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Results 1 to 10 of 53 (page 1 of 6)

Conjonctions de coordination : mais où est donc Carnior?

Jeu français dans lequel il faut trouver la bonne conjonction de coordination (mais, ou, et, donc, car, ni, or, etc.) dans les phrases à trous.« Mais où est donc Carnior? », ça vous dit quelque chose? Il s'agit d'une phrase qui aide à mémoriser sept conjonctions de coordination : mais, ou, et, donc, car, ni, or. Les conjonctions de coordination servent à lier deux ou plusieurs mots, groupes de mots, propositions ou phrases.Voyons si vous savez les utiliser correctement et avec la ponctuation appropriée!1. Mon bouvier bernois mange boit beaucoup., etetmais2. Elle n'est pas encore arrivée ça ne devrait pas tarder., car, mais; en effet3. Je l'ai vu il y a deux minutes il ne doit pas être très loin., or, donc, mais4. Élodie aime le patinage artistique son ami Luc adore le hockey., etetmais5. Nous étions fâchés nous avions travaillé sans relâche sur son terrain, et elle n'était pas là pour nous aider.car en effetalors que, car6. J'apporterai un plateau de fromages des crudités.ouoùdonc7. elle ne pouvait pas avoir lu le rapport, puisqu'elle ne savait pas qu'il existait.OuOr,Car8. Jeanne est fatiguée, elle se couchera tôt.néanmoinspourtantdonc9. Je n'ai jamais mangé d'escargots d'olives!niou, ou10. À la fin du mois, nous saurons s'il ira à New York à Paris, ou à Londres.ou, ouoù  
Source: Quizzes on the Language Portal of Canada
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citations (règles générales)

Article portant sur les règles générales entourant les citations dans un texte.
Sur cette page Majuscule/minuscule Citation longue Citation en langue étrangère Citation double Article ou conjonction devant un mot entre guillemets Mots coordonnés Incise (dit-elle, répondit-il, etc.) Référence à un auteur ou titre d’ouvrage Renseignements complémentaires Les guillemets sont le procédé le plus répandu dans l’usage pour les citations. La raison en est sans doute qu’un texte encadré de guillemets se lit plus facilement qu’un texte en italique. Il faut dire aussi que l’emploi de l’italique complique la tâche de présenter clairement les citations doubles ou les citations en langue étrangère. Certains préfèrent néanmoins l’italique (voir italique dans les citations). L’important est d’annoncer les citations clairement et d’être uniforme tout au long du texte : J’ai dit quelque part que j’étais de tous les partis par leur côté généreux et que je n’étais d’aucun par leur côté mauvais (V. Hugo). L’affirmation rien de ce qui est humain ne m’est étranger, Térence la fit sienne deux siècles avant notre ère. Le ministre des Finances a déclaré que le Canada traverse une période extrêmement difficile. Le style, disait Buffon, n’est que l’ordre et le mouvement que l’on met dans ses pensées (Y. le Hir). Les paragraphes qui suivent présentent les règles générales s’appliquant à divers types de citations. Majuscule/minuscule Annoncée par le deux-points ou placée au début de la phrase, la citation commence par une majuscule : Je lui disais souvent : « Lève-toi plus tôt! » Il me répliquait d’un ton léger : « Chi va piano, va sano. » « Qu’est-ce que vous voulez encore? », a demandé la vendeuse. Si la citation est fondue dans la phrase, elle prend la minuscule initiale et le point final se met après le guillemet fermant : L’auteur a évoqué « la complexité des problèmes que pose le langage du droit au Canada ». Si la citation termine la phrase, on met la ponctuation finale à l’intérieur des guillemets : Il a lancé : « Ce n’est que partie remise. » Si la citation se termine par un point d’interrogation, un point d’exclamation ou des points de suspension, le guillemet fermant n’est suivi d’aucune ponctuation : Le sondage demandait aux gens : « Croyez-vous que la catastrophe aurait pu être évitée? » Citation longue Les citations longues sont en général introduites par le deux-points et précédées d’un retour à la ligne. Elles sont souvent encadrées de guillemets ou placées en retrait. Le retrait se combine souvent avec l’emploi de l’italique ou d’un caractère plus petit. L’emploi combiné des guillemets et du retrait est rare, mais il se rencontre. Les citations mises en retrait se composent généralement à simple interligne, quel que soit l’interligne du texte principal. Si la citation comporte plus d’un paragraphe, on place un guillemet ouvrant au début de chaque paragraphe et un guillemet fermant à la fin du dernier paragraphe seulement. Pour plus de détails à ce sujet, voir citation longue. Citation en langue étrangère Quelle que soit la langue de la citation que l’on encadre de guillemets, on emploie dans un texte français les guillemets français (« »). Réserver les guillemets anglais (" ") aux citations à l’intérieur de citations, ou aux mots qui figurent à l’intérieur de passages qui sont déjà entre guillemets. Pour plus de détails à ce sujet, voir citation en langue étrangère. Citation double Quand la citation comprend elle-même une citation, on emploie les guillemets anglais (“ ”) pour encadrer la citation enchâssée. Si l’on ne dispose pas de guillemets anglais, on peut toujours employer les doubles apostrophes ("") : Je vous cite le dernier procès-verbal : « L’Assemblée juge nécessaire de proposer la modification suivante : "Le conseil se compose au maximum de neuf membres." » Pour plus de détails à ce sujet, voir citation double. Article ou conjonction devant un mot entre guillemets On place en dehors des guillemets l’article précédant un mot entre guillemets, ou la conjonction que introduisant un passage rapporté textuellement. Les guillemets ouvrants ne sont alors pas précédés d’une espace : Le premier ministre a reconnu que le gouvernement était entièrement responsable de l’« erreur ». Jacques Allain a dit pendant la réunion qu’« on est bien tranquille quand le patron n’est pas là ». Mots coordonnés Si, à l’intérieur d’une citation, un mot précédé d’un article est coordonné à un autre mot précédé d’un article, le premier article est maintenu à l’intérieur des guillemets : Le ministre a reconnu « la légitimité et la justesse » des revendications présentées par les Autochtones. (et non : la « légitimité et la justesse ») Incise (dit-elle, répondit-il, etc.) Les propositions incises (comme dit-elle, répondit-il, objecta la présidente de la réunion) sont tantôt insérées dans le corps de la phrase, tantôt rejetées à la fin. Lorsqu’elle vient à la fin de la citation, l’incise se place après le guillemet fermant : « Au secours! Au voleur! », s’écria-t-elle. Mais lorsqu’elle est intégrée à la citation et qu’elle est courte, elle est insérée à l’intérieur des guillemets : « Cet argument, coupa le juge, est sans valeur. » Pour plus de détails à ce sujet, voir citation d’une phrase complète. Référence à un auteur ou titre d’ouvrage La référence à un auteur ou à un ouvrage qui accompagne une citation se met entre parenthèses à la fin de la citation, entre le guillemet fermant et le point final : « Longtemps j’ai voyagé sans boussole » (Gabrielle Roy). Quand la citation se termine par un point d’interrogation ou un point d’exclamation, il est courant de mettre un point final à l’intérieur de la parenthèse : « Mais aussi, pour la traversée de la vie, que vaut une boussole? » (Gabrielle Roy.) Renseignements complémentaires Pour obtenir plus de renseignements sur les citations : Voir citation d’un fragment de phrase. Voir aussi citation d’une phrase complète. Voir aussi ponctuation avec les guillemets fermants. Voir aussi citation longue. Voir aussi citation d’une série de paragraphes. Voir aussi citation double. Voir aussi omissions et ajouts dans les citations. Voir aussi citation en langue étrangère. Voir aussi citation de vers et de poèmes. Voir aussi référence d’une citation. Voir aussi dialogues et conversations (guillemets et tiret). Voir aussi devises et maximes. Voir aussi italique dans les citations.
Source: Clés de la rédaction (French language problems and rules)
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ainsi que

Article portant sur diverses questions entourant l’emploi de la locution ainsi que.
Sur cette page Accord du verbe Place d’ainsi que dans l’énoncé Virgule devant ainsi que Accord du verbe Dans une phrase comportant plusieurs sujets qui sont coordonnés par la locution ainsi que, on hésite souvent devant l’accord du verbe. Quand la partie de phrase introduite par la locution ainsi que est placée entre virgules, ainsi que exprime la comparaison; le verbe s’accorde comme si cette partie de phrase n’existait pas : Son chapeau, ainsi que ses gants et ses souliers, avait la couleur du beurre frais. Si la partie de phrase introduite par ainsi que n’est pas encadrée de virgules, la locution sert d’élément de coordination et équivaut à un et renforcé; le verbe s’accorde alors au pluriel : Son chapeau ainsi que ses gants et ses souliers avaient la couleur du beurre frais. La même règle s’applique aux expressions suivantes : aussi bien que autant que comme de même que non moins que non plus que pas plus que Exemples Ma sœur, pas plus que moi, n’a persévéré dans cette voie. Ma conscience aussi bien que ma raison me dictent cette conduite. Place d’ainsi que dans l’énoncé Attention aux ambiguïtés que peut entraîner la locution ainsi que si elle est mal placée dans la phrase. Par exemple, cela peut se produire lorsqu’on coordonne deux compléments dont l’un est un pronom personnel et l’autre, un nom. Il peut être préférable, alors, d’employer une conjonction différente : Ces documents les aideront, comme ils aideront les organismes centraux, à prendre des décisions. (plutôt que : Ces documents les aideront, ainsi que les organismes centraux, à prendre des décisions.) La même ambiguïté peut résulter de la coordination de deux sujets. Par exemple : Les femmes et les enfants les ont vus partir. (plutôt que : Les femmes les ont vus partir, ainsi que les enfants.) Virgule devant ainsi que Ainsi que, employé dans le sens de « et » à la fin d’une énumération, n’est pas précédé de la virgule : Les enfants mangent de tout, des céréales, des fruits, des légumes ainsi que de la viande.
Source: Clés de la rédaction (French language problems and rules)
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afin de/pour et afin que/pour que

Article portant sur la différence entre les prépositions afin de et pour, et sur l’emploi des locutions conjonctives afin que et pour que.
Sur cette page Différences de sens Infinitif/subjonctif Infinitif Subjonctif Renseignements complémentaires Différences de sens Les prépositions afin de et pour ne sont pas synonymes et interchangeables dans tous les contextes. Afin de implique l’idée d’un but visé par le sujet qui accomplit l’action. Dans ce sens, pour peut toujours être employé à la place de afin de : J’arrive tôt afin de/pour pouvoir étudier le dossier. Afin de exprime toutefois plus fortement l’intention d’arriver à un but que pour : Je l’ai appelé pour m’excuser, mais aussi afin d’obtenir son pardon. Il faut toutefois employer pour (et non afin de) pour exprimer un résultat, ou quand le sujet de l’action est une chose ou un être vivant non assimilé à une personne : Il faut 100 cm pour faire un mètre. (= résultat)   Les saumons remontent leur rivière natale pour pondre. (= être vivant non assimilé à une personne) Afin de et afin que appartiennent à la langue écrite. Pour et pour que s’emploient tant à l’oral qu’à l’écrit. Infinitif/subjonctif Infinitif On emploie afin de et pour avec l’infinitif quand le sujet de l’infinitif est le même que le sujet du verbe principal : Alain arrive tôt afin de/pour pouvoir étudier le dossier à fond. (c’est le sujet Alain qui fait l’action d’arriver et de pouvoir étudier) Il peut arriver – mais cela est rare – que les deux verbes de la phrase aient un sujet différent. Le sujet de l’infinitif peut alors être : le complément exprimé ou sous-entendu d’une tournure passive dans la principale : Toute une mise en scène avait été préparée afin de le convaincre de participer au projet. (le complément sous-entendu de avait été préparée, qui répond à la question « par qui? », étant par des personnes, il s’ensuit que le complément « ces personnes » est le sujet de l’infinitif convaincre) un autre complément : Ils me payèrent afin de les distraire. (André Gide) (le sujet de distraire est me, mis pour moi) Toutefois, il ne s’agit pas là de tournures courantes. Il est préférable dans ces cas de recourir aux locutions conjonctives afin que ou pour que. Subjonctif Normalement, quand le sujet de l’infinitif est différent de celui du verbe principal, on emploie afin que ou pour que et l’on fait suivre cette locution conjonctive du subjonctif : Soyez à l’heure afin que/pour que nous puissions étudier le dossier. (vous est le sujet sous-entendu de soyez à l’heure; nous est le sujet de pouvoir étudier) Si l’on employait afin de ou pour (suivi de l’infinitif), la phrase changerait de sens : Soyez à l’heure afin de/pour pouvoir étudier le dossier. (c’est la personne à qui l’on s’adresse qui doit étudier le dossier; il n’y a pas de nous sous-entendu) Renseignements complémentaires Pour plus de renseignements, voir afin de/que (virgule + afin de/que).
Source: Clés de la rédaction (French language problems and rules)
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car (virgule)

Article portant sur l’emploi de la virgule avant ou après car.
Comme la conjonction car introduit une explication ou une justification, elle est généralement précédée d’une virgule : Les gens économisent, car ils ont peur de perdre leur emploi. Elle a dû renoncer aux travaux d’aiguille, car elle fait de l’arthrite. Proposition intercalée Placé devant une proposition intercalée, car est généralement suivi d’une virgule : Marie est très fatiguée, car, bien qu’elle se soit couchée très tôt, elle n’a pas dormi de la nuit. Être gestionnaire n’est pas toujours facile, car, comme je l’ai moi-même constaté, les heures sont longues.
Source: Clés de la rédaction (French language problems and rules)
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afin de/que (virgule)

Article sur l’emploi de la virgule devant afin de.
Aucune règle n’impose l’emploi ou l’omission de la virgule devant afin de ou afin que. Tout dépend de la longueur des segments de phrase en cause : Il paya immédiatement la totalité de la somme afin de ne rien lui devoir. Elle brossa un tableau détaillé des prévisions budgétaires et des éventuelles compressions, afin que chaque gestionnaire puisse prendre des décisions éclairées en matière d’affectation des ressources.
Source: Clés de la rédaction (French language problems and rules)
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sorte (de sorte que)

Article sur les locutions de sorte que et de telle sorte que et du temps de verbe qui les suit.
Les locutions de sorte que et de telle sorte que signifient « de (telle) manière que, si bien que ». Elles sont suivies de l’indicatif ou du conditionnel quand elles expriment la conséquence : Il avait tardé à partir, de sorte qu’il était très pressé. Elle était extrêmement discrète, de sorte qu’on aurait pu oublier sa présence. Elles sont suivies du subjonctif quand elles marquent le but : Agissez de telle sorte qu’on soit content de vous.
Source: Clés de la rédaction (French language problems and rules)
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et en tête de phrase

Article sur la conjonction et employée en début de phrase.
La conjonction et peut s’employer en début de phrase pour marquer une opposition ou un sentiment, ou pour souligner l’enchaînement des idées, accélérer un dialogue ou un récit : Vous avez tout dépensé. Et vous venez me réclamer de l’argent, à moi qui n’ai plus un sou. Et les hostilités reprirent de plus belle. Et vous voudriez que j’oublie tout? Le style administratif se prête peu à cet emploi, sauf dans les discours et dans les textes employant un ton théâtral.
Source: Clés de la rédaction (French language problems and rules)
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Phrases avec « si » : la revanche des « si »

Jeu en français sur les temps de verbe dans les phrases comportant un « si »Les phrases construites avec si expriment souvent la relation condition-conséquence. Par exemple, dans la phrase « je viendrais t’aider si je le pouvais », la condition est exprimée par la subordonnée commençant par si (si je le pouvais) et la conséquence, par la principale (je viendrais t’aider).Comme la condition se produit habituellement avant la conséquence ou au même moment, le temps de verbe de la subordonnée commençant par si n’est normalement pas postérieur à celui de la principale.Saurez-vous choisir le bon temps de verbe dans les phrases suivantes?1. Francesca apprendrait le piano si elle en le temps.auraitavaitaura2. Si partie des meilleurs danseurs du groupe, je participerais au spectacle final.je faisje feraisje faisais3. Il fera le tour du monde en voilier s’il le un jour.peutpourrapourrait4. Si Félix de la crème solaire, il n’aurait pas été rouge comme un homard.mettraitavait mismet5. La récolte bonne si le soleil est au rendez-vous.étaitseraaurait été6. Si on y du sien, on peut tout réussir!metmettraitmettra7. Si François a acheté de la pizza, je pas besoin de préparer le souper.n’aien’eusn’aurai8. Maximilienne prête pour son examen de géométrie si elle avait étudié.seraaurait étéaura été9. Si vous le souhaitez, vous aussi visiter notre exposition temporaire sur les insectes.pouvezpouvaisavez pu10. Si elle l’espagnol, elle traverserait la péninsule ibérique à pied.aurait connuconnaîtraitconnaissait  
Source: Quizzes on the Language Portal of Canada
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citation d’une phrase complète

Article sur les différentes façons de citer des phrases complètes, et sur la place de la ponctuation par rapport aux guillemets.
Sur cette page En la séparant des autres phrases En l’incorporant à une phrase En l’introduisant par le deux-points En l’interrompant par une incise Renseignements complémentaires À l’aide des guillemets, on peut citer une phrase complète de quatre manières : En la séparant des autres phrases C’est la façon la plus simple de citer une phrase. On place un guillemet ouvrant au début et un guillemet fermant à la fin, après le signe de ponctuation final : « Les affaires sont les affaires. » « Sans l’illusion où irions-nous? » « Les peuples ne veulent pas que les dieux reviennent parce qu’ils en ont peur! » « Le pays le plus développé industriellement ne fait que montrer à ceux qui le suivent sur l’échelle internationale l’image de leur propre avenir. » Cette phrase de Karl Marx explique la fascination qu’exerce l’économie américaine (Encyclopædia Universalis). En l’incorporant à une phrase Si la citation est coulée dans une phrase du texte, le premier mot s’écrit en général avec une minuscule, sauf s’il commence la phrase principale. La citation perd son point final : « Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir » est une assertion qui se vérifie encore parfois. Comme l’écrivait Voltaire, « le pays où le commerce est le plus libre sera toujours le plus riche et le plus florissant ». Que pensez-vous de l’affirmation selon laquelle « les jeunes sont des acheteurs critiques et exigeants »? Si la citation elle-même se termine par un point d’exclamation, un point d’interrogation ou des points de suspension, elle conserve ces signes. Mais la phrase principale garde quand même sa ponctuation finale : Il clôture la séance en posant la question « serez-vous prêts? ». A-t-il vraiment posé la question « serez-vous prêts? »? Fréquemment, une citation coulée dans une phrase commence par un fragment de phrase, puis se prolonge par une ou plusieurs phrases complètes. Le signe de ponctuation final de la dernière phrase appartient à la citation : L’auteur ajoute que, dans notre métier, « il faut douter. C’est le début de la sagesse. » Remarque : On peut annoncer la citation par une conjonction. En principe, la conjonction interdit l’emploi des guillemets, car elle transforme la citation en discours indirect, c’est-à-dire que le rédacteur rapporte les propos en substance plutôt que mot à mot. Il est cependant permis d’utiliser les guillemets si les mots guillemetés reproduisent l’original textuellement. La conjonction n’est jamais suivie du deux-points : Voltaire disait que « le pays où le commerce est le plus libre sera toujours le plus riche et le plus florissant ». Vous avez demandé si « le projet sera lancé avant la fin de l’année ». Si l’on apporte le moindre changement à l’original, il faut renoncer aux guillemets. C’est le cas même lorsqu’on change simplement le temps du verbe pour respecter la concordance des temps : Le ministre des Finances a déclaré que « le Canada traverse une période extrêmement difficile ». Le ministre des Finances a déclaré que le Canada traversait une période extrêmement difficile. Le ministre des Finances a déclaré que le pays traversait une période difficile. En l’introduisant par le deux-points Une citation complète qui est introduite par le deux-points commence toujours par une majuscule. Si elle est au milieu de la phrase, elle perd son point final. Si elle est à la fin de la phrase, son point final éclipse celui de la phrase principale : Il a lancé : « Ce n’est que partie remise », puis il a quitté la tribune. Un éminent spécialiste a déclaré : « La catastrophe aurait pu être très facilement évitée. » Plutôt que de dire : « Cette terre nous appartient », les Inuits diront : « Nous appartenons à cette terre. » Mais, où qu’elle soit dans la phrase, la citation conserve toujours son point d’exclamation, son point d’interrogation ou ses points de suspension : Il a crié : « Au secours! » avant de fermer la porte. Malgré Élizabeth qui interrompait d’une voix placide : « Laisse-le, Gérard, il est grotesque… », Gérard se fâcha (J. Cocteau). Si elle est en fin de phrase, le signe de ponctuation éclipse le point final de la phrase principale : Dans un sondage, on a demandé aux gens : « Croyez-vous que la catastrophe aurait pu être évitée? » Elle a seulement prononcé les mots : « C’est moi qui… » Si c’est la phrase principale qui se termine par un point d’exclamation, un point d’interrogation ou des points de suspension, la citation perd son point final : C’est vous qui avez dit : « Deux patrons font chavirer la barque »! Trouveriez-vous décent qu’une femme vous dise : « Oui, mon frère et mon mari sont revenus saufs de la guerre; en revanche, j’y ai perdu mes deux fils »? (A. Gide.) Il arrive que la phrase principale et la citation introduite par le deux-points se terminent toutes deux par un point d’exclamation ou par un point d’interrogation. L’usage veut que l’on ne garde alors que l’un des deux signes, contrairement au cas des citations incorporées à la phrase. C’est en général la ponctuation de la citation qui l’emporte : Quel culot d’avoir crié : « Silence! » Pourquoi a-t-on demandé aux gens : « Croyez-vous que la catastrophe aurait pu être évitée? » De même, il arrive que le point d’exclamation et le point d’interrogation se retrouvent en concurrence à la fin d’une phrase. Beaucoup jugent peu esthétique la présence des deux signes de part et d’autre du guillemet fermant (bien qu’on l’admette lorsque la citation est complètement incorporée à la phrase sans le deux‑points) : Qui a crié : « Au feu! »? Aussi est-il préférable que le rédacteur choisisse entre les deux signes celui qui lui paraît le plus important. Assez souvent la ponctuation de la citation prévaut sur celle de la phrase principale : Qui a crié : « Au feu! » Ne m’arrivait-il pas, dans mes discours mondains, de m’écrier avec conviction : « La propriété, messieurs, c’est le meurtre! » (A. Camus.) Arrêtez de toujours demander : « Pourquoi? » Mais pourquoi avez-vous crié : « Au secours »? Pour des raisons de logique, quelques auteurs proposent de toujours conserver les deux signes. On peut aussi reformuler la phrase. Remarque : Des citations courtes, d’une ou deux lignes, mais qu’on juge important de détacher du texte, peuvent être mises en retrait, avec ou sans italique. C’est ce que l’on fait systématiquement dans certains travaux linguistiques pour les exemples : De façon voisine, la devise exprimera une aspiration à valeur permanente :Tous pour un, un pour tous. Mais, comme nous l’avons vu, l’absence de verbe n’est pas le critérium de cette construction nominale (M. Cressot). En l’interrompant par une incise Une quatrième façon de citer une phrase complète consiste à glisser une courte incise entre deux virgules au milieu de la citation. Les guillemets encadrent la citation entière : « Le Canada, a déclaré le ministre des Finances, traverse une période extrêmement difficile. » « Le pays où le commerce est le plus libre, écrit Voltaire, sera toujours le plus riche et le plus florissant. » « Combien de temps avons-nous, ont-ils demandé, pour réaliser le projet? » Quand l’incise est longue, il est plus prudent de guillemeter séparément les deux parties de la citation : « Le pays où le commerce est le plus libre », écrivait Voltaire dans une lettre à Roubaud datée du 1er juillet 1769, « sera toujours le plus riche et le plus florissant. » « Rien ne sert de courir », lui dit-il tout à coup le plus sérieusement du monde, « il faut partir à point. » Si l’on repousse l’incise à la fin, la citation perd son point final : « Ce n’est que partie remise », a-t-il déclaré. « On est entouré de mystères. Il suffit d’ouvrir les yeux, de regarder », constate Paul Auster. Elle conserve en revanche ses points de suspension, son point d’interrogation ou son point d’exclamation : « Viens t’en… », lui répétait-il. « Pourquoi ce refus? », demanda-t-il. « Malédiction! Oh, malédiction! », dit mon père, et il cracha par terre (Marie-Claire Blais). Remarque : Il faut noter que, dans ce dernier cas, un assez grand nombre d’auteurs suppriment la virgule après le guillemet fermant : « Pourquoi ce refus? » demanda-t-il. « Bonjour à tous! » dit-il. Ils considèrent que la succession des trois signes (point d’exclamation ou d’interrogation, guillemet fermant, virgule) crée une surcharge typographique. C’est un argument valable, mais il faut reconnaître que la syntaxe rend souvent inévitable la même succession de signes : Plus tard, il trouvera ridicules les orphéons braillant « Vous n’aurez pas l’Alsace et la Lorraine! », alors que précisément les Allemands les ont déjà (M. Yourcenar). Renseignements complémentaires Pour de l’information supplémentaire sur les citations : ponctuation avec les guillemets fermants citation d’un fragment de phrase citation longue citation double omissions et ajouts dans les citations citation en langue étrangère citation de vers et de poèmes référence d’une citation dialogues et conversations (guillemets et tiret) devises et maximes italique dans les citations
Source: Clés de la rédaction (French language problems and rules)
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