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Le « l » euphonique

Quand mettre le « l » euphonique

Si les mots ou, et, , à qui, à quoi, qui, que, quoi, si et lorsque sont suivis du pronom on, il est recommandé de placer le « l » euphonique devant on.

Ainsi, l'on écrira :

  • Souriez et l'on vous sourira.
  • Ou l'on part ou l'on reste.
  • On va où l'on veut.
  • Devinez à qui l'on décernera le prix.

Emploi facultatif

L'emploi du « l » euphonique devant on n'est pas obligatoire. En cas de doute, on peut donc s'abstenir de l'utiliser sans faire d'erreur.

Quand ne pas mettre le « l » euphonique

On doit s'abstenir de mettre le « l » euphonique après dont (pour éviter dont l'on) et lorsque le mot qui suit commence par un « l ».

  • Les ouvrages de référence dont on parle. (Et non : Les ouvrages de référence dont l'on parle.)
  • Elle veut qu'on loue une voiture. (Et non : Elle veut que l'on loue une voiture.)

En début de phrase

L'emploi du « l » euphonique en début de phrase est vieilli. On évite les tournures comme :

  • L'on va où l'on veut. (Employez plutôt : On va où l'on veut.)

Quand le, la ou les sont COD

On ne met pas le « l » euphonique lorsque les pronoms personnels le, la ou les sont placés devant le verbe et agissent comme complément d’objet direct (COD).

  • On te le prêtera si on le trouve. (Et non : si l'on le trouve.)
  • Ce serait plus simple si on le lui disait. (Et non : si l'on le lui disait.)

Quand lui ou leur sont COI

On s'abstient aussi de faire précéder on d'un « l » euphonique lorsque les pronoms personnels lui ou leur sont placés devant le verbe et agissent comme complément d'objet indirect (COI).

  • Il sera fâché si on lui avoue la vérité. (Et non : si l'on lui avoue)
  • Lorsqu'on leur a annoncé la nouvelle, elles ont mal réagi. (Et non : Lorsque l'on leur a annoncé)

Allitération

La répétition des mêmes consonnes (et parfois des mêmes voyelles) dans plusieurs mots qui se suivent, comme dans : Si l'on le lui disait, s'appelle une allitération. Cette cacophonie choque l'oreille, et il est préférable d'éviter ce genre de tournure dans un texte. Quand on n'a pas le choix, il est plus acceptable de faire un hiatus, c'est-à-dire de juxtaposer deux voyelles phonétiques, qu'une allitération.

  • Le moment où on laisse tomber (où on : hiatus, préférable à l'allitération l'on laisse)
  • Il arrive que l'on constate l'erreur rapidement. (Et non : qu'on constate)