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Emprunts à l'anglais

Toutes les langues font des emprunts à d'autres langues. C'est ainsi qu'elles évoluent et s'enrichissent. Le français a emprunté à l'anglais et l'anglais a aussi pigé dans le vocabulaire du français.

Les contacts entre le français et l'anglais remontent au début du XIe siècle. Plusieurs mots ont été empruntés à l'ancien français, et ce, dès le début du XIIe siècle. Par exemple :

  • country (pays)
  • proud (fier)
  • tower (tour)
  • veil (voile)
  • leisure (loisir)
  • pattern (patron, au sens de « modèle »)
  • bacon

Emprunts justifiés

Un emprunt se justifie dans la mesure où les expressions ou mots empruntés n'existent pas dans la langue d'arrivée. On trouve plusieurs mots anglais bien implantés dans la langue française. Par exemple :

  • bifteck (francisé à partir de l'emprunt anglais beefsteak);
  • hot-dog et hamburger (intégrés tels quels dans notre langue).

Emprunts injustifiés ou anglicismes

Un emprunt à l'anglais qui viendrait concurrencer un mot qui existe déjà en français est déconseillé, car il n'est pas nécessaire.

Ainsi, évitez de dire burnout, car le terme épuisement professionnel existe en français pour désigner la même réalité.

Le terme scrapbooking, quant à lui, est un emprunt nécessaire à l'anglais, à défaut d'un autre mot pour désigner ce loisir consistant à créer des albums de photos personnalisés par l'ajout d'annotations et de menus objets décoratifs. Puisque scrapbooking est maintenant concurrencé par le néologisme collimage proposé par l'Office québécois de la langue française, il sera un réel anglicisme à éviter quand collimage fera officiellement son entrée dans les dictionnaires.

Signification du terme anglicisme en France

Il importe de préciser que le terme anglicisme n'a pas la même signification en France : il est synonyme d'emprunt à l'anglais et n'est pas péjoratif. Ainsi, la mention « anglicisme » devant un mot d'un dictionnaire français comme le Petit Robert ne doit pas être interprétée comme la marque d'un terme à éviter.

Toutefois, certains anglicismes attestés dans les dictionnaires européens ne sont pas recommandés au Canada. Globalisation en est un exemple. On préfère ici mondialisation.