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Parler français n'a jamais été aussi payant!

Philippe Daoust
Fondation canadienne pour le dialogue des cultures

2013-11-18

Faire des affaires en français au Canada, ce n'est pas seulement payant pour le Québec et le Nouveau‑Brunswick où le bilinguisme est plus présent; c'est aussi plus lucratif pour les communautés linguistiques en situation minoritaire des autres provinces canadiennes. Une étude très sérieuse du Conference Board du Canada indique que la connaissance du français a permis d'accroître les échanges commerciaux entre les provinces et avec les autres pays de la francophonie.

L'étude nommée Le Canada, le bilinguisme et le commerce démontre que le bilinguisme entraîne d'importants avantages économiques pour l'ensemble des Canadiens.

C'est Pierre Elliot Trudeau qui serait content de mettre la main sur ce rapport! Le bilinguisme n'est plus seulement payant pour l'unité du pays, il permet maintenant de se remplir les poches.

Réalisée pour le Réseau de développement économique et d'employabilité Canada (RDÉE Canada) et la Corporation d'employabilité et de développement économique communautaire (CEDEC), avec l'appui financier d'Industrie Canada, l'étude sépare le pays en deux : le Canada bilingue (Québec et Nouveau‑Brunswick) et le Canada moins bilingue (les autres provinces).

On apprend que les échanges commerciaux du Canada bilingue avec les pays francophones sont supérieurs de 65 % à ceux qu'il a avec les pays non francophones.

Bien que les États‑Unis demeurent le principal partenaire commercial du Canada, le volume des échanges commerciaux du Canada avec les pays francophones a beaucoup augmenté ces dernières années. En effet, de 1992 à 2011, les échanges commerciaux avec les pays francophones se sont accrus de 7,1 % par année. C'est un peu plus que l'accroissement du volume des échanges commerciaux du Canada avec le monde entier, qui a atteint 6,8 % par année au cours de la même période. La connaissance d'une deuxième langue semble donc permettre la diversification des échanges.

Les autres provinces canadiennes, moins bilingues, devraient donc prendre exemple sur le Québec et le Nouveau‑Brunswick si elles veulent diversifier leur économie. C'est du moins ce que l'on peut comprendre du communiqué de presse diffusé pour dévoiler l'étude en question.

« La connaissance des deux langues officielles s'avère aussi une occasion d'augmenter les échanges commerciaux non seulement avec les pays de la francophonie mondiale, mais aussi au sein de la francophonie économique canadienne, mentionne Gilles Lanteigne, président du conseil d'administration du RDÉE Canada. Quand on sait que les provinces canadiennes, à l'exception du Nouveau‑Brunswick et du Québec, comptent un pourcentage de bilinguisme variant de 4,6 à 12,3 %, ajoute‑t‑il, il s'agit d'autant d'occasions pour les entrepreneurs de l'ensemble du pays d'augmenter leurs échanges commerciaux, de faire des affaires entre eux, tout comme le font déjà le Nouveau‑Brunswick et le Québec. »

Pour lire le communiqué de presse ou obtenir l'étude, rendez‑vous sur la page Web intitulée Le Canada, le bilinguisme et le commerce (www) Avis d'hyperliens français.