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Devenir réviseur

Alethea Spiridon
Association canadienne des réviseurs
(L'Association canadienne des réviseurs a commencé à utiliser le nom Réviseurs Canada le 1er juillet 2015.)

2011-06-13

Le quotidien d'un réviseur est presque toujours ponctué d'expériences intéressantes, motivantes et des plus gratifiantes. Il s'agit de la carrière idéale pour quiconque a à cœur d'améliorer la qualité des communications écrites et possède les aptitudes nécessaires.

Les qualités d'un bon réviseur

On ne devient pas réviseur du jour au lendemain, même lorsqu'on détient un diplôme en rédaction et en révision professionnelles (voir l'encadré). De nombreuses qualités sont essentielles à l'exercice du métier de réviseur, mais trois sont particulièrement importantes : (1) la capacité d'avoir une vue d'ensemble et d'organiser les idées; (2) la volonté de remettre en question les hypothèses, les théories et les faits; (3) le goût d'apprendre (en ce qui concerne par exemple les styles d'écriture, les domaines, la technologie et les processus liés à l'édition).

Un réviseur devrait également posséder les habiletés suivantes :

  • Avoir une bonne oreille pour saisir le rythme et le ton d'un texte.
  • Connaître les règles de grammaire et d'écriture, ainsi qu'être capable de faire preuve de discernement dans leur application.
  • Être diplomate et avoir du tact, en particulier lorsqu'il s'agit de proposer des corrections et de faire des suggestions aux auteurs, qui peuvent se montrer susceptibles par rapport à leur travail.
  • Comprendre que c'est l'auteur, et non le réviseur, qui est la vedette. Les réviseurs doivent accepter d'être relégués au second plan, même s'ils ont l'impression d'être les décideurs.
  • Avoir un souci du détail exceptionnel.
  • Être capable de respecter les délais.
  • Être patient. Parfois, les réponses prennent du temps à trouver. Il faut parfois relire un texte en entier, parcourir des ouvrages de référence, discuter avec l'auteur ou même avec ses pairs. Un réviseur doit faire preuve de détermination pour trouver les réponses à ses questions.

Études et formation

Les réviseurs devraient en principe avoir un diplôme universitaire; ce niveau d'études est généralement la norme pour exercer ce métier. Le diplôme en langues et littérature est assez courant, mais certains réviseurs ont également des diplômes dans des disciplines comme l'histoire, les mathématiques, les sciences, la philosophie et les relations publiques. Les gens qui ont ce type de parcours révisent habituellement des textes de ces domaines spécialisés et la révision constitue souvent pour eux une deuxième carrière.

Beaucoup de réviseurs ont suivi des cours universitaires de 2e ou de 3e cycle et d'autres ont obtenu des maîtrises et des doctorats. Toutefois, ces diplômes ne garantissent pas une manne de travail à leur titulaire. L'important est surtout de détenir un grade de premier cycle dans une discipline quelconque, d'avoir fait un certificat d'études supérieures en rédaction et en révision, et de posséder suffisamment de passion et de volonté pour continuer d'apprendre et vouloir améliorer ses compétences tout au long de sa carrière. L'Association canadienne des réviseurs offre un programme d'agrément pour les réviseurs [en anglais seulement] qui traitent des documents en anglais.

Perspectives de carrière

Certains réviseurs sont employés par des maisons d'édition et c'est l'image que la plupart des gens se font du métier. Au Canada, le monde de l'édition est une petite industrie et les réviseurs canadiens œuvrent dans de nombreux secteurs : le gouvernement, les entreprises, l'enseignement et les divertissements. Ils travaillent sur des outils de communication comme des sites Web, des manuels scolaires, des livres, des magazines, des bulletins, des brochures et des rapports. En fait, pour tous les documents écrits qui sont précis, faciles à lire et accrocheurs, il y a probablement eu un réviseur qui a participé à leur réalisation.

Il existe deux sortes de réviseurs : les employés et les pigistes. Les employés sont des salariés et connaissent ainsi exactement leur salaire d'un mois à l'autre. Cette stabilité procure une paix d'esprit essentielle pour certains. Par ailleurs, leur travail est souvent prévisible et la nature des projets varie peu. En revanche, le travail à la pige (souvent exécuté à partir de la maison) offre au réviseur la liberté de travailler sur divers projets dans de nombreux domaines. Certaines personnes apprécient cette variété, même si les rentrées d'argent ne sont pas garanties et que le salaire varie.

Programmes de rédaction et de révision offerts au Canada

[En anglais seulement]

  • Book + Magazine Publishing Program, certificat d'études supérieures, Centennial College, Toronto, Ontario (un an, deux semestres).
  • Publishing program, certificat d'études permanentes, Université Simon Fraser, Vancouver, Colombie-Britannique (peut être suivi à temps partiel).
  • Creative Book Publishing, certificat d'études supérieures, Humber College, Toronto, Ontario (un semestre).
  • Publishing program, certificat d'études supérieures, Université Ryerson, Toronto, Ontario (formation à distance, à temps partiel).
  • The Master of Publishing (MPub) program, Canadian Centre for Studies in Publishing, Université Simon Fraser, Vancouver, Colombie-Britannique (16 mois à temps plein).

[En français seulement]

  • Diplôme de 2e cycle en édition, Université de Sherbrooke (30 crédits)
  • Baccalauréat en communication, rédaction et multimédia, Université de Sherbrooke (90 crédits)
  • Certificat en pratiques rédactionnelles, formation à distance, TÉLUQ, Université du Québec à Montréal (30 crédits)
  • Certificat en rédaction professionnelle, Université Laval, Québec (30 crédits)
  • Certificat en rédaction professionnelle, Collège universitaire Glendon (Université York), Toronto (environ 2 ans)
  • Certificat de rédaction, Université de Montréal (environ 30 crédits)