne met pas d’espace entre l’abréviation et les lettres surélevées : °C (et non : ° C) Remarque : Les logiciels de traitement de texte mettent automatiquement l’exposant pour certains mots connus quand on choisit cette option. Pluriel Les abréviations ne prennent habituellement pas la marque du pluriel : 2 bull. mens. de linguistique une ville de 300 000 hab. Les cas ci-dessous présentent l’exception à cette règle. L’abréviation d’un nombre ordinal prend le s, quel que soit le système de numération utilisé : 1ers (premiers) 1res (premières) 2es (deuxièmes) XIes (onzièmes) Certains titres de courtoisie ou de civilité prennent également la marque du pluriel (par ajout d’un s final ou redoublement de l’initiale) : Drs ou Drs, Dres ou Dres (docteurs, docteures) Mes (maîtres) Mmes ou Mmes (mesdames) MM. (messieurs) L’abréviation de certains autres mots prend aussi le s du pluriel : les lots nos 12 à 18 Sts ou Sts, Stes ou Stes (saints, saintes) Éts, Éts ou Établts (établissements) mss (manuscrits) Beaucoup d’abréviations dites apocopes, devenues des mots dans la langue courante, prennent aussi la marque du pluriel : des autos des stylos Unité de mesure (symbole) On ne met ni point abréviatif ni marque du pluriel aux abréviations des unités de mesure. Par contre, on met un point si le symbole se trouve à la fin de la phrase, car il s’agit du point final de la phrase : Ce tissu mesure 1,75 m en tout. Ce tissu mesure 1,75 m. Renseignements complémentaires Pour plus de renseignements, voir abréviation/sigle/acronyme (définitions), point abréviatif, apocope, sigles et acronymes (règles de formation), nombres ordinaux.
Source : Clés de la rédaction (difficultés et règles de la langue française)
Nombre de consultations : 5 152

nombres cardinaux

Article général portant sur les principes d’écriture des nombres cardinaux.
Sur cette page Abréviation de « nombre » Nombre cardinal/nombre ordinal Principes d’écriture des nombres cardinaux Exemples d’écriture des nombres Abréviation de « nombre » Le mot nombre s’abrège en nbre. Nombre cardinal/nombre ordinal La notion de nombre recouvre à la fois l’idée de quantité et celle de rang. Le nombre est dit : cardinal, s’il sert à préciser le nombre des êtres ou la quantité des choses de même espèce : un billet de 20 dollars les sept jours de la semaine ordinal, s’il marque le rang d’un être dans son groupe ou l’ordre de classement d’une chose dans sa série : le septième jour de la semaine le XXe siècle Les nombres, cardinaux ou ordinaux, sont aussi appelés déterminants numéraux, adjectifs numéraux ou, simplement, numéraux. Principes d’écriture des nombres cardinaux Accord Lorsqu’on les écrit en lettres, les nombres cardinaux – même employés comme noms – sont généralement invariables : Les quarante-cinq dernières pages sont les plus intéressantes. J’avais les quatre neuf dans mon jeu (de cartes). Les nombres suivants sont variables : un, vingt, cent, million et milliard. Mille est un déterminant numéral (un nombre), tandis que million et milliard sont des noms communs. Mille reste toujours invariable, tandis que million et milliard s’accordent au pluriel, et ce, même en nouvelle orthographe. Trait d’union En orthographe traditionnelle, les nombres cardinaux inférieurs à cent doivent être reliés par des traits d’union ou par la conjonction et devant un et onze. On ne met jamais de traits d’union ni avant ni après : cent mille millier million milliard et un et onze Font exception quatre-vingt-un et quatre-vingt-onze. Selon la nouvelle orthographe, tous les éléments d’un nombre doivent être liés par des traits d’union, y compris mille, million et milliard. Signe décimal En français, on utilise la virgule, et non le point, comme signe décimal. On met une espace insécable entre le nombre et son symbole (signe de dollar, signe de pourcentage, etc.). On écrit donc : 21,84 $ (et non : 21.84 $ ou 21.84$) 1,25 km (et non : 1.25 km ou 1.25km ou 1 km 25) 5,2 % (et non : 5.2 % ou 5.2%) Espacement Les nombres de plus de trois chiffres se présentent par tranches de trois chiffres, complètes ou non, qu’on calcule de droite à gauche pour les nombres entiers (2 650; 53 000; 360 000). Dans les nombres décimaux, on sépare aussi les chiffres par tranches de trois, de gauche à droite à partir de la virgule (56 789,432 19). On insère une espace insécable entre chaque tranche, mais aucune avant ou après la virgule. 75 000 466 000 2 454 390 41 456,25 $ 54,542 15 g Par contre, on ne sépare pas en tranches de trois chiffres les nombres qui ont une fonction de numérotage : millésimes, matricules, articles de lois, numéros de vers, de pages ou de chapitres, adresses, etc. : l’année 1995 le dossier 1614543 10400, rue Laurier Nombre de quatre chiffres La séparation n’est cependant jamais obligatoire quand le nombre comporte seulement quatre chiffres : 1 500 lettres ou 1500 lettres Toutefois, on peut vouloir écrire les nombres de quatre chiffres avec l’espace pour des raisons d’uniformité, par exemple si le nombre fait partie d’un ensemble (un tableau, une liste, une colonne, etc.) comportant d’autres nombres qui ont cinq chiffres ou plus. Coupure On doit toujours respecter scrupuleusement l’intégrité arithmétique d’un nombre : on ne le coupe donc jamais à la fin d’une ligne. Les espaces insécables servent justement à éviter les coupures entre deux tranches de trois chiffres ou après la virgule. Cette règle s’applique aussi bien aux nombres entiers qu’aux nombres décimaux : 54,542 15 g π=3,141 592 653 589 793… Abrègement On n’abrège pas les nombres exprimés totalement en chiffres quand cela peut nuire à la clarté de l’énoncé ou créer une équivoque. Ainsi, on écrira : Il traite de 2 000 à 3 000 demandes par année (et non : de 2 à 3 000 demandes). « De » devant un nombre Lorsque le sujet de la phrase est un nom, le nombre en question est précédé de la préposition de : Son capital est de soixante mille dollars. Le délai est de quatre jours. Le nombre officiel des victimes est de quatre-vingts. « De/sur » pour relier deux nombres Il est parfaitement correct de relier deux adjectifs numéraux avec de pour marquer la fraction d’une totalité : Seulement neuf des vingt-huit blessés ont survécu. Il a donné des définitions exactes pour huit des dix mots proposés. Immédiatement devant un nombre, on emploie la préposition sur : Sur quatre, trois étaient blessés. Sur deux cent cinquante députés, il y avait quatre-vingt-dix anciens fonctionnaires. Lorsque le nombre est précédé d’un article ou d’un adjectif, on rencontre tantôt de, tantôt sur : De ces douze athlètes, trois seulement ont déjà participé à des compétitions internationales. Sur les quarante-huit passagers blessés, onze étaient des enfants. La préposition sur marque de façon plus nette l’idée d’extraction ou d’opposition. Nombre suivi d’un symbole Voir symbole qui suit un nombre. Exemples d’écriture des nombres Nombres cardinaux en orthographe traditionnelle et nouvelle orthographe. Nombre cardinal Orthographe traditionnelle Nouvelle orthographe 24 vingt-quatre vingt-quatre 124 cent vingt-quatre cent-vingt-quatre  432 quatre cent trente-deux quatre-cent-trente-deux  61 soixante et un soixante-et-un 71 soixante et onze soixante-et-onze 81 quatre-vingt-un quatre-vingt-un 91 quatre-vingt-onze quatre-vingt-onze 1 224 mille deux cent vingt-quatre mille-deux-cent-vingt-quatre 115 971 cent quinze mille neuf cent soixante et onze cent-quinze-mille-neuf-cent-soixante-et-onze 1 000 320 un million trois cent vingt un-million-trois-cent-vingt 3 000 000 000 trois milliards trois-milliards Renseignements complémentaires Pour plus de renseignements sur les nombres, voir vingt, quatre-vingt, cent, mille, million, milliard, etc. (grands nombres), nombres en chiffres ou en lettres et nombres ordinaux.
Source : Clés de la rédaction (difficultés et règles de la langue française)
Nombre de consultations : 4 124

etc./et cetera

Article sur l’écriture de la locution et cetera et de son abréviation etc.
(Un sujet semblable est traité en anglais dans l’article et cetera, etcetera, etc.) Variantes orthographiques et abréviation Prononciation Italique/caractères romains Pluriel Dans une énumération Nombre d’éléments Avec par exemple, comme, tels ou tels que Énumération verticale Ponctuation Virgule avant et après etc. Point final et points de suspension après etc. Etc. dans des parenthèses ou des guillemets Variantes orthographiques et abréviation La locution d’origine latine et cetera signifie « et le reste », « et les autres choses ». Elle s’applique aussi bien aux choses qu’aux personnes. Elle s’écrit rarement en toutes lettres. On emploie plutôt son abréviation etc. Si l’on souhaite tout de même employer la locution au long, on peut l’écrire de diverses manières : et cetera, et caetera ou et cætera selon l’orthographe traditionnelle, ou encore etcétéra selon la nouvelle orthographe. Les jeunes doivent attendre pour voter, boire de l’alcool, et cetera. Je n’aurai pas le temps de me doucher, de m’habiller, de me coiffer, de me maquiller, etcétéra, avant de partir. On ne la répète pas, du moins dans un texte administratif : J’apporte tous mes documents : le plan du projet, la soumission, le budget, etc. (et non : le plan du projet, la soumission, le budget, etc., etc., etc.) L’abréviation ne doit pas se trouver seule au début d’une ligne. Il faut donc mettre une espace insécable entre etc. et la virgule qui précède. Prononciation La locution se prononce èt-sé-té-ra. Prononciations à éviter : èk-sé-té-ra èk-sé-tra èt-ché-té-ra èt-ché-tra Italique/caractères romains Et cetera et son abréviation etc. se composent en caractères ordinaires, car ils sont entrés dans l’usage français (ils sont francisés). Pluriel Et cetera s’utilise aussi en tant que nom; il est alors invariable en orthographe traditionnelle : Beaucoup d’énumérations se terminent par des et cetera. Par contre, il prend un s au pluriel en nouvelle orthographe : Beaucoup d’énumérations se terminent par des etcétéras. Dans une énumération L’abréviation etc. sert à indiquer qu’une énumération est incomplète. Nombre d’éléments L’énumération se terminant avec etc. doit comprendre au moins deux éléments : Il trouve qu’elle est compétente, dynamique, etc., dans tout ce qu’elle fait. Avant de déménager, Gilbert doit sous-louer son appartement, faire un inventaire de ses biens, etc. Elle a lu la biographie de tous les compositeurs : Bach, Vivaldi, Mozart, Beethoven, Ravel, etc. Avec par exemple, comme, tels ou tels que Ce n’est pas un pléonasme de terminer une énumération par etc. lorsqu’elle est introduite au moyen de par exemple, comme, tels ou tels que : Les conifères, tels le pin, le sapin, l’épinette, etc., y poussaient bien. Énumération verticale Si une énumération verticale se termine par etc., l’abréviation doit rester sur la même ligne que le dernier élément : Les jeunes doivent attendre pour : voter boire de l’alcool devenir militaires conduire un véhicule, etc. Ponctuation On trouve dans cette section des indications utiles pour savoir où et quand mettre la virgule avec etc., que faire en présence d’une parenthèse ou d’un guillemet, et si les points de suspension peuvent s’employer. Virgule avant et après etc. L’abréviation etc. est toujours précédée d’une virgule : Annie pratique de nombreux sports : la natation, le ski, le tennis, etc. On fait toujours suivre l’abréviation etc. d’une virgule, sauf si elle termine une phrase ou se trouve devant une parenthèse fermante : Ce site renferme des articles, des jeux, etc., pour vous aider à maîtriser la grammaire française. Lucie a acheté un réfrigérateur, une cuisinière à gaz, etc. Veuillez présenter une pièce d’identité à l’agent (permis de conduire, passeport, etc.) avant de monter à bord. L’emploi de la virgule après etc. dans le corps d’une phrase ne fait pas l’objet d’une règle fixe, mais l’usage penche pour cette façon de faire. Point final et points de suspension après etc. Lorsque l’abréviation etc. termine une phrase, le point abréviatif sert de point final. On ne doit donc jamais faire suivre etc. d’un autre point ni de points de suspension, puisque l’abréviation elle-même signale que l’énumération est incomplète : Andrée a déjà été policière, ambulancière, décoratrice, etc. (et non : etc.. ou etc…) Etc. dans des parenthèses ou des guillemets Quand le contenu de parenthèses ou de guillemets constitue un fragment de phrase (et non une phrase complète) se terminant par l’abréviation etc., on doit ajouter un point final après la parenthèse fermante ou le guillemet fermant : Stéphane a rénové sa maison de fond en comble (cuisine, salle de bain, salon, salle à manger, etc.). Il dit que son épouse est « merveilleuse, sensible, serviable, etc. ». Toutefois, quand le contenu des parenthèses ou des guillemets constitue une phrase complète, on n’ajoute pas de point final après la parenthèse fermante ou le guillemet fermant : Stéphane a rénové sa maison de fond en comble. (Tout y est passé : cuisine, salle de bain, salon, etc.) « Mon épouse est merveilleuse, sensible, serviable, etc. »
Source : Clés de la rédaction (difficultés et règles de la langue française)
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alinéa / sous-alinéa

Article portant sur les mots alinéa et sous-alinéa utilisés dans le domaine juridique.
Ces mots sont masculins. Ils s’abrègent en al. et s.-al. Au pluriel : « Cet article comporte plusieurs alinéas. » La forme abrégée ne prend pas la marque du pluriel : les al. 3(2)b) et c), les s.-al. 3(2)b)(ii) et (iii). De plus, les appellations des éléments constitutifs des lois ne s’abrègent jamais dans le texte et l’abréviation n’est permise que dans les notes et les renvois. Ainsi, on ne dira pas, dans un texte continu : [L’al. 3a)] de la Loi prévoit ce qui suit :, mais L’alinéa 3a) de la Loi prévoit ce qui suit. En rédaction législative canadienne (le cas du Québec est différent), l’alinéa (“paragraph” ou parfois “clause”) désigne l’élément d’une loi ou d’un règlement qui suit le paragraphe (“subsection”). Il est donc fautif d’employer, sous l’influence de l’anglais, le mot [paragraphe] pour désigner ce que les rédacteurs législatifs canadiens appellent alinéa. En outre, le texte de l’alinéa ne constitue jamais une phrase complète en elle-même, à la différence de l’alinéa dans les textes législatifs du Québec et des pays francophones. Par convention d’écriture depuis la recommandation du Guide fédéral de jurilinguistique législative française, article Éléments des lois, en 2015, la lettre indicative de l’alinéa n’est plus en italique mais en romain (pour le texte manuscrit ou dactylographié, elle est soulignée). Elle demeure suivie de la parenthèse fermante seulement, à la différence de l’anglais qui la place entre parenthèses. On trouve encore l’italique dans certaines lois provinciales et même dans le texte de la Charte canadienne des droits et libertés. Pour la rédaction des alinéas et des sous-alinéas dans les lois du Canada, les alinéas sont précédés des deux-points, s’interrompent par des points-virgules (les sous-alinéas par des virgules) et les alinéas qui annoncent des sous-alinéas se terminent par les deux-points. Dans la mesure du possible, marquer l’articulation des idées par l’emploi de mots-liens (d’une part (...), d’autre part; ou bien (...), ou bien; soit (...), soit; à la fois (...), à la fois; à titre de; dans le cas de; si; relatif à; relativement à; par; par le fait que; ceux qui; concernant; s’il s’agit). Toujours commencer par la même structure syntaxique, c’est-à-dire par des mots de même nature (substantifs, locutions prépositives, verbes, participes présents). Créer des membres de phrase et ne pas user d’un seul mot par alinéa ou par sous-alinéa. Pour une question de lisibilité, il convient d’éviter la multiplication des alinéas. Le substantif au début de l’alinéa peut ne pas être accompagné de l’article. Éviter de terminer l’alinéa par un enjambement, c’est-à-dire de faire suivre l’alinéa d’une virgule et de continuer l’énoncé de la phrase. Il vaut mieux, après le dernier alinéa, mettre un point et le faire suivre d’une nouvelle phrase ou encore exprimer l’idée dans la phrase introductive. Si, toutefois, la phrase se poursuit après l’alinéa final, celui-ci se termine par la virgule. Éviter d’introduire une phrase incidente à l’intérieur d’un alinéa. La traduction des articles à alinéas (et la remarque vaut également dans le cas de la rédaction) soulève fréquemment la difficulté de rendre en français les verbes que le législateur privilégie lorsqu’il s’agit d’énoncer des dispositions habilitantes : “prescribing/prescribe”; “providing/provide”. En français, il y aura intérêt souvent à préférer à prescrire ou à prévoir des verbes adaptés à la situation : adopter, assurer, attribuer, autoriser, classer, conclure, définir, désigner, déterminer, élaborer, énumérer, établir, fixer, formuler, indiquer, mettre en œuvre, ordonner, pourvoir, préciser, régir et réglementer. Le terme sous-alinéa est l’équivalent de “subparagraph”. La lettre indicative du sous-alinéa se met en romain et se trouve placée entre parenthèses : le sous-alinéa 3(2)c)(i). La désignation littérale en caractère romain se prononce comme un nombre : par exemple, pour le sous-alinéa 3(2)c)(iv), on dit le sous-alinéa 3-2-C-4. En légistique canadienne, la règle porte que les citations se font par mention du plus petit élément et indication des désignations numériques ou littérales dans l’ordre décroissant : on dit le sous-alinéa 3(2)c)(i) plutôt que le sous-alinéa (i) de l’alinéa c) du paragraphe (2) de l’article 3.
Source : Juridictionnaire (difficultés de la langue française dans le domaine du droit)
Nombre de consultations : 2 861

maître

Article portant sur le titre maître
Sur cette page Formes féminines (maître/maîtresse) Abréviation Majuscule/minuscule Article (le maître) Répétition de maître devant des noms de personnes Noms composés (trait d’union et pluriel) Après un nom (apposition) Nouvelle orthographe Renseignements complémentaires Formes féminines (maître/maîtresse) Au féminin, le mot maître peut prendre la forme maître ou maîtresse, selon le cas. Le choix de l’une ou l’autre de ces formes dépend du contexte. Maître Lorsque maître est utilisé comme titre honorifique (p. ex., pour une avocate), il ne change pas au féminin : maître Nicole Moreau On l’emploie aussi dans : une maître d’hôtel une maître de conférences Maîtresse La forme féminine maîtresse s’emploie dans certaines acceptions seulement : une maîtresse d’école une maîtresse de piano une maîtresse de ballet une maîtresse de poste une maîtresse de cérémonie Maître ou maîtresse Certains cas sont flottants, par exemple : maître-chanteuse maîtresse-chanteuse (moins fréquent) Abréviation Le titre professionnel maître s’abrège en Me ou Me. Au pluriel, on écrit : Mes, Mes. L’abréviation avec l’exposant Me (Mes au pluriel) est privilégiée et plus courante que Me (Mes au pluriel). Elle se distingue ainsi du pronom me ou de l’adjectif possessif mes. Il faut mettre une espace insécable entre l’abréviation et le nom de la personne pour que les deux éléments ne se séparent pas en fin de ligne. Majuscule/minuscule Dans le corps d’un texte, on emploie les abréviations Me ou Mes si l’on ne s’adresse pas à la personne directement. On peut également écrire maître avec une minuscule : Il a discuté de votre affaire avec Me Rochette. (ou maître Rochette) Je vous recommande maître Ginette Lachance, elle est spécialisée dans le domaine qui vous intéresse. Quand on s’adresse à la personne même, on emploie la majuscule, et jamais l’abréviation : Merci infiniment, Maître Champagne. Veuillez agréer, chère Maître, l’expression… Article (le maître) On ne met jamais d’article devant le mot maître ou son abréviation : J’ai rendez-vous avec Me Simard (ou : maître Simard) (et non : avec le Me Simard, avec le maître Simard) Les commentaires de Me Simard m’ont déçue. (et non : du Me Simard) Maîtres Bélanger et Boivin seront présents. (et non : Les maîtres Bélanger et Boivin…) Répétition de maître devant des noms de personnes Les ouvrages de langue étant muets sur cette question, nous recommandons ce qui suit. On répète le mot maître au singulier devant chaque nom, à moins qu’on opte pour le pluriel maîtres : Maître Bélanger et maître Boivin seront présents. Avez-vous des commentaires, Maîtres Bélanger et Boivin? Si le mot maître est précédé de la préposition de, on répète la préposition et le mot maître devant les deux noms; toutefois, cela n’est pas nécessaire si l’on emploie maîtres au pluriel ou s’il y a trois noms et plus dans l’énumération. J’ai aimé les commentaires de Me Bélanger et de Me Boivin. J’ai aimé les commentaires de maître Bélanger et de maître Boivin. J’ai aimé les commentaires de Mes Bélanger et Boivin. (et non : des Mes…) J’ai aimé les commentaires de Me Bélanger, Me Boivin et Me Couture. J’ai aimé les commentaires de maîtres Bélanger, Boivin et Couture. Noms composés (trait d’union et pluriel) Le nom maître constitue souvent le premier élément d’un nom composé, notamment un nom de métier. Le nom composé commençant par maître s’écrit généralement sans trait d’union, et les deux éléments de l’expression prennent la marque du pluriel : maîtres graveurs maîtres cuisiniers Exceptions Certains noms composés avec maître s’écrivent toujours avec le trait d’union, et d’autres peuvent s’écrire avec ou sans le trait d’union. Les listes de noms ci-dessous ne sont pas exhaustives. Toujours avec le trait d’union maîtres-autels maîtres-chiens maîtres-cylindres maîtres-penseurs Avec ou sans trait d’union maître-chanteur / maître chanteur maître-nageur / maître nageur maître-couple / maître couple maître-coq / maître coq maître-queux / maître queux De plus, dans certains cas, même au singulier, le deuxième élément du composé est au pluriel : Complément toujours au pluriel un maître d’armes (enseignant de l’escrime) un maître de conférences Complément toujours au singulier des maîtres de cérémonie des maîtres de ballet des maîtres d’école des maîtres d’équipage des maîtres d’hôtel des maîtres de maison des maîtres de musique des maîtres d’œuvre des maîtres d’ouvrage Après un nom (apposition) Maître et maîtresse s’emploient comme adjectifs pour qualifier un autre nom. Ils signifient « qui est le plus important par ses dimensions, sa position, son rôle, sa valeur, etc. ». On ne met pas de trait d’union entre les mots maître ou maîtresse et le nom qui précède. Ils prennent le rôle d’un adjectif et s’accordent en genre et en nombre avec le nom qu’ils accompagnent : La branche maîtresse d’un arbre est aussi appelée « branche charpentière ». J’ai trouvé la poutre maîtresse de la charpente. J’ai dressé une liste maîtresse de tous les ouvrages. Les fichiers maîtres ne se trouvent pas dans mon ordinateur. Ce sont les pièces maîtresses de mon dossier. Nouvelle orthographe Selon la nouvelle orthographe, on ne met pas d’accent circonflexe sur le i qui précède un t. On peut donc aussi écrire : maitre, maitresse maitre-à-danser maitre-autel maitre-chien Renseignements complémentaires Pour plus de renseignements, voir féminisation des titres de fonction.
Source : Clés de la rédaction (difficultés et règles de la langue française)
Nombre de consultations : 2 655

jours de la semaine

Article sur l’écriture des jours de la semaine.
Sur cette page Minuscule et abréviations Pluriel Renseignements complémentaires Minuscule et abréviations Les jours de la semaine prennent la minuscule et s’abrègent ainsi : dimanche : dim. lundi : lun. mardi : mar. mercredi : mer. jeudi : jeu. vendredi : ven. samedi : sam. On a intérêt cependant à réserver ces abréviations aux tableaux et aux formulaires où l’espace est réduit. En anglais, les noms des jours de la semaine s’écrivent avec une majuscule initiale (Monday, Tuesday, etc.). Pluriel Les jours de la semaine prennent la marque du pluriel : tous les lundis les premier et troisième samedis du mois ouvert tous les samedis après-midi ouvert tous les lundis et mercredis Mais on les écrit au singulier dans une phrase comme : tous les lundi et mercredi de chaque semaine (il n’y a qu’un lundi et un mercredi dans une semaine) Renseignements complémentaires Pour plus de renseignements sur l’accord d’un nom de jour de la semaine suivi du mot matin ou soir, voir matin/soir.
Source : Clés de la rédaction (difficultés et règles de la langue française)
Nombre de consultations : 1 561

questionnaire à choix multiple

Article sur l’expression questionnaire à choix multiple et le pluriel du mot multiple.
On peut écrire multiple avec un s ou non : questionnaire à choix multiple questionnaire à choix multiples L’abréviation est QCM.
Source : Clés de la rédaction (difficultés et règles de la langue française)
Nombre de consultations : 1 293

capias

Article portant sur le mot capias utilisé dans le domaine juridique.
Ce terme latin, que l’on trouve encore au Canada dans certaines lois et dans des textes de jurisprudence et de doctrine, n’a plus qu’une utilité historique depuis l’abolition de lois portant suppression de la terminologie archaïque. Il reste que les juristes doivent à l’occasion y faire allusion et que le mot capias entre dans la formation de plusieurs termes latins devant lesquels il est normal d’hésiter. Puisque le mot n’a pas été francisé, les termes qu’il forme se mettent en italique ou entre guillemets, selon que le texte est imprimé ou manuscrit. Si le texte est déjà en italique, le terme s’écrit en caractère romain. Signification du bref de capias. Bref de capias décerné lors du procès. Au pluriel, contrairement à l’anglais où le terme, anglicisé, varie en nombre ("capiases"), le mot est invariable. "Capias" signifie littéralement Que tu prennes et s’emploie pour qualifier différents brefs ou mandats (mandat d’amener, mandat de contrainte par corps) dont l’objet est d’ordonner, au shérif le plus souvent, de mettre le défendeur sous bonne garde. Les deux brefs les plus connus et dont mention est faite régulièrement dans la documentation consultée sont le capias ad respondendum et le capias ad satisfaciendum. Capias ad respondendum. Littéralement : Que tu prennes le corps de qqn pour qu’il réponde. Dans le jargon juridique, on utilise l’abréviation ca. resp. pour désigner le bref qui porte sur la mise sous garde d’une personne pour qu’elle réponde en justice au demandeur dans l’action ou qu’elle soit témoin important dans une affaire. Au Québec, ce bref a été aboli par le nouveau Code de procédure civile. Capias ad satisfaciendum. Littéralement : Que tu prennes le corps de qqn pour qu’il satisfasse. Dans le jargon juridique, on utilise l’abréviation ca. sa. pour désigner ce bref. En common law, la procédure d’arrestation par voie de bref de capias ad satisfaciendum a pour effet d’ordonner au shérif d’arrêter le débiteur ou la personne défaillante jusqu’à ce que soient payés la dette seule ou la dette et les dommages-intérêts. Le bref de contrainte par corps est l’équivalent en equity du bref de capias ad satisfaciendum en common law.
Source : Juridictionnaire (difficultés de la langue française dans le domaine du droit)
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etc.

Article portant sur l'abréviation etc. utilisée dans le domaine juridique.
Se prononce ètte-tcétéra. Locution et nom invariables. Des etc. En bonne rédaction juridique et administrative, il faut éviter le plus possible l’emploi de l’abréviation graphique etc., laquelle vient de l’expression latine et cætera, encore écrite et cetera, qui signifie et tout le reste et qui s’écrit rarement en toutes lettres. « Le maire prescrit que le ramonage des fours, fourneaux et cheminées des maisons, usines, etc., doit être effectué au moins une fois par année. » Il vaut mieux continuer l’énumération ou tourner par une formule du genre et autres suivie d’un générique. Souvent, il faut le reconnaître, etc. dans le discours, surtout oral, cache le vague d’une idée et camouffle, sous l’apparence d’une multitude d’exemples ou de notions implicites, un vide de l’esprit. On dit etc. afin de faire entendre qu’on manque de temps pour énumérer un flot d’idées ou d’exemples du genre de ceux qu’on vient d’énoncer, quand, effectivement, ceux-ci ne montent pas vraiment à l’esprit ou n’existent pas. Ce tic de langage, forme linguistique parfois de snobisme intellectuel qui dissimule une insuffisance de la pensée et, surtout, la répétition de l’abréviation etc. sont critiquables au plus haut point. Dans un écrit juridique, le destinataire ne sait que faire d’une telle forme exaspérante, le cocontractant ne sait trop à quoi il s’engage par cette formule englobante pouvant marquer l’infini et le tribunal appelé à interpréter un texte contenant cette abréviation pourra écarter tout examen d’un passage émaillé d’etc. et etc., le considérant trop vague ou dépourvu de sens juridique et n’ajoutant rien au poids de la preuve. Aussi vaut-il mieux soit mentionner un générique qui englobe le spécifique, soit énumérer dans le détail les objets de la pensée. L’avocat plaidant, l’avocate plaidante viseront dans leurs plaidoiries la concision, la clarté et la précision de l’argumentation.
Source : Juridictionnaire (difficultés de la langue française dans le domaine du droit)
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monseigneur

Article sur l’abréviation et le pluriel du titre monseigneur.
Le mot monseigneur s’abrège en Mgr ou Mgr. Au pluriel, on emploie messeigneurs et l’abréviation Mgrs ou Mgrs. Si l’on s’adresse directement à la personne, on écrit le titre au long, avec la majuscule initiale. Renseignements complémentaires Pour plus de renseignements, voir clergé (appel et salutation).
Source : Clés de la rédaction (difficultés et règles de la langue française)
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