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coïncidant, ante / coïncidence / coïncident, ente / coïncider

  1. Il faut bien distinguer par l’orthographe les homonymes que sont le participe présent coïncidant (exercice coïncidant avec l’année d’imposition) et l’adjectif qualificatif coïncident (faits coïncidents ou simultanés). La terminaison en -ent de l’adjectif s’explique par le fait que le mot a été calqué sur l’adjectif latin correspondant.
  2. Le dérivé du qualificatif coïncident présente la même particularité orthographique que ce qualificatif lui-même : -ence, coïncidence, lequel se prononce co-in-ci-dence, comme tous les mots de cette famille. Ne pas oublier de mettre le tréma sur le i de la deuxième syllabe, qui marque cette prononciation monosyllabique, appelée synérèse en phonétique.
  3. Des faits, des particularités relèvent de la coïncidence (« Il serait contraire au sens commun de laisser entendre que ces similitudes juridiques relèvent de la coïncidence. ») Série de coïncidences. Dérogation (et non [exception]) à une coïncidence.

    La présence de l’article indéfini accompagnant le mot coïncidence entraîne l’emploi de la conjonction si, tandis que l’omission de l’article dans certaines tournures commande la présence de la conjonction que. Ainsi, on dit bien : « C’est une (pure, simple) coïncidence si l’intimé a été arrêté avant que la perquisition n’ait eu lieu », mais « Ce n’est pas par (pure, simple) coïncidence que le législateur a employé ces termes pour donner corps au principe de l’égalité salariale. »

  4. On parle de la coïncidence entre deux faits, ou d’un fait et d’un autre. La coïncidence peut être qualifiée d’invraisemblable, de forte (« La coïncidence est trop forte pour être vraisemblable »), de curieuse, d’étonnante, d’étrange, de remarquable, de frappante ou de singulière.

    Ne pas dire d’une coïncidence qu’elle est [fortuite], car, étant nécessairement le résultat d’événements fortuits, elle créerait un pléonasme vicieux.

    Éviter le calque de l’anglais qui consiste à parler de la [coïncidence] d’un ensemble de conditions; il faut dire la réunion d’un ensemble de conditions.

  5. Le verbe coïncider s’emploie en deux sens : se produire en même temps, en parlant de faits, et s’accorder parfaitement, au figuré.

    Le verbe peut s’employer en construction absolue : « Ces deux notions coïncident ensemble » (= elles coïncident entre elles). « En droit français, indivision et copropriété coïncident. » « La formation des motifs de croire à la commission d’une infraction et l’ordre en résultant coïncident. »

    Lorsque coïncider sépare le sujet du complément, il se construit toujours à l’aide de la préposition avec : « Le sens du texte anglais coïncide avec celui du texte français. » Lorsque le verbe est suivi des deux compléments objet de la comparaison, il se construit à l’aide des prépositions avec ou et : « Le nouveau droit de la filiation permet de faire coïncider le droit et les faits. » « Le juge a fait coïncider la fin du droit d’habitation avec le paiement de la prestation compensatoire. »

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