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Onomatopées

Les onomatopées sont souvent associées au babil des enfants qui apprennent à parler. Ces mots peuvent donc nous sembler un peu simplets de prime abord. Pourtant, on ne peut ignorer l'importance des onomatopées en langue écrite, puisqu'elles servent à reproduire ou à imiter les bruits de la nature, des choses, des animaux, etc. Les onomatopées seraient même à l'origine du langage humain et elles existent dans toutes les cultures.

Fait intéressant : les onomatopées varient selon les langues, même si nous entendons tous les mêmes sons. Par exemple, voici comment le chant du coq est perçu à travers le monde :

  • En français : cocorico
  • En anglais : cock-a-doodle-doo
  • En allemand : kikerik
  • En italien : chicchirichi

Voici quelques exemples d'onomatopées courantes :

  • miaou (un chat)
  • ou bê (un mouton)
  • bzzz… (un vol d'insecte)
  • vroum (un moteur)
  • bang (une explosion)
  • dring (une sonnette)
  • toc ou toc-toc (un bruit, un choc)

En littérature, l'onomatopée devient une figure de style lorsqu'elle s'intègre à une unité lexicale. On retrouve des onomatopées dans les récits, les poèmes, etc.

  • Toc, toc! J'entends quelqu'un frapper à la porte.
  • Nous entendons le ding-dong de la sonnette.

Comme vous pouvez le constater, il est possible de s'amuser avec les mots. L'onomatopée permet de mettre de la vie dans nos textes.

Beaucoup de mots ont été créés à partir d'onomatopées. En voici quelques-uns :

Verbes et noms créés à partir d'onomatopées
Verbe Origine
caqueter dérivé de la racine kak– (cri de certains oiseaux)
chuchoter dérivé de la racine chu–, qui forme chut (bruit d’un murmure)
claquer dérivé de la racine klakk–, d’où clac (bruit court, sec et fort)
coasser dérivé de l’onomatopée grecque koax (cri de la grenouille)
froufrou construit à partir de l’onomatopée frou (bruit léger produit lorsqu’on frôle un tissu)
glouglouter dérivé de l’onomatopée glouglou (bruit d’un liquide qui s’écoule et, par analogie, le cri du dindon)
miauler dérivé de la racine miau–. Le cri du chat a d’abord été désigné par l’onomatopée miault, qui est devenue miaou.
tam-tam construit à partir d’une onomatopée empruntée au créole français de l’océan Indien (bruit rythmé et assourdissant)