Répondre à un commentaire du billet « La langue de la musique »

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Votre réflexion sur la nécessité, ou non, d'avoir accès aux états d'âme de l'auteur est fort intéressante! Contrairement à d'autres formes de communication, il n'est peut-être pas essentiel que l'émetteur et le récepteur « communiquent » effectivement. Peut-être pas nécessaire qu'ils parlent une langue commune. Peu importe, suggérez-vous, je crois, que le message soit adéquatement décodé. Ce qui importe, c'est le flot des émotions générées, d'une part par la création, et d'autre part par l'appréhension de l’œuvre, « au sens didactique de saisir quelque chose par l’esprit, par la pensée », comme dit TERMIUM Plus.

J'ai récemment retrouvé un recueil de mes poésies d'adolescente. J'en ai repris quelques-unes pour en faire des chansons. Les paroles me collent toujours bien à la peau, mais il est vrai que l'émotion qu'elles génèrent est aujourd'hui différente, quoique toujours intense. Je sens bien, en reprenant certaines paroles, qu'elles n'ont plus tout à fait la même connotation qu'autrefois. Les mêmes mots disent aujourd'hui autre chose et cet « autre chose » tient compte de tout mon vécu d'hier et d'aujourd'hui.

J'aime bien chercher à comprendre dans quel état d'esprit un auteur a écrit un texte et le message qu'il aurait voulu communiquer. L'information est parfois disponible; parfois non. Qu'importe! Même lorsque je sais, ou crois savoir, ce que ressentait l'auteur, je ne ressentirai pas forcément la même chose et cela aura en effet peu d'impact sur mon appréciation de l’œuvre, car ce sont les émotions générées qui me submergent et me ravissent, à condition que les mots, des mots, sachent les provoquer. La mélodie, seule, sait souvent me donner un grand frisson, mais l'ajout de paroles qui, comme vous le rappelez, stimule d'autres zones du cerveau, crée un cocktail mélodique sans pareil qui me chavire et me catapulte dans un monde irréel où tout est possible!