Main page content

Reply to comment about "Le bilinguisme : ce qu’il signifie pour moi"

Note

Please review the Government of Canada’s Commenting Policy before replying to someone else’s comment. The Language Portal of Canada reviews comments before they’re posted. We reserve the right to edit, refuse or remove any question or comment that violates the Government of Canada’s Commenting Policy.

By submitting a comment, you permanently waive your moral rights, which means that you give the Government of Canada permission to use, reproduce, edit and share your comment royalty-free, in whole or in part, in any manner it chooses. You also confirm that nothing in your comment infringes third party rights (for example, the use of a text from a third party without his or her permission).

Le bilinguisme : ce qu’il signifie pour moi

Parler deux langues fait partie de ma vie depuis bien longtemps. À mon arrivée dans la fonction publique en 1990, je n’étais pas tout à fait bilingue, mais travailler à Ottawa m’a permis de perfectionner ma langue seconde. Je parlais anglais avec mes collègues anglophones dès que j’en avais la chance et, à l’extérieur du bureau, je parlais toujours français.

On pourrait dire que j’ai atteint un bel équilibre. Avoir l’occasion de parler deux langues régulièrement m’a donné une solide appréciation de la valeur du bilinguisme.

Un nouveau poste a rendu le bilinguisme encore plus précieux à mes yeux

En 2015, j’ai accepté un poste dans la Région de l’Atlantique et j’ai déménagé à Halifax, une ville où l’on parle surtout l’anglais.

Tandis que je me familiarisais avec mes nouvelles fonctions, j’ai vite constaté que beaucoup de mes collègues avaient un véritable intérêt pour la langue et la culture françaises, même s’ils étaient trop timides pour s’adresser à moi en français. S’ils ne parlaient pas couramment français, ce n’était pas faute de désir d’apprendre. Ce qu’il leur manquait, c’était des occasions de s’exercer. Mon équipe et moi avons décidé de remédier à la situation.

Nous avons commencé par organiser, tous les mercredis, une activité qui donnait aux employés la chance de parler français ou anglais entre eux. Ensuite, nous avons lancé diverses autres activités de promotion du bilinguisme. Par exemple, avec la Région du Québec, nous avons créé un programme de jumelage linguistique pour aider les gens à améliorer leur français ou leur anglais. Nous avons aussi proposé des ressources qui permettaient de perfectionner sa langue seconde au quotidien.

Ces activités de collaboration ont eu pour effet de stimuler l’enthousiasme pour l’apprentissage d’une langue seconde.

Devenir bilingue, c’est avant tout découvrir une nouvelle culture

En s’exerçant à parler français et anglais entre eux, mes collègues ont appris à connaître la culture associée à l’autre langue. Ils ont commencé à échanger des idées et des opinions et à discuter de leurs expériences. La richesse des échanges entre mes collègues, dans ce milieu principalement anglophone qu’est Halifax, m’a donné une nouvelle appréciation de ce qu’on gagne quand on comprend non seulement la langue, mais aussi la culture d’autrui. Pour moi, c’est une évidence : découvrir une autre culture nous ouvre les yeux sur de nouvelles façons de penser et d’agir. Et c’est là, à mon avis, que réside la vraie valeur du bilinguisme!

J’aimerais connaître votre opinion. Comment le fait de parler plus d’une langue a-t-il enrichi votre vie? Exprimez-vous dans les commentaires.

Traduit par : Marc-André Descôteaux, Portail linguistique du Canada