Répondre à un commentaire du billet « De la France au Québec : mon intégration linguistique »

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Bienvenue au Québec Julie ! Ce paradoxe sociolinguistique dont tu parles — excuse-moi si je te tutoie, mais on a le tutoiement plus facile ici que dans l’Hexagone —, l’attachement quasi viscéral à la langue française et l’usage d’expressions calquées sur l’anglais, n’est pas un phénomène propre au Québec. Nous nous sommes battus pour notre langue, certes, mais la démographie, le contexte politique environnant et la force d’une langue telle que le français au niveau international ont sûrement contribué à la préservation du français québécois.

Ce qui le rend si particulier c’est qu’il a pu non seulement se maintenir, mais aussi prospérer tout en étant imbriqué dans un monde anglo-saxon. Il est dès lors inévitable que notre langue soit teintée d’anglicismes.

Partout où une langue côtoie étroitement une autre langue aussi prévalente et omniprésente, elle aura tendance à en « absorber » les mots, les expressions et aussi la syntaxe (d’où les calques que tu rapportes), surtout après des siècles de contact. Avec le temps, de nombreux calques tels que « fin de semaine » se sont bien implantés et ne sont plus considérés fautifs. Après tout, « weekend » résonne-t-il plus « français »? L’usage et la pérennité décident finalement de l’acceptabilité des calques. « Bon matin » ne jouit certainement pas encore de cette autorité; trop jeune et pas assez répandu!

Et n’oublions pas que des siècles de proximité avec l’anglais ont instillé et larvé de nombreux calques dans notre parler au point où même les gens éduqués ont du mal à les reconnaître!